Ailleurs !

J'y pensais depuis un moment. Puis la nouvelle année est arrivée avec son lot d'envies neuves.

Un nouveau blog, un nouvel espace intime.

Si vous souhaitez continuer à me lire, écrivez moi, je vous donnerai ma nouvelle adresse.

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Reprise
Juste comme ça
Vendredi, 28 Août 2009 08:59

Reprise toute douce aujourd’hui, quelques jours avant la reprise « officielle » des classes, du travail, des factures et des rendez-vous.

D’immenses changements dans ma vie, d’autres plus petits. Le manège tourne, à son rythme, ça vient ça vient. Lentement. Les ennuis se règlent les uns après les autres, les bonheurs s’affichent et déjà des projets, des rêves, des interrogations et des remises en questions.

Le week-end s’annonce avec un timide soleil, des envies de balades, de jeux partagés.  Et un voyage à organiser. Ça y est, c’est officiel, nous repartons trois longues semaines sur Marie-Galante, notre île d’adoption. Revoir nos amis, nos clients aussi, les plages désertes. Sentir les alizés, la morsure du soleil, le goût des épices. Retrouver nos souvenirs, nos coins secrets, nos envies d’être là-bas. Novembre… c’est tout bientôt…

 

 
Eaux défaillantes
Poèmes
Vendredi, 21 Août 2009 08:04

Sous mes eaux dort ma paresse. Ne rien faire. Le nez au vent, regarder les étoiles, sentir le vent, cueillir l’air du temps.

Sous mes eaux bouillonnent mes colères. Ires déferlantes qui défient mes Autres, gestes saccadés qui tranchent la poussière, le cœur à l’abandon de tant de haine à insuffler.

Sous mes eaux gît l’insondable mélancolie de mes nuits. Tristesse aux yeux qui sourient, peine aux larmes de sang, je suis paradoxe, désintox !

Sous mes eaux s’enfuient mes rêves, gênes d’ailleurs qui me taraudent. Sur le fil de l’ennui je navigue. Princesse d’une vie à guetter, chercher, fouiller, vouloir mais ne pas pouvoir.

Sous mes eaux s’éclabousse mon Amour pour Toi, pour Elles. Gerbes incandescentes, mains qui caresses, lèvres qui baisers tendres, passion qui entretien mon Feu sacré.
De ces eaux-là, je m’enveloppe le plus souvent. Aurores mutines entre tes bras, crépuscules velours à ton corps qui me câline. J’entrevois mes ténèbres d’une toute petite lucarne, désincarne pour devenir mère et aimante. C’est un jeu de rôle qui me sied.

 
Envie de mon Il
Humeur
Jeudi, 13 Août 2009 07:35
Le ciel, immensité mouvante d’un blanc laiteux. Se diluer, s’oublier, se tuer. A perdre haleine. A perdre le souffle et la vie. Chape insupportable au dessus de mes pensées. Si blanc si vaste si étouffant. Je sens la chaleur, saison qui zigzag, je sens les gouttes qui s’attardent. Relents d’automne, parfum d’hiver. Pause suicide.


Envie d’arrêter le temps, regarder par la fenêtre et sauter dans ce vide trop lumineux. L’éther de neige m’enveloppe. Je n’aime pas. Je n’aime plus ces tristes larmes qui s’écoulent le jour, la nuit, dans mes insomnies. Summer sex and sun devient boring and rain. C’est le monde à l’envers, je déprime. Envie de mon île. Mon Il. Cœur qui fait boum boum. A l’unisson. Dans tes bras, j’accorde enfin mes violons pour écouter ta musique. Mots doux et tendresses caresses.

 
Sous le manteau, la glace
Poèmes
Jeudi, 06 Août 2009 07:46

Sous le vent, le soleil pâle, soulevant mes soucis. Je laisse les vagues à mon âme, ressac douloureux, vaguement Toi.

Sous les flots désertés, moi navire détrempé. L’ample océan m’attire. Lentement je m’inspire, m’aspire, néant. La mémoire avalée. Médicament au goût piquant. Racines d’althaea.

Flocon de brume, j’ondoye sous Ta plume. Mouette transparente transportée par les cyclones. Ci-gît clone de moi-même, je suis balivernes ; j’hiberne.

