Juste comme ça
Panthère Noire
Écrit par Nath   
03-12-2007
Elle a la peau noire comme charbon, diamant qui sommeil en dessous. Yeux qui brillent en dessus. Cheveux de suie et corps de panthère. Souple et svelte. Musclé et tout en beauté. Mais elle cache. Dissimule. Se refuge sous des survêtements trop grands, t-shirts vieux couverts de peinture, baskets d’homme.

Un bijou orne son cou. Cicatrice Grand Canyon qui parcoure son buste. De la gorge au ventre. Traînée de poudre, souvenir d’hier. Enfer. Destin amer. Liquide qui dévale la courbe de ta trachée. Suicide non autorisé. Raté. Ammoniaque englué. Histoire d’un autre temps, une autre vie, c’est Vatican. Pour guérir de ce viol, elle a plongé. Christ, oublie-moi ! Mains jointes pour prières au Ciel. Messes pour abstinence. Prêtre pour absoudre ce péché non mignon.
 

Elle a souffert, mon amie. Elle a craint les hommes, mon amie. Elle est sauvée, mon amie. Je l’aime. Générosité extrême. Sourire avenant. Regard doux parfois dur. Courant d’air, elle défie le temps. Elle ne s’offre plus. Garde en elle ses vérités et ses démons non oubliés. Confidences autour d’une bière. Remontant de ses journées à trop penser.

Une petite fille. Pour elle, pour lui. Puis il est parti. La petite fille est restée. Son amie stérile ? Une petite fille en cadeau, pour celle qui ne peut transmettre vie. Ventre qui se donne, ne se loue, se noue par plaisir. Son amie heureuse et maman. Ame sensible ne pas s’abstenir, elle est comme ça, mon amie : libre et noble. Panthère encore. Elle ne s’empreinte nulle part. Nulle trace. Nul avenir. Elle va où le vent la pousse. Fille des îles. Elle s’aliène à la métropole pour fuir. Alien devant ces autres qui ne la comprennent pas. Un coup femme, un coup homme. Sexualité contrariée et assumée. Elle n’est confuse mais se consume de tant de vies à vivre.

Mon amie, panthère noire qui s’échappe à chaque corde qui se lie trop à elle. Elle ne s’attache, jamais. Mais son cœur se tâche de sang, parfois. Souffle fragile qu’il faut aimer, doucement, en silence, à l’abri des confidences.

Pour toi, Joëlle. 
 
Je tourne en rond (titre insipré d'une chanson de Zazie, merci)
Écrit par Nath   
02-12-2007

Je tourne en rond. Rond point. Trait point. Boule qui roule. Bulle qui coule. Au fond de l’eau, de ma crypte sauvage, je suis alliage. Fer et or. Or je ne suis plus moi. Je me disloque. Loque humaine qui ne me mène nulle part. Ailleurs.

Je me log à ce blog pour inspirer. Souffler. Dégagez. Force salutaire qui me pousse. Une dernière bouffée d’oxygène. Gènes qui se perdent au-delà de mes murs virtuels. Vie à tire d’ailes. Ile perdue. Elles retrouvées à mes pieds. Les voilà ! Filles de mes nuits. De mes jours. Jours perdus. Suspendus à ta vie. De fil en fil je m’abreuve de textes. De mots et démos. Vidéos et fleur de peau. Toile qui m’emprisonne parfois. Loin de toi. Si proche. De l’autre côté de ce miroir. De cet écran, je te sens là. Une fenêtre s’ouvre. Sur l’Homme, le mien et le tient. Nous sommes des milliers.

 


On se regarde. Se scrute. Se lit ou s’écrit. Petits bouts de vies lancés au hasard des rencontres. Des joies. Des traces qui s’effacent. D’autres non. Qui se tissent. Se tressent. Se délient ou se plient. On s’y perd.

C’est le poids de l’existence qui est lourd. Alors on se décharge de tout. De rien. On s’invente. Un peu, beaucoup, pourquoi pas, peut-être. Je ne sais plus. Encore toi ? Oui, jeu de miroir. D’écran qui se cache et se cherche. Il est bleu, noir ou brisé. Clignote : vous avez un message ! On clique, on lit, on s’enfuit aussi. Du vent et des marées pour s’éloigner à toutes enjambées.

Je tourne en rond. Rondeurs qui s’imposent. Je m’appose un sens. Sens unique. Sans toi je suis perdue. Alors je remonte sur ce manège et je tourne en rond. Poisson rouge dans son aquarium. Mémoire : 1 minute. Tout est dit, fini. Au revoir. Démarrer, arrêter. 

 
Elisabeth Robert, dit Babeth
Écrit par Nath   
26-11-2007

Qu’elle ne fut pas ma surprise quand, hier, durant ma dernière tournée des blogs du soir, je suis tombée sur cette note de Babeth. Auteure de « Souviens-toi de nous », son second roman, elle m’a consacrée une note. Entièrement pour moi. Vous y croyez, vous ?

Allez visiter son blog, elle y fait de chouettes interviews, elle y héberge une famille d’ours en peluche télégéniques, elle y peint ses doigts de pieds en mauve et enfin s’y amuse beaucoup… sur son blog !

