| Verlaine |
| Écrit par Nath | |
| 29-01-2008 | |
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“Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone…” Non, je ne vous informe pas d’un second débarquement en Normandie, ces vers de Verlaine me viennent spontanément quand le temps pleure. Et ce matin, le ciel a du chagrin. Il s’épanche, sans relâche. Ses yeux sont gris, sombres comme une matinée d’hiver. Ses joues sont humides et froides comme une nuit sans sommeil. Il pleut. Et je ne peux offrir à ce ciel un mouchoir digne de ce nom. Dentelles ou bien coton. Je suis à l’abandon. Amère confusion. La terre s’imbibe de tristesse pour ne laisser à mes pieds que boue et fange sale. Mes pas glissent et se perdent au-delà des mots et des pages blanches. Il me faut affronter cette peine immense qui se déverse. Cœur à la dérive, je regarde mes chaussures se colorer de noir, s’imprégner d’eau et enfin transpercer ma peau. Fardeau. Les éclaboussures me réveillent. Mon silence s’évapore face au grain qui n’en finit pas d’inonder mon cœur, je me sens souveraine d’un coup. Un immense cri surpasse ma bouche et balaye le néant. Je suis seule et je hurle au vent. Le vide aspire ma voix qui se noue aux nuages bas. Ça fait du bien. Les poumons désormais vides, je peux continuer ma journée, mon destin, je suis dépossédée. De mes angoisses de mes peurs de mes nerfs qui se jouent pelote. Me voici fauvette devant l’infini de l’éther qui cesse de se répandre. Malheur à celui qui m’aime. Je suis anathème. Sortilège blème.
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Vu: 138 Commentaires (4)
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Par Marie-Laure, 30 janvier 2008
Malgré le gris qui voile ses yeux ce ciel devient beau sous ta plume
Comme toi
Par Sarvane, 31 janvier 2008
Il m'arrive aussi de citer ces mots de Verlaine restés légendaires. Quand le temps s'y prête, qu'il s'agisse du ciel ou de mon coeur
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