|
Jeudi, 05 Novembre 2009 14:49 |
|
Le mois de novembre à mes pieds, je foule ce tapis de feuilles fanées, je donne des coups de pieds aux douleurs, aux chagrins, aux couleurs de l’automne.
Le mois de novembre loin de l’été, mon cœur à l’envers sous les fleurs séchées, je crie l’injustice des sans papiers, des opprimés, des oubliés.
Le mois de novembre vient de germer, comme un bouton d’or dans les prés, mes mains froides et gercées serrent ta menotte dans la mienne. Libre sage et en équilibre, loin des dangers de la misère, je te protège d’un coup d’amour, un coup de je t’aime.
Le mois de novembre s’est égaré, flic floc, la pluie, la boue contaminée, de quelques âmes renvoyées, sous le sable et les bombes déchainées.
Le mois de novembre comme un fantôme déguisé, sous la brume et les identités, s’efface assassin, loin du pays qui est le mien.
Le mois de novembre empourpré, s’enveloppe de honte à mes côtés, pantin désabusé, poings liés par un homme aux idées d’inhumanité.

|
|
Vendredi, 21 Août 2009 08:04 |
|
Sous mes eaux dort ma paresse. Ne rien faire. Le nez au vent, regarder les étoiles, sentir le vent, cueillir l’air du temps.
Sous mes eaux bouillonnent mes colères. Ires déferlantes qui défient mes Autres, gestes saccadés qui tranchent la poussière, le cœur à l’abandon de tant de haine à insuffler.
Sous mes eaux gît l’insondable mélancolie de mes nuits. Tristesse aux yeux qui sourient, peine aux larmes de sang, je suis paradoxe, désintox !
Sous mes eaux s’enfuient mes rêves, gênes d’ailleurs qui me taraudent. Sur le fil de l’ennui je navigue. Princesse d’une vie à guetter, chercher, fouiller, vouloir mais ne pas pouvoir.
Sous mes eaux s’éclabousse mon Amour pour Toi, pour Elles. Gerbes incandescentes, mains qui caresses, lèvres qui baisers tendres, passion qui entretien mon Feu sacré. De ces eaux-là, je m’enveloppe le plus souvent. Aurores mutines entre tes bras, crépuscules velours à ton corps qui me câline. J’entrevois mes ténèbres d’une toute petite lucarne, désincarne pour devenir mère et aimante. C’est un jeu de rôle qui me sied.

|
|
Sous le manteau, la glace |
|
Jeudi, 06 Août 2009 07:46 |
|
Sous le vent, le soleil pâle, soulevant mes soucis. Je laisse les vagues à mon âme, ressac douloureux, vaguement Toi.
Sous les flots désertés, moi navire détrempé. L’ample océan m’attire. Lentement je m’inspire, m’aspire, néant. La mémoire avalée. Médicament au goût piquant. Racines d’althaea.
Flocon de brume, j’ondoye sous Ta plume. Mouette transparente transportée par les cyclones. Ci-gît clone de moi-même, je suis balivernes ; j’hiberne.
Sous le vent, manteau trop chaud, soulevant mes glaces. La mer à mes pieds, agitée, résignée. Me voici ô gué ! Vive la rose.

|
|
Mercredi, 03 Juin 2009 10:42 |
Dé-tisse ma vieAvec délice Je tisse, tu te calice à ma peau Si douce Si chaud Dé-tisse ce lienDe tes doigts point par point Tu défaits ce besoin De toi De moi Dé-tisse jusqu’à l'asphixieNos envies De cajolerie Malice Nos corps se vicent Re-tisse ma vieAvec délice Je m’antéchriste Sans larme triste Si douce Si beau Re-tisse ce lienDe tes doigts suis le méridien Qui vogue et se souvient De nos ébats Blablabla Sur ce lit si froid Magie du marbre Veines bleu nuit Mon vague à l’âme S’enracine en sanscrit Supplice des lys La lie de l’infini Je suis l’immortelle ennui Comme le lierre je me tisse |
|
Lundi, 25 Mai 2009 10:57 |
|

Ta vie qui s’effrite Rêves ammonite La tête à l’envers Les pieds ver de terre
Ton ennui se parasite Dans les étoiles, pshitt ! Nage en plein désert Manteau de froid polaire
Ta vie qui s’irrite Roses aux épines morsure, un mythe ! Peinture sous dissolvant Tes humeurs au bout du gant
Ton ennui ressuscite Un songe de fuite Silence assourdissant Tu t’en vas blêmissant
|
|
Vendredi, 22 Mai 2009 07:39 |
|
Une journée sans Toi. C’est marcher dans le noir. Les mains qui longent les murs. A l’aveugle. Une journée sans Toi. C’est un sourire colin-maillard. Les yeux soulignés de deuil. Une journée sans Toi. C’est un soleil sans espoir. Un ciel gris en trompe-l’œil.
Une journée avec Toi. C’est le monde qui chancelle. Tire d’aile. Goût de miel. Une journée avec Toi. C’est chanter une ritournelle. M’envoler et toucher Raphaël. Une journée avec Toi. C’est quelques notes sur un Pleyel. Un rêve d’immortel.

|
|
|