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Écrit par Nath
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26-09-2007 |
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Il se coula dans un bain pour réchauffer sa pauvre carcasse. Le choc fut électrique. Dynamite. Apocalyptique. Sur son corps froid et décharné, la vapeur s’étirait en volutes. Spectacle spectral. Jeux d’ombres et de mystères. Les yeux, presque révulsés à ce contact si brûlant, semblaient sortir de leurs orbites. Ternes et vides. Comme le reste de l’âme : livides.
Peu à peu, le brouillard bienfaisant l’enveloppait. Les muscles se détendaient. Les doigts plongeaient au cœur de l’onde pour s’y abandonner. La douceur naissait de ce cadavre qui prenait vie. Même son esprit flottait sur une masse floconneuse. Agréable.
Douces prairies s’étendaient en ses souvenirs éteints. Caresses de femmes aux désirs chauds et mouillés. Festins de volailles brunes. Coupes de vin français. Orgies. Des lys (ô délices !) lui effleuraient le dos. De petits nuages blancs, dociles, s’éparpillaient au dessus de sa tête. Supplice audacieux. L’Eden lui offrait son sein.
C’est ce moment, que la petite fille choisit pour entrer. Les yeux clos, il resta silencieux. Sans bruit, elle glissait sur le sol mouillé de brume. Ses longs cheveux blonds laissaient d’épaisses traces. Comme des pinceaux. Oripeaux. Presque défaits, sans peau. Son corps gracile jouait avec la vapeur. Cache-cache. Ses mains fendaient l’air vicié de la pièce.
Il sentit son cou se serrer. Le souffle lui manquer. La vérité ! Les yeux grands ouverts, il observait cette créature diaphane et mortelle lui ôter la vie. Un dernier regard, une pensée futile et ce fut le noir. Absolu.
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