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Écrit par Nath
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15-03-2008 |
Réveillée au petit matin. Quatre heures. La nuit se meurt doucement. Tourne en rond. Côté fatigue. Côté réveil. Agitée. Petit enfant, grand évènement. Je me coule contre lui. Tiédeur câline. L’I-phone carillonne. Il est temps. Dernière paresse. Puis la journée amorce sa course : enfants, chien, petit déjeuner.
Je me TGV enfin. Assise inconnue entre tous ces gens. Je m’étourdie de bruit. Instant rare pour ours qui préfère tanière. Isoloir. Petit sac à dos, livres, moleskine. Je plonge plume la première dans les mots. Voilà… l’épopée Salon du Livre commence. Deux heures. Secousse. Electricité. Quelqu’un à ma rescousse ? Lâchée au cœur de la foule, je croule. Ame solitaire qui se déploie. Ce n’est plus moi. Tes bras ! Mais je suis grande désormais. Vie parisienne oubliée. Métro. Boulot. Divorce idiot. Marie-Galante. Devenue ermite. La tiédeur du wagon me gagne, je me canevas de laine sur les sièges. Diluée. Fondue. Terrifiée.
Mon stylo s’empare du papier. Il me rassure. Contact presque adultère. Ça y est, la gare s’étire, élastique invisible qui mène ce train. Immeubles. Rails. Rennes s’éloigne. Visages absorbés. Ils sourient, lisent, écoutent do, ré, mi. Le ciel est bleu. Belle journée.
Dans ma besace quelques livres. Organisée, j’ai noté les heures des dédicaces. Des noms connus, des amis. Virtuels. Et le hasard des rencontres. Il y a quelques mois, je me lançais sur la toile. Araignée éperdue, j’ai jeté maux en pâture. Oreilles sensibles sont passées par chez moi. Doucement. Attirés par les mots. J’ai découvert leur univers à chacun. Leur monde. Leur vie presque entière. Je veux leur rendre visite. Transformer le virtuel en réel. Je pense à ces absents que je ne rencontrerai pas : Marie-Laure, Kiki, Bridget… j’aurais tant aimé. Une autre fois. Peut-être. Pardonnez-moi.
Ça mouche. Ça parle. Ça bouche cousue. Dehors, les champs succèdent au béton. Paysage étiré, ensoleillé, aimé. Par le temps de voir les bêtes nous regarder passer. Il est déjà trop tard. La peau noire de mon carnet entre mes mains, fil ténu qui me relie à toi. Toi qui reste sagement. Qui m’offre cette journée. Toi qui t’efface le temps de quelques heures pour quelques lignes. A lire. A écrire. A rencontrer.
Seconde après seconde je me cocon de moi. Enracinée dans mes pensées je devine les regards blafards. Là, une vieille femme qui mots croisés. Ici un jeune homme écouteurs vissés sur les oreilles. Plus loin un ado qui ronfles. Au détour d’un fauteuil, mi homme mi-femme corps androgyne. A mes côtés, journal qui se développe. En face, jeune fille timide. Remue-ménage : contrôleurs qui défilent. Les billets se montrent. Se déplient. Se poinçonnent. Casquette et costume gris. L’apparence est rigide. Le sourire austère. Les mots identiques. Clic. Clac. La machine avale les trous en continu. Train-train quotidien pour ces cravates pourpres.
Montparnasse approche…
Demain, la suite de mes aventures au salon du livre… patience.
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Écrit par Nath
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09-03-2008 |
La confiance en soi. Drôle de petite bête. Qui se cache, se faufile, montre le bout de son museau et hop ! d’un coup d’un seul disparaît. Dissimulée au fond de moi. Recroquevillée seule en alcôve douillette. Oui. Elle se sent bien au chaud. Mais ne me sert de rien cet animal-là !
Comme elle est curieuse ! Timide. Rieuse. Parfois ici, souvent là où je ne l’attends pas, de temps à autre à demi présente. Elle se joue de moi. Friponne ! Alors je capitule. Je ne peux me fier à elle. Amie trop intime qui s’insinue, à pas de loup. Chou. Hibou. Que faire ?
