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Écrit par Nath
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30-04-2008 |
La pluie est là. Elle tambourine. Se fait goutte. Bulle d’eau qui flotte en l’air. Suspension aérienne. Flic floc. Sur les carreaux de ma fenêtre, elle dévale la surface. Lisse. Grands cils qui s’agitent pour chasser le liquide.
La plaine s’égrène sous mes pas. Flaque de boue qui s’immisce en dessous. Je suis mouillée. Mais pas noyée. Pas de pitié. Je suis la croix qui se dresse. Haut sur la colline. Je suis l’envoûtement de cette ombre qui me colle. Gypse intemporel, le ciel se fendille. Limonade, boule d’angoisse qui me perce. Today, j’ai l’âme à vide, le cœur à l’agonie, le corps amphibie.
Je détache mes idées. Les laissent naviguer vers l’éther délavé, dernière tentation du cri. Du fond de mes asiles blêmes, la bête en moi se réveille. Hurlement de peur. Je m’effondre. Soleil où es-tu ?
Printemps perdu. Astre qui se désastre. Où suis-je ? Regard éperdu vers ce « chemin du bonheur ». Une tâche noire. Une autre blanche. Cornes. Sabots. Troupeau qui se cache derrière le grain. Fin. Humide. Pas tout à fait éteint. Je me fais souffle. M’évapore. Ailleurs. Loin. Palmiers. Marie-Galante. Rêve étriqué. Je connais déjà l’issue de l’île : un destin de suie malgré le sun éclatant. Tant pis. Retour home sweet home.
Coin de ciel bleu à l’horizon. Un espoir ? Je me calme. Sunshine in the palm of my hand. I feel good.
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