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Écrit par Nath
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13-12-2007 |
Chassé croisé. Encagée c’est mieux ainsi. Derrière les barreaux je m’isocèle de vous. Toi, moi, nous. Prison d’acier, c’est assez. Je ne peux respirer. Univers glacé. C’est glamour. Robe à fleur et lacets dans le dos. Menottes aux poignets. Enlacée. Entravée. Amputée de vous. Les yeux rivés sur les clous. Je m’enfonce tout en dessous. Rais de lumière : clair obscur je n’y vois goutte. Goutte à goutte mon sang qui coule. S’écoule et roucoule. Acier contre mes lèvres. Je suis anesthésiée de vous.
Je crie. O rage ! Orage de mon corps. Anticorps, geôle aux lueurs d’abandon. La nuit caresse mon infinie beauté. Escarcelle de braise au fond de mon regard qui parcourt ce mitard. Il est tard. Lune apostrophée mais vite oubliée. Dents pointues. Ivoire qui s’ignore. La langue aux arrêts je hurle de désespoir. Je perce la nuit. Glaive qui déchire. Ire qui s’enivre. Loup garou. Empoisonnée de l’intérieur. Mes veines s’enflent de toi, moi, nous. Étincelle de malheur je ne suis plus qu’une ombre.
Mais déjà le matin se lève. Aurore clémente. Aube livide, je m’impie devant vous. Affaissée au sol je bois la lie qui me renie. Lasse de mes désespoirs murmurés, Artémis m’abolie pour la prochaine haine. Pleine de toi, de moi, de nous. Louanges mortelles, pour dépouille si belle. Je m’oublie, ainsi va ma poésie.
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Bonjour Nath !