Elle me délaisse dès que je la sollicite. Me tourne le dos devant vous. Oui, vous. Ecrire, je sais faire. Parler devient trop compliqué. M’exposer, un « je » dangereux. Rouge aux joues. Fard qui se révèle. Derrière mon objectif je me dilue. Pellicule mal développée. J’affronte derrière jeux de miroirs. Je me fais clic-clac pour chambre noire. Ou bien plume encre émois. Je me livre, me délivre, m’enivre de mots. Ma confiance en moi se perd alors. Elle me fait la tête. Boude, méchante. Devant l’Humain me laissera pantoise et muette. Adieu rêves non formulés, ne sais me vendre. Passe à côté de mille projets. Fichue confiance en soi !
J’écoute ta voix, petit Lutin de mon Cœur. Tu me murmures paroles douces et réconfort amour. Là je me détends, confiance en toi grandit peu à peu, haricot magique, graine miraculeuse qui boit tes paroles. La nuit porte douceur. Je me sens prête à affronter marée humaine. Mais le matin survient. Reste parfum de tes mots sucrés. Confiance en soi s’en est allée, elle aussi. Accrochée à toi comme ombre mystérieuse. Je me retrouve seule. Abandonnée. Souvenirs, souvenirs ! Parfois elle m’écoute encore. Sourire et tout devient possible. Merci.
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Le cercle des poètes français |
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Écrit par Nath
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27-02-2008 |
Je vous parlais de mon aventure Facebook. Réseau social. Vitrine virtuelle. De l’autre côté de la pièce de théâtre : face c’est le blog, pile c’est Facebook. Profil sous mon vrai nom et création d’un groupe : Le Cercle des Poètes Français.
Je suis fière. Déjà 88 membres à ce jour !
Je vous invite, si vous le souhaitez, à vous joindre au groupe. Vous pourrez y poster des poèmes ou bien y lancer des discussions. Vous faire connaitre, vous amuser, me rendre visite.
A vos plumes, je vous attends.
Edit pour Monsieur Richard A... l'écrivain (dé)masqué  : voici un article de Dominique Cardon, spécialiste en matière de réseaux sociaux, ici ! |
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Écrit par Nath
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21-02-2008 |
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Vacances. Deux jours. Loin de ce clavier, de ces mots, de ces images. Concarneau. Du haut de ses remparts, de nouvelles photos, un air marin et de grandes balades pour toute la famille. Deux jours. Peut-être trois. Je reviens vite. A très bientôt.
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Écrit par Nath
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14-02-2008 |
Bon, ben voilà, ça devait arriver, je suis tagguée ! Ben mince alors, comme dirait Marie-Laure, c’est la première fois qu’un truc comme ça me tombe dessus… Je vais faire de mon mieux. Promets rien.
Alors, je suis censée dire que ça vient du Canada, que c’est Elisabeth qui m’a tagguée et aussi censée vous avouer 6 choses inavouables. Quel dilemme !
1. Je plonge régulièrement dans le Nutella quand j’écris et m’y noie trop facilement
2. Je suis une « tête de cochon »
3. Quand je ne sors pas le dimanche, j’aime traîner en pyjama
4. Je suis tout à fait capable, si l’envie m’en prend, de faire des crêpes à minuit
5. Je suis blog addict
6. J’écoute du hard rock (mais pas que) depuis que j’ai 9 ans !
A mon tour de continuer la chaîne… j’invite donc Richard, Lou, Gris-Bleu, mummy active, Juju le Pigiste et Agnès Abécassis à participer à ce p’tit jeu.
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Concours de la plus jolie phrase d’amour |
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Écrit par Nath
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12-02-2008 |
Pour la Saint-Valentin Marie-Laure et moi-même organisons un petit concours de la plus jolie phrase d'amour. Envoyez-nous vos propositions avant mercredi 14h00 et jeudi nous publierons, chacune sur notre blog, la phrase qui aura obtenu tous nos suffrages...
A vos mots...
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