Merci à toi Babeth, ça me touche, je n’ai pas l’habitude de ce genre de coup de pouce. Qui a dit que l'entraide n'existait plus ?

 

 
Monbazillac et rien d'autre
Écrit par Nath   
14-11-2007

Pour accompagner rillettes de canard et toast de pain de campagne, quoi de plus sympa qu’un Monbazillac ? Hein, dites-moi ! Vous avez raison, rien de plus odorant. Merveilleux. Goûteux. Epoustouflant !

Bon, oui, je rentre de vacances et du Périgord. Quoi ? Oui, je vous montre la bouteille des délices et vices. N’est-elle pas belle ? Cette belle couleur de miel, ce sirupeux mais pas trop, cette élégance des formes. Comment ça j’en fais trop ?

 


Bon, je vous explique, je ne bois pas. Non que ce soit interdit par ma religion. Ni que je ne veuille pas. Ni que je sois une ancienne alcoolique. Non. Je n’aime pas ça, c’est tout. Tout alcool est banni de ma bouche. Un zeste de champagne parfois. Pour le côté bulles qui pétillent. D’ailleurs, après 3 gorgées, ce sont mes yeux qui pétillent, c’est dire ! Une gorgée de vin, non merci. Plus fort, non encore merci. Je suis restée une enfant. Goûts de gamine : pas de café s’il vous plait, ni de boissons trop fortes. Un coca. Bon, ne râlez pas. Voyez plutôt, je fais une note sur le Monbazillac !!! Pourquoi me direz-vous alors que je ne bois pas une goutte du nectar des Dieux ? Pour ça : les rillettes de canard. Na !  Nous étions là, à déguster ce met fabuleux et si simple lors que j’ai vu la couleur de ce liquide merveilleux dans le verre de mon z’homme. Je n’ai pas pu résister. Et fort heureusement. Divin !

 


Il faut bien avouer que j’aime les vignes. Ces grandes étendues qui fleurissent au bord des chemins sont splendides et de là naissent des grands crus, des passions, des saveurs nouvelles. C’est ce qui me fascine. Sans aimer le produit fini. Mais je l’accepte. Tant pis, pour une autre vie, peut-être ? 

 
Puces
Écrit par Nath   
08-11-2007

Deux diamants qui brillent dans ma nuit, deux trésors enfouis et cachés mais qui scintillent sur ce voile qui recouvre mes jours. L’une qui se prénomme Marie et l’autre qui se nomme Océane. Un souffle de sagesse et de douceur et une vague tourmentée qui déboule tout sur son passage. Deux jolies frimousses et deux caractères opposés. Alliance du Ying et du Yang.

Mon cœur s’étonne à chaque instant de ces merveilles déposées là, au hasard de ma vie. Rires et pleurs. Caresses et « je t’aime » susurrés tendrement. Jeux et grosse voix qui gronde. Photos et devoirs. Plages et montagnes. Tout est occasion à vivre mes deux enfants, mes deux filles, mes deux sentiments. Amour et joie.

L’une devient un petit bout de femme. Cheveux coupés courts et collège. Les 11 ans sont dans deux mois. Timide et réservée, bonne élève et douce renfermée. Secrète. Elle se cherche, se questionne, se perd parfois. Elle se love contre moi, câlins tendres réservés aux heures chaudes du jour.

 


L’autre s’affirme du haut de ses presque 3 ans. Volontaire et décidée, sociable et coléreuse, elle connait la maternelle depuis le début de l’année. Elle a débuté sa vie sous le crachin breton et l’a poursuivit sous le soleil des tropiques. Tempérament de feu pour montagne de tendresse, parfois. Eclatante de sourires craquants, elle aspire la vie à chaque souffle.

 


Deux écrins, deux diamants. Un seul et même cœur bat pour ces deux filles adorables. Sous le charme. Une petite larme. Quand ma vie m’emmêle les pieds dans les soucis, elles sont là, près de moi. Un sourire. Un mot. Je démêle ce fil qui s’entête à s’enrouler. Je suis heureuse.

 


Merci mes puces. 

 
Thanks to you
Écrit par Nath   
06-11-2007

Youpi, que c’est agréable !

Et bien oui, je saute de joie (toute seule sur mon fauteuil de bureau, comme un zébulon) parce que deux blogs ont parlé de moi. Ça fait plaisir et contrairement à ce qu’annonce Zazie, ça ne fait pas mal, ça fait super « je suis très contente ». Je sais bien, on dirait une gamine à qui on donne de la guimauve. Tant pis pour les grincheux.

Marie-Laure, donc, a eu la gentillesse de publier un de mes poèmes sur son blog chaleureux. On y découvre d’autres talents et multitude d’écritures très sympathiques. Allez y faire un tour, c’est par ici : http://lesmotspartages.blogspot.com/

Le deuxième à avoir pris la lourde, très lourde responsabilité de parler de moi fut Un Blog par jour, que vous trouverez ici : http://inclassable.typepad.com/un_blog_par_jour/ Je pense que vous connaissez tous ce site… je sais qu’il est reconnu par un grand nombre de personne sur la blogosphère.

Un grand merci à vous deux pour cette « heure de gloire » si chère à Andy Warhol.


 
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