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Juste comme ça
tricot de mot
Dimanche, 30 Novembre 2008 15:08
Me voici, moi aussi, taguée pour la première fois. Taguée par qui ? Où ça ? Par un "Tricot de mots". Une histoire écrite à mille mains. Un relais. Merci à Azur !
 
Le voyage à débuté ici Sicotin, est passé par Gre, puis par Ktl, et par la La Môme Poison, encore ici, liliba, avec la participation de Servanne, et le voila chez moi.
 
Quelques consignes données par la créatrice, Sicotin
Afin que l’histoire reste cohérente, merci de respecter les consignes qui suivent, données par Sicotin  :

-L’histoire sera relayée par une personne à la fois. J’ai conscience que cela est dommage mais je n’ai pas trouvé d’autre solution pour éviter l’éparpillement.

-La phrase pourra être très courte (une interjection par exemple) et n’excèdera pas plus de 3 phrases au maximum. Pour assurer une certaine cohérence, il faudra que ces phrases respectent le fil de ce qui a été précédemment écrit. C’est contraignant mais sans ça, cela risque de partir dans tous les sens et de nuire à la compréhension de l’ensemble.
-Il est bien entendu possible de décliner l’invitation. Je comprends tout à fait que l'on n'ait pas l'envie ou le temps d'y participer. Dans ce cas merci de prévenir la personne qui vous a désigné(e) ou d'en choisir une autre pour qu’elle prenne la relève à votre place.
 
Il était près de neuf heures lorsque Henri se gara sur le parking de la supérette d’Etretat.
Une fois le contact coupé, il resta encore un peu dans sa voiture, le temps que la chanson qui se jouait à la radio et qui le mettait de si joyeuse humeur se termine. Puis hop, dans un élan, il sortit.
Ses talons claquèrent en un bruit sec sur le macadam défoncé. Il huma l'air, s'emplit les poumons. Plus haut les mouettes riaient déjà. Il n'eut pas un regard pour les quelques clients qui attendaient l'ouverture du magasin accoudés à leurs caddies. Il se dirigea d'un pas guilleret vers l'arrière du bâtiment, dépassa un tas de palettes et entreprit de traverser le terrain vague...
Bien qu'il ait eu du mal à prendre sa décision, il était maintenant très heureux, soulagé, même, et ne pensait plus qu'à cette mission qu'il s'était fixé, espérant de tout cœur que les résultats seraient à la hauteur de son attente. Il arriva bientôt à l'extrémité du village, et s'arrêta un instant, émerveillé comme à chaque fois par la vision de la mer et du paysage grandiose qui s'étendait face à lui.
" Alors, oubliant une seconde qu'il était attendu à neuf heures et huit battements de cœur précisément ! Une phrase de son ami Robert Sabatier lui monta à la gorge :
" Si je pouvais écrire avec des algues,
toute la mer tiendrait dans un seul mot " ...
Son regard fixait la mer. S'accordant un peu de temps, son esprit se reposait au creux des vagues. Il ne voulait rien précipiter. Mais les minutes s'écoulaient. Il salua la mer et s'en alla au rythme du vent.
 
Quand tout à coup, au détour d’une pensée, il se retrouva les quatre fers en l’air ! Choc aussi violent qu’inattendu. Mille couleurs se précipitaient dans ses yeux.
 
 
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il y a longtemps, Marie-Galante
Vendredi, 21 Novembre 2008 10:07
Le sommeil de plomb. Le réveil câlin dans ses bras. Le ciel perle de pluie. Bulle grise qui se répand tout autour. Flic flac floc. La terre se gorge de liquide. L’air se fait humide. Je me fais timide. L’âme à la dérive. Le cœur empierré de solitude. Face à ce clavier je me noie.

Envie d’ailleurs et de soleil. De chaleur et de merveilles. Les plages de Marie-Galante m’appellent. Sous le vent me bercer. Sous l’eau m’allonger. Soulevant forces et marées je me sclérose d’ennui.

Revoir ces champs de canne à perte de vue. Ces charrettes débordant de sucre en devenir. Ces peaux brillantes de soleil. Ce créole aux accents qui chantent. Ces parfums de colombo. Ces rivages calmes frangés de palmes émeraude. Ce gouffre à la Grande Gueule. Cette Caille Plate. Ce moulin de Bézard. Ces distilleries qui saoulent. Ces couleurs. Ces maisons de fer et de bois. Cette Habitation Murat. Ces plages Canot et Moustique, mes préférées.
 
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Tous ces petits riens qui ont fait ma vie. Tous ces lieux que j’ai détesté à en périr. Toute cette envie de fuir cette île minuscule et si attirante. Paradoxes. Si loin si proche.

Quand te reverrais-je ?
 
 
Pénélope et son beau sapin
Mardi, 18 Novembre 2008 09:02
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Non, ce n’est pas le titre d’un roman. Ni d’un film. Ni d’une histoire vraie. C’est beaucoup plus simple que ça.

