Juste comme ça
Bonjour à Tous !
Écrit par Nath   
04-11-2007

Retour de vacances. Paysages superbes. Détente parfaite. Temps lumineux. Photos sympathiques. Feux de cheminée agréables. Bref, des vacances de rêve comme nous en rêvions après 3 ans de travail intensif.

De nouvelles idées et projets. Un départ presque tout neuf. Une avancée certaine vers un ailleurs inconnu. Je suis comme ça : j’avance au gré de mes envies, de mes chemins tortueux, de mes amours. Emballée, apeurée mais vivante. Parfois. Pas toujours.

Ravie d’être de retour parmi vous. Je suis bloggeuse… comme la fourmi qui cherche dans une botte de foin un trésor enfoui. Les billets vont continuer de se succéder. Bienvenue à vous et bonne lecture !

PS : merci de vos commentaires pendant mon absence. 

 
Un Secret Cauchemar
Écrit par Nath   
24-10-2007

Je vais vous révéler un secret. Un semblant de polichinelle caché au fond de mon cœur depuis bien trop longtemps. Je n’étais qu’une enfant. J’allais par les chemins de mon innocence, construire une cabane de brindilles avec mon amoureux. Nous étions joyeux, emplis d’insouciance, âmes dévorées d’aventures.

Il faisait froid, le matin cueillait nos pas. Au détour de notre précipitation, nos pieds ont stoppés net leur progression. Notre sourire a fondu en larmes froides. La brume caressait encore les branches de notre chêne préféré mais elle ne cachait pas tout à fait notre découverte. Devant nos yeux écarquillés de mômes, un corps se balançait tranquillement au gré du vent. Un souffle d’air glacé nous a pénétrés aussi profondément qu’une blessure  de Léviathan.

 


Intrigués et pétrifiés, nous n’osions bouger. Nos regards s’acclimataient à la relative pénombre et les volutes matinales s’étiraient jusqu’à ne plus exister. Cette fois-ci, nous étions devant le cadavre accompli. Une vision d’horreur et de malaise. Un sentiment de détresse se peignait sur nos visages blêmes.

Là, devant nous, s’offrait un homme nu. Ridé et détrempé d’humidité. Une vieillesse revenue d’entre Dante et les Paradis Perdus. Nous étions fascinés, envoûtés, paralysés. Que faire ? Que dire ? D’un commun accord, nous avons rebroussé chemin. Repris notre route au travers des branchages et rejoint notre coin secret : une petite écluse qui bordait un lac et nous offrait une pêche aux têtards régulière et salutaire. Pas un mot ne fut échangé. Amnésie, oublions ensemble cet incident regrettable. Nous avons replongé dans nos vies, enfouis ce souvenir atroce.

Depuis, il hante mes nuits. Mes cauchemars se déclinent en « nuit et brouillard ». Abandon de ma petite enfance, là, dans cette forêt aimée. Quelques années de plus n’y changent rien. Le mort se balance toujours au bout de sa corde, inlassablement. Mangé par les corbeaux ou grignoté par les vers, les versions varient de temps à autre pour me laisser un goût fade et amer en bouche. Un long cri s’élance de ma poitrine et troue la nuit. La sueur dégouline en rivières salées.

Me voici bien empêtrée de ce souvenir atroce. Mais maintenant que je vous l’ai livré, cessera-t-il de me torturer ? 

 
Milka
Écrit par Nath   
23-10-2007

Petite frimousse animale posée sur mes genoux. Confiance.

Je lui caresse le cou. Sa couleur sable me rappelle les plages de Marie-Galante. Ma petite île perdue entre Caraïbes et Atlantique. Deux jolies oreilles reposent dans ma main. Douces. De grands yeux noisette me regardent de temps à autre. Amour.

