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Écrit par Nath
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02-05-2008 |
Parfois, quand on croit que tout va s’écrouler, il n’en est rien. Pourtant, on se débat, on crie, on s’agite et on s’affale épuisée dans un canapé à portée de fesses. On ne prend pas le temps de penser, de sourire ou même de réfléchir, il faut repartir, se battre, s’affairer, s’activer à rendre les choses meilleures. Dans la maison comme dans la vie. Entre vie domestique et vie sentimentale. La frontière est mince.
Il y a des jours où tout me paraît lisse et d’autres jours où mon côté gladiateur aimerait bien s’exprimer. Tout jeter, casser, trier, emballer. Affaire classée. Aux ordures de mon existence. Poubelle pleine de détritus qui s’amoncellent et me font hurler. Idem pour les « monstres » de la maison : les attraper, leur donner des fessées et les expédier pour la journée entière au fin fond de la cave. Entre oubliettes et casse-bonbons. Crier, déverser des injures bien crues et enfin se coucher. Amnésie totale.
Ces jours-là ne sont pas très nombreux. Et heureusement. Mais ce qui est certain c’est que tout arrive toujours en même temps : les soucis, les pleurs et les colères. Cercle non vertueux et plutôt vicieux, je ne sais pas comment m’en sortir. Super woman ? Connaît pas, jamais eu l’honneur de la rencontrer.
Je vous rassure, c’est plutôt mon côté patience qui s’exprime. Mais si une poussière me fait perdre la raison, je deviens électron. Et je tournoie, de pièce en pièce à travers la maison.
Dans ces cas là, il me faut la présence calme et sereine de mon z’homme. Lui seul sait effacer les doutes et les tremblements de terre qui m’agitent. Un mot, une caresse, une main tendue et c’est l’accalmie. Comment ferais-je sans lui ?
Alors non, le monde ne s’écroule pas. Non les assiettes ne valsent pas, ni les enfants. Je me dissimule au monde telle une toute petite souris. Me blottie au creux de lui et oublie mes soucis.
Parfois, quand on croit que tout va s’écrouler, il n’en est rien.
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