Pénélope Joli-Cœur, vous connaissez ? Une charmante illustratrice et auteure d’un blog vraiment sympa. Pour Noël, elle a eu une idée du tonnerre ! Donner des cadeaux aux enfants défavorisés. Belle initiative n’est-ce pas ?

Pour cela, il suffit d’aller sur ce site. C’est tout. Pas plus simple n’est-ce pas ? Elle vous explique tout par un dessin ! Des visites, des visites et encore des visites. Voici le principe.

Je ne me transforme que très rarement en panneau publicitaire mais la cause est juste. Surtout en ces temps difficiles. Alors… faites un tour sur le beau sapin de Pénélope.
 
Chute
Mercredi, 12 Novembre 2008 09:48
Mary Dollinger relate-là une mésaventure toute cabossée. Loin de moi l’idée d’en rire mais… il m’est arrivée plus ou moins la même chose. Alors je m’octroie l’envie d’écrire ici ma chute et aussi d’en rire.

Un soir de lune morte. L’escalier en bois qui tourne. Vieille bicoque qui ronfle la nuit. Ça craque. Ça siffle un peu. Ça chien trop petit et qu’il faut sortir dans l’ombre sous peine d’affreux pipi dans la chambre. Comme elle, un œil puis deux et me voilà presque au bas du criminel incriminé. Le chien dans mes bras. Trop petit toutou pour descendre lourdes marches. Trop de noir et oops ! Les trois dernières marches sont... pouf ! Fesses sur carrelage froid. Cri qui s’épanche. Je ne peux contenir ma douleur. Je serre les dents, me relève avec le toutou. Toujours. Dans mes bras et bien serré contre chemise de nuit. Je me retourne.

Les trois dernières marches. Je pourrais écrire un roman là-dessus. Croyez-vous ? Non ! Les trois dernières marches, donc. Voilà pourquoi mes fesses sont ecchymose aujourd’hui encore. Il est passé du jaune au noir, très vite. Une large tache. Un pamplemousse. Un pic une péninsule. Ah non, je m’égare. Une large tache et une douleur immense. Je m’en souviens encore. Derniers jours d’août pourtant…
 
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M’assoir est un vrai supplice, aujourd’hui encore. Confirmation doctorale : cassé. Coccyx cassé. Entre 3 et 6 mois de réparations à domicile… ouille ouille ouille.

En lisant le mot de Mary, j’ai souri. Bêtement.  Elle a dévalé l’escalier, s’est fait plus de mal que de bien mais tout va bien. Je lui souhaite bon arnica. Pour ma part… Si vous avez des remèdes. Grand-mères ou autre… je suis preneuse. Ne souriez pas trop, ça fait mal !
 
 
Promesse
Mardi, 11 Novembre 2008 01:00
Ma vie s’étire comme une pelote de laine. Une maille qui se perd. Un fil qui serpente. Une couleur et un jeu de lumière. Repliée sur mon cœur perdu, j’apprends la vie. Parfois. Au creux de tes rêves et de mes songes.

Feu follet il y a quelques années, je me fais bulle d’effroi. Peur de tout et de rien. Emmurée dans ma maison de granit, je fuis le soleil et le souffle de mes voisins. Lorsque je mets le museau dehors, je me fonds asphalte et végétaux. Comme une ombre je me faufile. Fantôme laineux. Drapée de noir et de défenses sombres, je ne sourie qu’à mes proches. Dame au visage non fardée, je laisse le vent caresser mes joues pâles. Ma peau se fait neige.
 
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Redresser enfin la tête. Regarder devant moi. Planter mon regard sur les autres. Résister encore un peu. Puis me dire qu’il est temps. De sortir. De sourire. De vivre. Pour Moi. Pour Lui. Pour Elles. Oublier la maman ténébreuse et parcourir de nouvelles routes laiteuses. M’albâtre de tout. M’envelopper de duvet chaud pour vous aimer. Redevenir boule de vie.

Nue devant Toi. Tu devines mes craintes toutes en courbes. Ta tendresse m’étreint d’espoir. Essayer. Je te promets.
 
Italie, le retour
Lundi, 27 Octobre 2008 12:42
Me voici de retour parmi vous. Quinze longs jours de sérénité au bord du Chianti et de la mer Toscane. Entre oliviers et vignes aux couleurs de feu, je me suis sentie renouvelée. Un écrin de calme et de chaleur entourée des miens.

Bientôt le récit. Les photographies. Les impressions et les lieux visités. Au fur et à mesure je tisserai pour vous mes aventures italiennes. Avec délices je retracerai mon parcours pour vous faire goûter à la dolce vita.

A très vite, laissez-vous encore un peu de temps pour vous concocter de jolis billets aux accents chantant.
 
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