Un cœur givré. Enneigé de souvenirs trop lourds. De clichés imparfaits. De haine inutile. Me voici à l’aube d’une nouvelle vie. L’amer en suspend dans l’air léger. J’oublie.
Pas de longs discours en ce moment. Le corps en hibernation malgré le printemps. J’infuse mes sentiments. Pour mieux renaître avec le temps. Soyez patients, je reviens. Doucement.
Un deux trois, c’est la vie qui s’enfuit Lundi mardi mercredi, il en va ainsi Quand le virtuel se cache, malin Derrière ces jours après jours, enfin Ma pomme ne s’allume plus Elle reste muette à mes sentiments Privée de mon clavier Mes nuits retrouvent leur douceur d’antan Je reviens bientôt
Encore une découverte de mon Amoureux. C'est beau, sensible, triste. A vous de découvrir cet univers virtuel mais si... réel. L'Amour avec une belle Majuscule.
Les doigts dans la farine. Poudre blanche qui vole papillon lumière pour gâteaux amour. Ils seront deux ce soir à goûter ce mélange d’émotions et de sucre, de farine et de chocolat. Les yeux bonheur de les voir dévorer ainsi le plat à tarte, la compote de fruits ou la crème glacée.
Les doigts dans ses cheveux. Feu chaud et tendre entre mes mains qui lissent et brossent tes rousseurs incandescentes. Couette légère queue de cheval au vent tresse compliquée, il faut tisser, peigner, aimer pour qu’enfin se maîtrise la chevelure.
Les doigts sur ton corps doux… censure !!!
Les doigts qui se rident pourtant, malgré les ans. Le temps se parchemin à leur surface. Eau air feu cendre et amour, tout est prétexte à toucher, caprices, inexorablement. Un jour elles seront toutes ridées, comme ce lac qui se plisse quand on y boit, ridées de tout cet amour prodigué. Traces de ces heures qui lassent et passent sans un mot mais qui ancrent sentiments et partage pour les autres. Ces mains à qui l’on ne pense pas et qui travaillent, sans relâche, pour nous aider nous guider nous aimer.
D’argile ou de fer, les gants ne cachent plus les infamies, les ravages des secondes. Arabesques délicates ou labeur véritable, les paumes recueillent l’eau de nos rivières, le blé de la terre, la main de nos enfants, prières. Etres vivants, prolongement de nos carcasses qui ploient, se meurent avec le temps qui nous entraine.
Larmes de sang, L’arme de cent Hommes Ne nous ferons pas plier.
Genou à terre Je, nous, à taire, Je ne le crois pas C’est à oublier !
Il y a au fond de nos cœurs Cette étincelle de bonheur Qui crie sa vie son mystère, Sa mort sa misère. Cette étincelle de malheur Qui s’élève vers le ciel Vers l’amer, l’existentiel. Il y a au fond de nos heurts De grands espoirs Qui nous aident à y croire Une douleur qui se meurt Quand je suis devant eux.
Larmes de lys L’arme délices Caresse la glace qui gît sous notre feu C’est ainsi joli paradoxe Equinoxe Deux hémisphères Pour un seul je t’aime Deux rivières Pour un seul théorème Jumeaux nous serons plus liés Que n’importe quelle armée Jeux de maux en colère Pour ne jamais plisser.