Poèmes
Soleil ?
Écrit par Nath   
21-04-2008
Avril… ne te découvre pas d’un fil. Il fait beau, certes. Mais les rayons du soleil sont encore timides. Maladroits. Un peu fébriles. Envie de soleil ? D’ailleurs ? De mer et d’alizés ?
 
 

Pour vous donner envie de plonger la tête la première dans une eau à 26°C l’hiver, 29°C l’été… Quelques plages de mon île lointaine et pas oubliée. La vie y est toujours lente et bercée par la nonchalance. Sauf peut-être en ce moment où les coupeurs de canne s’activent.
 
 

Marie la Galante, entre ciel et mer. Maria Galanda, entre peau chocolat et canne à sucre. Marie-Galante, entre gentillesse et mer turquoise.
 
 

Si l’envie vous prend, n’hésitez pas à venir y faire un tour. Les plages y sont presque désertes et la découverte des fonds marins à fleur d’eau y est recommandée. N’abusez pas trop du ti-punch qui tire à 59°C sur l’île ! Décollage facile mais atterrissage difficile parfois.
 
 

Bref, pour des envies de tranquillité et de dépaysement, suivez le guide !
 
 
 
Je m'édite
Écrit par Nath   
01-04-2008
Je médite
A pleurer à crier à tuer
Je m’évite
A raison dangereuse, folle alliée
De tes nuits
Tu me pépites
D’or au creux de tes doigts
Vite, à corps et à cris
Entre tes respirations saccadées
Je m’effrite
Si ton ombre
S’allonge sur mes fruits
Défendus, à lier
Mon âme à la tienne
Tout s’agite

Je ressuscite
Pour toi en moi entre nos bras
Tu m’abrites
Petite chrysalide
Au bord du suicide
Pas tout à fait tombée
Je me fais consteller
De tâches rousseur
Peau pâle
Visage d’opale
Soleil qui me suscite
Un brin de souffle volé
Déficit
Ma mémoire tombe à l’eau
Loin des bruissements de foule
 
 

Carmélite
En ma cellule, je deviens libellule
Attirée à tire d’ailes
Pour ce ciel, m’échapper
Ne pas me retourner
Et construire mon orbite
Belle réalité entre nos baisers
Nos bouches échangées
Nos mains consumées

Je t’aime 
 
Poésie, une dernière
Écrit par Nath   
07-03-2008
 
 
Contribution, toute petite, pépite, je m’agite pour ce printemps des poètes. Une dernière composition, éloge de l’autre, pour mon z’homme.

Ton silence m’appelle,

Ton silence m’appelle
Je me sens privée d’ailes
Toi, si loin
Moi, sans entrain
Mon cocon vacille sans ta voix
Ton absence gaspille mes joies

Ton silence m’endolorie
D’une amère mélodie
Toi, si loin
Moi, sans câlins
Le soleil brille plus bas
Lorsque me déshabille le désarroi

Ton silence est une épine
Qui me transperce l’échine
Toi, si loin
Moi, presque rien
Dans mon alcôve dissimulée
Je tresse des perles de toi séchées

Reviens sur tes pas
Calmer mes angoisses naissantes
J e m’anesthésie au trépas
Pauvre stèle abandonnée sans toi
L’écorce de mes nuits
Fanent sa sève dans l’oubli
Sans appétit
« Et plonge toute entière au gouffre de l’ennui » 
 
Poésie, encore !
Écrit par Nath   
06-03-2008
 
 
Ceux qui ont lu mes « inavouables » savent que je suis une blog addict. Et lors de mes petits voyages quotidiens, je suis restée nez à nez avec un très joli poème. Et là, vous vous demandez tous : mais chez qui s’est-elle rendue pour voir une telle merveille ?

La langue au chat ?

Chez Kiki, alias Christine Spadaccini !!! Une farandole de mots, de couleurs, de vent d’hiver et elle nous transporte à Vancouver. Je me permets de la citer, tant ses mots sont beaux :

Vancouver,
Arbres verts,
Temps couvert,
Tours de verre,
Ciel et mer
En hiver
 
Hi, honey !
 
Vancouver
Froid sévère
Elle me sert
Deux-trois verres
Stout amer
Qui libèrent
 
Je dis toute
Ma déroute,
De Beyrouth
A Nulle route,
Les soutes,
No more roots
 
Elle écoute,
Sans doute,
Met ses boots
Snow boots
Me sourit
Puis ajoute
 
Time, honey,
To get out ! 
 
Le printemps des poètes
Écrit par Nath   
05-03-2008
 
 
Du 3 au 16 mars seront lus et proposés poèmes à gogo. Enfin quelques jours entièrement consacrés à cet art devenu si désuet ! Dommage.

Poète dans l’âme je ne pouvais passer sur cet évènement. L’éloge de l’autre… voici le thème de cette année. Pour vous, donc, quelques mots d’amour dédiés à mon z’homme :

Ses mains

Délicates et puissantes,
Douces et rudes,
Elles se posent sur mon ventre,
Se reposent en mon antre
Puis s’oublient sans inquiétude.
Elles connaissent par cœur
Le chemin de mon âme,
Dessinent des volutes, Seigneur !
Je tremble d’émoi
Devant ces jeux de charme
Puis lentement, comme attirées,
Ses mains s’enfuient
En quête de vérité
Et d’absolus alibis.
Mon corps s’enfle de désir
Pour accueillir des plaisirs
Que seules ses douces extrémités
Savent me procurer…

Tendres et agitées
De toutes caresses amantes,
Ses mains se promènent au centre
De mes chemins abîmés
Pour tenter un soir,
De nourrir mes espoirs
Et tous les matins, enfin,
D’apaiser mes chagrins.
Je plie sous le poids
De ses soyeuses envies
Qui me recouvrent, corps aux abois,
Et qui me lient à lui.
Je lui souris,
Je lui dédie
Tous mes amours, toujours !

Ses mains,
Doux réceptacles de mes atours.
Ses mains,
Coupes d’or qui me soutiennent
Quand la vie se fond en torrents,
En abîmes glacés.
Ses mains,
Etoffes lisses qui m’habillent
De souvenirs  et de parfums
Surannés.
Tes mains,
Comme j’aime les baiser
Du bout des lèvres et toucher
La soie qu’elles renferment, bleutée. 
 
Et Toc !
Écrit par Nath   
07-02-2008
Et toc !
encore un mot de moi,
un mot en toc,
un mot en tic,
un mot de bric et de broc,
un mot antique et
complètement sinoque.

Pourtant des mots ad hoc,
des mots qui jamais ne débloquent.
Flic flac floc font mes mots
Qui ne sont pas des monoblocs
et ne tombent pas en loques.
Ils roulent des mécaniques
et forment un alambic !
 
 

Ces mots sont électrochocs,
ils nagent dans les lochs
puis il toquent à ma porte.
Mais ils sont chics.
Et même comiques.
Et toc !
Les voici loufoques,
puis les voilà provoque.
Toc, toc ! Ils cloquent !
Quel mic mac ! 
 
<< Début < Précédente 1 2 Suivante > Fin >>

Résultats 1 - 6 sur 11

[+]
  • Decrease font size
  • Default font size
  • Increase font size