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7ème Art
Accro aux séries
Dimanche, 03 Février 2008 20:00
Oui, je vous le confesse tout de go, je suis accro aux séries. Chacun son point faible, n’est-ce pas ? Mais je suis critique, toujours. Alors je fais le tri. Exit les comédies gnan-gnan, les horreurs gratuites et autres points de divergences. Je succombe mais avec brio ! Et toujours en VO, comme les films ! J’en fais trop ? Bon, tant pis. Je fais c’que j’veux c’est mon blog, na !

Parfois un épisode, ou deux, souvent un DVD entier, la soirée à regarder et à s’imprégner de l’intrigue… Ils sont trop forts ces scénaristes, toujours en grève, d’ailleurs.
 
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Des heures à passer en compagnie de la Famille Fisher, entrepreneurs de pompes funèbres. Un couple gay, un autre accro à la fumette, une sœur originale et une mère un peu à côté de la plaque parfois. Six Feet Under, série dramatique et drôle, une vision de la mort un peu décalée. Une pure merveille.
 
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Je m’amourache de Dexter, tueur en série avec une morale irréprochable car il ne tue que ceux qui le méritent… Le même acteur joue dans Six Feet Under. Michael C. Hall. Série qui vaut le déplacement à condition d’aimer les experts en tâches de sang !
 
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Je peste devant les 4400 car je voudrais avoir certains de leurs pouvoirs. La vie est injuste parfois.
 
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Je suis toute « émulsionnée » (comprendre émotionnée) devant Heroes car ils sont tous un peu fous et j’aime ça.
 
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Je suis en extase devant le Docteur Christian Troy qui découpe à tout va, se roule dans la poudre parfois et fais de belles parties de galipettes. Il est humain, accumule les défauts et est sooooooooooooooooooooooooooo Beau ! Son amitié d’avec le Docteur Mc Namara est sans faille malgré quelques disputes et sa plastique est de rêve. Nip Tuck c’est chouette mais faut pas avoir peur du sang ni des coupes sous cutanées.
 
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Je vie au même rythme que Jack Bauer quand il se prend pour le sauveur du monde. Bon, après la 4ème saison, j’avoue être un peu déçue par 24h mais bon… le beau Jack a des atouts que l’on ne refuse pas.
 
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J’aime beaucoup les rescapés de Lost. On se croirait sur mon île ! Enfin sur mon ancienne île 
 
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Je suis raide-dingue de The West Wing, les tribulations d’un Martin Sheen à la tête des Etats Unis, président toujours. A la Maison Blanche est le titre français.
 
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J’ai adoré les chaussures, les tailleurs, les conversations sex et sexy de mes copines de Sex and the City. C’est nerveux, drôle et aucunement mièvre. Ces 4 New Yorkaises sont un remède contre la dépression. A condition de ne pas être célibataire.
 
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J’ai aimé Band of Brothers. Seconde guerre mondiale, produit par Spielberg.
 
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Je craque, c’est le cas de le dire, sur Weeds et son immoralité totale. Mère veuve, deux enfants et la vente de petits sachets d’herbe pour survivre… grinçant et jubilatoire.
  
Je crois n’avoir rien oublié mais il se peut… si vous avez des suggestions, je suis toujours partante ! 
 
Uzak
Jeudi, 31 Janvier 2008 20:00
Nom du réalisateur : Nuri Bilge Ceylan
Année : 2002

L’histoire : Istanbul. Deux hommes, un seul appartement, une petite souris et une femme. Dans les rues étroites d’Istanbul, Turquie, un photographe partage son modeste logement avec son cousin venu de la campagne pour trouver un meilleur travail. Geste de pure gentillesse ou ? Mais le photographe voit l'écart entre sa vie et ses idéaux grandir au jour le jour et commence alors une introspection solitaire. Déambulations sous la neige au travers une ville à l’ambiance particulière. Un coup de cœur. De l’émotion. Quelques rires parfois pour ces jeunes gens si décalés de notre monde.
 
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Ce film est un régal. Pour les yeux, pour les sens, pour le cœur. Doublement primé en 2003 au festival de Cannes, il rapporte gloire et fierté à son réalisateur (qui est également le scénariste, le producteur, le directeur de la photographie et le monteur) : le Grand Prix et le Prix d'interprétation masculine ex aequo pour ses comédiens Muzaffer Özdemir et Mehmet Emin Toprak. Malheureusement ce dernier ne verra jamais la Croisette car il décède en décembre 2002.

Mon z’homme et moi avons été saisi d’un tel choc en regardant ce film que nous sommes partis en février affronter Bysance et son Bosphore. La magie était au rendez-vous, l’ambiance du film également puis que nous sommes arrivés sous la neige. Une féérie. Sincèrement. Des flocons sur ces façades de toutes les couleurs, Sainte Sophie et Topkapi sous un manteau de froid et des plats chauds au yaourt pour nous réchauffer. De longues promenades sous l’hiver piquant, le long de ce fleuve-cargo impressionnant. Funny, le dimanche suivant, il faisait beau et la foule se pressait le long des berges pour griller saucisses et mouton. Barbecues installés ça et là entre vieux et marmots.
 