 


Son corps est tiède. Lorsque le froid envahit mon corps, je me réfugie contre elle. Boule de poils. Poils qui voltigent dans toute la maison et qui s’éparpillent sur le sol ou le canapé ou mon pantalon. Deux pattes agiles qui sautent comme un cabri. Une fête de tous les instants. Confiance.

Lorsque mes peines s’épanchent, son museau me réconforte. Lorsque mes rires résonnent, ses dents me croquent. Amour.

Elle porte le joli nom de Milka. Chocolat au lait tendre. Tendre comme un câlin. Canin. Fidèle à la main qui la nourrit, à la main qui la cajole. Confiance.

 
Lire en Fete
Écrit par Nath   
20-10-2007

 

 
Paris, le Retour
Écrit par Nath   
08-10-2007

Le salon de la photo, un chocolat chaud, une librairie ouverte jusqu’à minuit, un match de rugby au café d’en face, un concerto pour violons de Beethoven et me voici réconciliée avec la Capitale. Pour un temps. Car les bouchons incessants sur le périf’ ou l’autoroute sont assez screugneuxgneux, je dois dire. Et je reste polie pour vous ménager.

 

 


Qu’importe, un salon fort agréable avec tout plein de choses et de bidules dans tous les sens. De très belles photographies. Et une envie folle de m’acheter un reflex-numérique alors que mon appareil est en réparation pour combien de temps encore ?

Puis Paris by night. Un régal. Assis en amoureux sur le trottoir du Café de Flore, nous dégustons un chocolat chaud, mon péché mignon. L’ambiance est festive au café d’en face, les serveurs font des allers-retours pour nous annoncer le score. Nous regardons les passants, jouissons de l’air clément. Tout est parfait. Puis nous nous engouffrons dans une petite librairie pour y acquérir quelques œuvres que nous lirons dans les bras l’un de l’autre. Nous finissons notre course chez mes parents avec un « on a gagné » !

Week-end éreintant après 3 heures de route vendredi puis 3 heures de route dimanche soir. Une petite fatiguée et ronchon, une grande triste de quitter son papa. Une envie de « notre campagne » pour éviter embouteillages et trop de monde. Mais un p’tit brin de bonheur gardé bien au chaud contre nous.

Bonne semaine à tous. 
 
Une pensée pour y penser
Écrit par Nath   
07-10-2007

Je suis allongée, là, sur le bord de la route. Emplie de doutes, j’écoute le bruit des pas étouffés qui parcourent l’asphalte. No s’approche de moi. Je ne me souviens plus très bien comment je suis arrivée sur ce bout de bitume. Mes pensées s’entrechoquent, il est temps pour moi de partir. D’affronter un autre monde. De dire au revoir. Je distingue à peine un visage penché sur moi. Puis je m’éteins.

A l’autre bout de la ville, une autre jeune femme se meurt. Elle a besoin d’un nouveau rein. Le mien est là, à se perdre au fond de moi. Je ne peux ni crier, ni dire à ces ambulanciers qui se pressent que je suis là, qu’ils fassent vite. Mon corps est désormais une source de vie. Ce n’est pas une fin, c’est un commencement.

 

RDV sur le parvis de Notre Dame de Paris samedi 13 octobre


Voilà en quelques mots comment je vois les choses. Le don d’organes est important. Pour moi, pour vous, pour tous. C’est une décision personnelle et intime. Une discussion à partager à deux ou avec votre médecin. Mais surtout avec les organismes qui vous aiguillent et vous informent.

Il existe une association (http://www.greffedevie.fr) qui organise d’ailleurs les 13 et 14 octobre à Paris sur le parvis de Notre Dame et dans plein d’autres villes de province une manifestation afin de sensibiliser le grand public à ce problème. Pour plus d’information, jetez un p’tit coup d’œil au blog de Bertrand Espitalier.

On n’y pense pas toujours quand on est vivant, quand tout va bien et que la vie nous prend dans ses bras. Une pensée pour y penser, c’est déjà un geste… Sauver des vies est la portée de nous tous.
 
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