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Samedi, 02 Janvier 2010 16:58 |
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Comme annoncé... Comme pensé... Comme sur mon chemin tracé...
Un nouveau blog pour moi. Un peu différent. Un peu moi. Un peu toi.
Pour m'y retrouver, écrivez-moi ! Je vous enverrai avec plaisir mon nouveau lien.
A bientôt.
Je laisse ce blog, non pas à l'abandon, mais comme une oeuvre un peu oubliée avec les années. Quelques toiles d'araignée ici et là, des mots doux, des chants, des poèmes, des images.
Merci d'avoir été de fidèles lecteurs, j'espère vous retrouver très vite.
Nath |
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Mercredi, 21 Octobre 2009 13:49 |
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Plus l’envie. Plus le rythme. Plus d’avis. Sur rien, sur tout. Comme une rivière à sec, mes galets s’entrechoquent sans aucun son. Muets. Perdus dans un bois sans fin.
Pause forcée. Besoin d’ailleurs.
Tes soucis tissent soie autour de mon coeur. Te regarder t’épuiser me ronge. Etre là, pour toi, encore et encore. T’attacher à mon âme et oublier le monde. Resserrer notre cocon. Home sweet home.
Un autre espace pour m’exprimer, peut-être. Anonyme un peu plus. J’y pense…
Je vous laisse, pour combien de temps ?

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Mercredi, 30 Septembre 2009 08:55 |
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Retrouver la lumière. Suivre le chemin vers cette étincelle perdue. Au fil des jours, au fil des nuits.
Oublier le brouillard, épais, qui tapisse les heures. Ces insomnies fadent qui rongent mon âme sous la couette.
Demain est un autre toujours. Avec toi. Main dans la main. On se manque, on s’e-mail, on s’aimante, on s’aime.
Mais mes mots sont nus et froids. Ils ne s’alignent plus aussi bien ni aussi miens. Ils sont muets, lourds, inutiles et sourds. Ce blog me laisse éloignée de vous. A quoi sert-il ? Je ne reconnais plus trop son côté "je m’épanche". Je le voudrai anonyme, caché sous la cendre de mon âme. Je m’interroge un peu, beaucoup, vainement.
Puisque mes sentiments ne coulent plus…
Je ne sais pas.

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Mercredi, 23 Septembre 2009 09:42 |
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Hier matin, enveloppée de brume, j’ai foulé la mousse et les feuilles mortes. Hier matin, alors que le soleil pointait son museau entre les pins, j’ai aperçu… 2 biches ! Elles me regardaient, méfiantes. L’une est parti, bondissant à vive allure. L’autre est restée. Ses yeux dans les miens. Une minute. Une minute de bonheur. C’est la première fois qu’au détour de ma campagne, je croise ce doux regard. C’est impressionnant.

Hier matin, de la nuit encore dans les yeux, j’ai pris quelques photos. Un peu timide, un peu craintive, un peu naïve. Cela faisait si longtemps ! Mon appareil est mon ami. Mais il me faut l’apprivoiser. Certains jour, il se fait absent et je pense à lui comme une vieille connaissance à qui je ne rendrais pas respect. Il me manque aussi. Mais je n’ose l’approcher. Hier matin, mes doigts ont aimé son contact. Mon œil s’est glissé sur le viseur froid. J’ai apprécié le paysage. L’automne naissant, les feuilles mortes et les toiles d’araignées sous les rais de lumière.

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Mercredi, 16 Septembre 2009 10:06 |
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Ce matin, le brouillard s’est écoulé à mes pieds. Nappe automnale sur ma peau nue. Frisson. La laine recouvre désormais mon dos. Je me protège de ces matins au cœur glace.
L’été est en fuite. Fugue de Bach, il reviendra au prochain rythme des saisons.

Les sous bois se font cuivrés, la noix sort de sa coquille et les écoliers traînent leurs pieds. Flaques d’eau et choco BN. J’aime !

C’est l’âme claustrale qui m’étreint. Cocon de feu, bientôt. Mon fil se tricote en après-midis sereins. Il est temps de penser à l’hiver. Cette trop longue attente polaire. Sanctuaire. |
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Lundi, 14 Septembre 2009 16:10 |
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Le froid se délave dans ma campagne. Ce matin, l’air s’épave sur mes pensées, libres. Une insomnie ensoleillée, Marie-Galante dans mes songes. L’eau transparente, les nuages épris d’alizés, les champs de canne à perte de vue.
Deux mois, tout pile !
Vous revoir, mes amis. Colibris et douceur de vivre. Plonger dans l’onde et nager, poisson sans nageoires. Légère. T’apprendre à flotter, planche sur le dos. Rire, s’épanouir, sans entraves ni larmes. Loin des peines. Te serrer contre moi, corps lisse et humide. Baiser d’amoureux, baiser de maman aussi.

Te raconter ton enfance sous les cocotiers. Tes crocs dans la peau juteuse de la goyave. Sans même l’éplucher, tu mordais à plein plaisir. Les citrons verts, tu croquais aussi ! Les bananes, ton pécher mignon, les mains poisseuses et le sourire aux lèvres pâteuses. Les mangues vertes ou mûres, les avocats qui tombaient un à un, chaque matin, dans notre jardin.

Te raconter tes premiers pas. Ton amour de l’eau et des flots. Ton rire cristallin et tes chapeaux. Tes yeux couleur Océan.
Te raconter ta sœur et ses amies. Le défilé Carnaval et son créole d’enfant. Sa peur des araignées et sa préférence pour l’Anse Canot. Sa plongée sous marine entre coraux et poissons lune. Les oursins et les lambis. Ses cheveux de miel que les autres fillettes tressaient avec envie.

Te raconter la couleur de tes cheveux, qui étincelait au soleil brûlant, tes boucles sauvages et ta peau, mangée par des baisers aimés. Nue ou presque, tes pieds dans l’herbe à éviter les scolopendres. Noirs. Poison. Tes mains coquines à attraper les cocolos. Oops, spirale Zan, c’est amusant ! L’huile d’amande douce et la citronnelle pour t’éviter la piqure mordante des moustiques.

Te raconter notre Cooky, mort au rat, pelage noir luisant et tendresse infinie. Ses dernières heures à nous supplier du regard, nos dernières minutes à le consoler, une dernière fois. Ses courses folles sur le sable, ses plongeons dans les vagues pour une coco à attraper, dépecer et manger ! Te raconter Diam’s, couleur fauve et yeux Cléopâtre. Ils étaient unis. Six beaux bébés. Des peluches. Chez nos amis, désormais.

Te raconter Milka. Tout bébé, sous les palmiers et le sable doré. Voyage Gwada pour la ramener au creux de notre home sweet home. L’aimer. Lui offrir une vie. Yeux de biche et couleur vanille.

Te raconter ta vie d’avant. Zéro à trois ans. Belles à croquer. |
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