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Mais je m’égare…

Un film à la photographie impeccable (et vous savez que c’est mon dada !), aux personnages attachants et emmitouflés, aux ruelles sombres et blanches. Pour vous faire une idée, voici le site officiel : http://www.nuribilgeceylan.com/.
 
Battle Royale
Jeudi, 17 Janvier 2008 20:00
Nom du réalisateur : Kinji Fukasaku
Année : 2001
Le réalisateur, mort en 2003, est très critique envers son pays. Le public japonais ne comprend pas bien ses films mais son dernier, Battle Royale, fut un succès.

L’histoire : une classe de 3ème est prise en otage, cloîtrée sur une île et surveillée par des militaires pour endiguer un flot de protestation qui surfe sur les jeunes. Leur mission sur l’île : s’entretuer. Chacun recevra une arme (une lampe, une grenade, un pistolet c’est le hasard) et le dernier survivant gagnera. Bienvenue dans un monde où l’esprit est sain !
 
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L’un des films culte de Quentin Tarantino. On comprend vite pourquoi. Ce film est d’une violence extrême : des images et des combats psychologiques. C’est immonde et rondement bien mené. Une montée en puissance d’entrée de jeu, des élèves apeurés mais bien vite ouverts à la réalité glauque de l’île et de son univers meurtrier. Les ennemis s’éliminent rapidement, les amis ensuite. On les aide puis on les tue, c’est la loi. Il ne doit en rester qu’un. La vie de l’île s’organise autour d’une sirène, rythmant les allées et venues des ados.

Je suis un peu téméraire de vous présenter ce « coup de cœur »-là qui n’est pas le plus facile. Les nerfs doivent être bien accrochés, on a envie de balayer toute cette violence d’un revers de la main. Mais j’ai tenu bon. Et je n’ai pas été déçue. Pour ceux que la violence ne rebute pas, plongez dans cet univers particulier. Comme Tatantino ou John Woo, peut-être l’apprécierez-vous ? 
 
Le 7ème Art
Jeudi, 10 Janvier 2008 20:00
Voilà. Il est temps pour moi d’offrir une nouvelle rubrique à ce blog. Elle s’intitulera : 7ème Art. Parce que je suis une vraie passionnée du cinéma. Des images, des acteurs, des réalisateurs, de la photo, des sentiments, des émotions, des lignes et des courbes, du jeu, des couleurs, des costumes. Bref, vous l’aurez compris, j’aime profondément ce 7ème Art qui nous offre tout à la fois.
 
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Exigeante. Très. Beaucoup. A la folie. Quand il s’agit de choisir un film, de n’est jamais au hasard. Il faut m’attirer, me courtiser, m’apprivoiser. Ce peut être un titre, un nom, une affiche, un synopsis, peut importe.

Je suis tombée dans le cinéma toute petite. Aidée et guidée par mes parents qui fréquentaient, en leur temps, la cinémathèque assidument. J’ai appris à aimer, déchiffrer, comprendre et ressentir. Avant d’avoir mes deux filles, je m’enfermais dans les salles obscures régulièrement, pour ne pas dire souvent. Cela pouvait être 3 films le samedi et autant le dimanche avec 1 ou 2 films durant la semaine. Je courrais les grandes productions comme les festivals recherchés de l’Action Christine, de la Pagode, du Max Linder ou… Un coup de métro, de moto et j’étais sur les lieux du plaisir.
 
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Depuis mes grossesses, le rythme a un peu baissé. Surtout depuis que ma petite dernière est arrivée. 1 fois en 3 ans !!! C’est peu, trop peu voire affligeant. J’ai donc pallié à mon manque de pellicule avec les DVD, Canal +… Il faut faire des choix dans la vie. Et puis, souvenez-vous, j’étais « enfermée » sur une île où un seul cinéma sévissait et la programmation laissait à désirer ainsi que les sièges.
 
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Le mal est moindre, le frisson plus le même. MAIS. Parce qu’il y a un mais. Si je ne connais plus l’ambiance des salles obscures, du son THX et des bandes annonces, j’ai en outre oublié bien volontiers les popcorns qui grincent, les coups de pied dans le dos et les sonneries des portables qui couinent. Et surtout, fait non négligeable, même avec une année de retard, je vois les films qui me plaisent. Qui me font frissonner. Qui me transportent loin dans un univers particulier à l’auteur et ça, c’est magique. Je suis bon public, j’ai une petite (ou grosse) larme facile, un éclat de rire tonitruant ou la rage au ventre. Je participe, même vautrée sur mon canapé préféré au creux des bras de mon z’homme, qui par chance, partage la même passion.
 
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Tous ces mots pour dire que désormais, je vous parlerai d’un de mes « coup de cœur » cinématographique. Ne vous attendez pas à voir ici une critique du dernier né des studios Warner, MGM ou que sais-je encore. Non. Un coup de cœur, un vrai, d’un film ancien ou plus ancien encore qui m’a plu, dérangée ou fait rire aux larmes.
 
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N’hésitez surtout pas à me dire si vous connaissez ce film, s’il vous a laissé indifférent ou au contraire. Prochain article donc, bientôt… 
 
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