Sous le vent, manteau trop chaud, soulevant mes glaces. La mer à mes pieds, agitée, résignée. Me voici ô gué ! Vive la rose.

 
Sa Mort
Mes textes
Mercredi, 05 Août 2009 00:00

Glisse, s’immisce par l’interstice. Rayon de lune. Ce soir, ce matin, ce jour c’est le droit chemin vers l’hospice. La valise s’enlise. Les chaussures grises. Le geste lent, la pensée indécise.

La sonnette retentit. Il est l’heure. Mais il est tétanisé. Son corps est lourd. Plomb. Le choix ne lui appartient plus. Il sait qu’il doit abandonner sa vie ses souvenirs cette maison de bois. Comme s’échapper ? Le temps s’écoule, mou. Au creux de son ventre, flou. Bouillie indigeste, gastrique. L’acide ronge ses nerfs à vif.

La sonnette ! Au nom du Père et du Saint Esprit !

Il ouvre.

Deux hommes habillés de bleu sourient. Aimables, le sourire accroché à leurs yeux menteurs. Il a peur. Est-ce l’heure ? Un pas et le voilà hors de lui. Sa maison, petite forme ridicule derrière son dos. Il se voudrait chauve-souris, voler de ses propres ailes, traverser l’ennui au radar. Eviter les regards et les corbillards. I sent déjà la Mort. Elle rôde. Vieux Condor qui plane au dessus de son âme.

Dans la voiture, il est muet aux questions posées. Ils l’oublient donc. Triste vieux solitaire. C’est l’asphyxie. Il joue à colin-maillard avec la Faucheuse. Foulard minuscule. 1, 2, 3 ! et voilà ! Il est là, cueilli dans cette auto. Fini. Attrape ta faux, droit vers l’échafaud.

Les deux types piaillent fort. Musique Highway to Hell. Rictus. Le chemin vers Quoi est pavé d’humour, il est né sur les premières notes de Stairway to Heaven…

Ils se retournent enfin, pantins dans leur pyjama azur. Le ciel est sombre, matinée délavée. Il est assis, l’œil vitreux et vide. Chrysalide dépouillée. La clepsydre s’est tue. Le corps effondré sur la banquette arrière. La bave aux lèvres gercées. Parchemin fané. Ils ne s’étonnent plus. Ce n’est pas al première fois que les anciens s’écroulent sur le parcours. Blasés, ils sont.

Pendant ce… tant va la vie !

Il n’est plus seul. Tunnel fluor pour rejoindre sa moitié. Jamais oubliées. Trop longues années sans elle. Droit devant, là, glousse doucement celle qui a pimenté ses songes, ses désirs, ses envies d’aujourd’hui. Il s’avance, attiré comme l’amant. Fluide glacé. Ses rides s’accentuent. Il ne comprend pas. C’était l’évidence. L’amor à vie. Comme dans les livres, les films, les histoires d’A. Absence. Ferme les yeux.

Elle est toujours là. Evanescence sans importance maintenant. Elle n’est plus seule. Un homme sans âge l’enlace de sa mâle attitude. Gonflé d’orgueil. Ça le dérange. Ils sont heureux. Il se détourne. L’incompréhension en lettres profondes au fond de ses yeux, puits sans limite, chute libre. Enfer ? Purgatoire ? Paradis ? Il s’hélium pour fuit ce post-scriptum inattendu. Penaud, vermisseau sans pensées. Sa fin aussi bouleversée qu’un Picasso.

Alors, au bord d’une seconde agonie, il s’en retourne le cœur lourd. Voyage organisé sans retour. La voix sans discours. Se diluer. Gravir les remparts de l’oubli, s’enivrer de ce rien qui l’appelle. Et naître à nouveau, bambin éphémère dans l’absolue du vide.

 
Chronique d'un cocon annoncé
Photo
Lundi, 03 Août 2009 12:08
Les ailes brûlées par le soleil, les rêves ou la nuit, je m’enfuie. Je m’efface, pas de traces. Déguisée, calfeutrée, grimée il faut me chercher. Tout feu tout femme ! Un papillon de suie. Sur la soie de mes émois.

 
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