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Vendredi, 21 Août 2009 08:04 |
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Sous mes eaux dort ma paresse. Ne rien faire. Le nez au vent, regarder les étoiles, sentir le vent, cueillir l’air du temps.
Sous mes eaux bouillonnent mes colères. Ires déferlantes qui défient mes Autres, gestes saccadés qui tranchent la poussière, le cœur à l’abandon de tant de haine à insuffler.
Sous mes eaux gît l’insondable mélancolie de mes nuits. Tristesse aux yeux qui sourient, peine aux larmes de sang, je suis paradoxe, désintox !
Sous mes eaux s’enfuient mes rêves, gênes d’ailleurs qui me taraudent. Sur le fil de l’ennui je navigue. Princesse d’une vie à guetter, chercher, fouiller, vouloir mais ne pas pouvoir.
Sous mes eaux s’éclabousse mon Amour pour Toi, pour Elles. Gerbes incandescentes, mains qui caresses, lèvres qui baisers tendres, passion qui entretien mon Feu sacré. De ces eaux-là, je m’enveloppe le plus souvent. Aurores mutines entre tes bras, crépuscules velours à ton corps qui me câline. J’entrevois mes ténèbres d’une toute petite lucarne, désincarne pour devenir mère et aimante. C’est un jeu de rôle qui me sied.

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