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Écrit par Nath
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26-05-2008 |
Une nuit fantôme. Manteau de suie. Rêves éveillés. Je me tragique loin de toi. Comme une Comedia Del Arte sans âme. Livrée à mes sones les plus amers. Mes silences les plus intimes. Mes croyances les plus surannées.
Quelques kilomètres nous séparent. Montagnes aux sommets encore blancs. Ville de lumière et pays de la noix. Grenoble. Pays de ton enfance, toi le Périgourdin. Pays de tes souffrances, toi l’orphelin. Te voici revenu en arrière. Sur la terre du drame. Mortelle randonnée qui a emportée le corps aimé. Mère absente. Triste fatalité. Je prie pour toi.
Mais ce soir l’absence a un autre goût. Goût de ta chair absente. Rare. Séparation fatale pour rendez-vous demain matin. 45 minutes. Bla bla bla. 45 minutes de conférence. 45 minutes et deux jours de déplacement. Quelle ironie ! Et ce soir, cœur endeuillé de ce vide que tu laisses.
Pauvre petite âme qui se morfond de son homme. Pathétique me direz-vous ! Non. Définitivement non. Juste passionnée. Amour passion. Amour fusion. Sans lui, je suis être à la dérive. Besoin de son réconfort pour dormir paisible. Papillon de nuit attachée à mon pollen qui brille dans l’ombre.
Une nuit fantôme. Une seule pénombre. A oublier, vite. Technologie, je te chérie. Téléphone, SMS, mail. Le contact n’est en rien abîmé. Connexion en continue. Le courant passe. Pas d’alternative. Il est tard. Nos voix chuchotent encore. Toi. Moi. On se cherche. Le bonheur au bout du fil.
Demain soir enfin. Vite, reviens !
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