| Songe éveillé |
| Écrit par Nath | |
| 20-03-2008 | |
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Seule. Entourée de petites abeilles discrètes qui bruissent. Ruche. Je suis miel dans ma bulle. Le soleil déploie ses ailes dans un ciel myosotis et je suis là, plume en main. Lieu feutré, calme, apaisé. Couverts, assiette, verre. Tout est posé sagement à mes pieds. Je regarde ma solitude. Ne rien faire. Se laisser emporter par quelque songe. Bleu. Rouge. Vert. Jaune. Mes rêveries se parent de couleurs. Printemps. Bientôt. Renouveau. Tout est beau. Au travers de la vitre j’aperçois sapin, jonquilles et lierre grimpant. Une marre sans canard. Des galets. L’ambiance est feng shui. Je tourne la tête. Vase transparent, sable orange, bougie qui se consume. Serein, étrange après-midi illuminé de poésie. Mes démons se taisent. Ma colère s’est endormie. Ma confiance pointe timidement le bout de son museau. Je me nuage blanc dans l’éther. Voyage volage. Plus de naufrages. Cœur à l’abandon. Je rejoins tes pensées les plus sauvages. Plage. Nul grillage. Là, sur le sable perle, nous glissons. Corps empreints de vie et d’envies. Nos mains se mélangent, nos bras s’enlacent, nos âmes communient autant que nos chairs. Je suis à toi. Aube nouvelle. Ebats d’amoureux. Pudeur à tout dévoiler. Seuls au monde. Que j’aime ces pensées volatiles et fragiles ! Quelques minutes encore. Laisse-moi retenir ton parfum au creux de mes mains, de mes cuisses, de mes seins. Laisse-moi encore m’envoûter de toi, de nos secrets, de tes joies. Le temps s’étire doucement. Infini. Lente agonie. La clepsydre poursuit sa course. Délicatement. Plus rien n’a d’importance. Toi. Seule mais pas esseulée. Enveloppée du battement de tes cils, je me fais papillon et rejoins mes néants. Assise-là, les restes de mon déjeuner déjà froids. Thé brûlant entre mes doigts. Sucre qui fond. Cristaux qui s’agitent. S’effritent. Je me fais gîte, abris caché au fond du jardin. Recueille mes émois en gouttes minuscules. Songe d’une journée de presqu’été. Commentaires (9)
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Ecrit par Marie-Laure, 20 mars 2008
Premier jour de printemps, pourtant la température, elle, repart vers l'hiver
Tout beau ton texte, comme toujours ...
Ecrit par Bridget, 20 mars 2008
Très joli moment... Ca m'inciterait presque à remplacer le café par le thé
! zan commun - tome II
Ecrit par tiniak le niak, 22 mars 2008
je disois que nous avions en commun de passer par chez Miss Lou POULAIN - ou de compter parmi ses fréquentations, sba ?
zuije zassé glaire zette fois ? tsi hi Ecrivez un commentaire
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à l'intérieur, oui
L'Adam se fait les dents
sur ta peau dure, Eve
si
quelque voie du Rêve Originel
nous venait d'Australie,
irions-nous boire la sève
de ce nectar avant midi ?
Les voies du rêve ont des voix d'eau
qui coulent sous les ponts, dis
chéri(e)
Mais quand revient l'heure de trève
qui court et traverse ta nuit
tu paumes Adam au fond du lit
et croques une pomme à minuit.
Qu'auras-tu seulement su d'Eve ?
tsi hi.