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Écrit par Nath
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12-03-2008 |
Bunny , longues oreilles au vent se camoufle de brins d’herbe. Poisson loin de son bocal nage avec pâquerettes. Coq qui ne chante pas regarde rosée du matin et œuf sans poule se cache. Chocolat, couleurs acidulées, papier alu. Les jardins se parent de douceurs, de pieds qui courent et de mains qui fouillent. Matin de pâques. Cloches imaginaires qui sonnent et apportent friandises.
J’étais enfant. Mes yeux pétillaient. Elles sont presque une adolescente et un bébé de trois ans. La découverte des animaux chocolatés les passionnent toujours. Rêve doux à offrir à ceux que l’on aime. Légende, coutume, croyance. Je ne sais pas. Moments tendresses. Diablesses. Loin des paresses.
Cette année, pour la première fois depuis bien longtemps, la tradition se perpétue. Avant elle, la Guadeloupe. Pas facile de trouver un œuf. Un coq, un poisson ou un lapin. Le soleil brûle tout ce qu’il touche et… les magasins sont vides de ces bonbons. Ou presque. Tant pis. Dans l’herbe fraîche de ma campagne bretonne, le cacao fleurira cette année.
Je suis impatiente de voir l’oreille bunny grignotée, trace brune sur la joue. La queue poisson dévorée goulument, dents rayées de rose. Les œufs avalés, le coq dépecé avec rage et fouillé en son ventre pour autres surprises. Instants d’innocence volés sous mon appareil qui crépite. Bientôt. Bientôt Pâques et la joie des enfants.
Et vous, que faites-vous avec vos enfants ?
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Écrit par Nath
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02-03-2008 |
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Mon blog n’a pas cette vocation. Je vous l’accorde. Mais quand les circonstances se font pressantes, je rajoute un pavé dans la mare. Pas aux canards. Non. A l’instar d’ Isabelle Ménétrier, je lance un grand cri d’alarme pour cette femme qui se meurt.
Pétitions et groupes Facebook, chaines humaines et lampions, interviews de la famille, otages rescapés, tous s’accordent à nous ouvrir les yeux, à nous alarmer : Ingrid va mal. Très malade, elle lutte mais pour combien de temps encore ?
Ce symbole de liberté va-t-elle mourir en martyr ? J’ose espérer que non. L’espoir est là, toujours. Une lueur qui brille en nous. Une sourde colère me ronge quand je pense à elle, à ses proches, à ses idéaux, à son parcours et à ses bourreaux.
Ingrid, le monde entier pense à toi, que ces simples mots t’aident à tenir un peu, encore. Garde ton souffle. |
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Écrit par Nath
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29-02-2008 |
Un enfant sous la couette. Au chaud dans ses baskets. Tendresse pour ses blondes bouclettes. Son papa est là, accroché à son sourire. Sa maman veille et bisous dans le cou. La chambre pastel accueille ses pas, ses rires, ses câlins, ses émois. Joues roses et jouets en bataille.
Bataille dans la rue. L’enfant regarde effrayé le sang qui coule. Les armes qui tuent les mains qui se lâchent. Gouffre désespoir. Larme qui s’assèche. Torrent à marée basse. Son cœur grenadine s’implose d’un non avenir. Enfant esseulé. Attristé. Abandonné. Poussière qui tisse rides profondes.
Profondes caresses imprimées sur son corps. Usé, abusé, mal-aimé. Sous les faux cils noircis, l’enfant se détourne. Les yeux se cachent pour ne pas rencontrer ce visage blafard. Mains qui fouillent. Sexe qui prend. Sourire d’extase. Elles sont là, offertes, vitrine pays qui se donne. Exotisme assuré pour voyage payé rubis sur ongle.
Ongle qui se casse. Il fait noir, la suie absorbe les regards. Miroir sans teint. La mine charbon les vieillit peu à peu. L’enfant s’accroche aux parois de sa vie, l’espoir s’enfuit. Sur sa peau chocolat traces indélébiles. Ventre vide et colle à sniffer. Ame perdue pour dollars perçus. Cigares au bec, les moustaches arrogantes scrutent et jaugent : millions !
Millions de petits cœurs qui se meurent. Entre haine et sueur. Enfants sans parents sans avenir sans rêves. Crève-cœur.
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Écrit par Nath
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26-02-2008 |
Premier bouquet. Fleur de printemps, bourgeons mimosa, air impatient. Températures hivernales pour matins perdus. Températures soleil pour après-midis de rêverie. Petites boules jaunes envahissent jardin et maison. Clochettes duveteuses pour feuilles ciselées. Les murs s’égayent. Le parfum hante cœurs qui sommeillent. Encore un peu de patience.
Je me fais givre peu à peu. Me déguise. M’apprête à affronter le renouveau. Jonquilles fardées, audace, je joue sans strass. Herbe tendre recueille petites foulées. Mes cils se rosée du matin. L’Astre se roule, maboul, boule rouge à l’aurore. Tu sais ? Ecrin givre pour rubis solitaire. Campagne emmitouflée, écharpe enroulée, bonnet sur la tête.
Je conjure le sort et cueille l’aprilée pour habiller mon dedans. Intérieur gelé. Pour le goûter, je me lézard chaleur devant Râ. Allégeance ancestrale. Folie égyptienne passagère. Je vous aime.
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Écrit par Nath
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25-02-2008 |
Il s’appelait Cooky. Chouchou. Cookydoo. Chéri. Multitude de noms pour mâle noir aux poils luisants. Un an. Un an qu’il nous a quitté. Qu’il s’en est allé. 4 ans. Jeune fougueux au regard de braise. Pelage doux et crocs en avant. La gentillesse au bout de ses pattes. Griffes qui percent pour jeux de dents et de coussinets. Regard tendresse quand sur son dos la main se fait velours.
Un coup en dessous, un coup au dessus. Câlins à profusion. Oreilles qui se dressent au mot « gâteau ». Truffe qui fouille et montre le chemin. Il ne se trompe jamais. Même si je m’amuse à changer la cachette. Debout, très haut, pattes contre poitrine pour affirmer son envie de promenade. Laisse inutile, il court sur la plage et plonge dans l’onde pour ramener noix de coco. Il est friand de ce jeu. Mouillé, collé, pané de sable il dépiaute, mord, arrache et enfin ouvre le fruit convoité. Coups de langue et lape la chair blanche. Adroit. A moi. A lui aussi. Son chien. Son compagnon de jeu. Mon toutou. Mon compagnon de tendresses.
Entièrement dévoué à nous. Monte la garde et aboie. Effrayant de violence. Epoustouflant de douceur entre nos mains. Jamais de travers. Toujours prêt à nous amuser. Nous chérir. Nous charmer. Il venait de la SPA. Trop vieux pour être adopté. Son regard nous a croisés. Il nous a choisi. Embarqué, pour la vie. A nos côté il montait sur le lit. Entre nous deux.
Larmes qui s’écoulent. Un an. Un an sans toi mon Chouchou. La blessure est là. Pas encore refermée. Le poison t’a tué. Allongé sur la table de Francis, vétérinaire au cœur d’or, tu as lutté. Trois heures du matin tu allais mieux. Trois heures de l’après-midi tu es parti vers d’autres Paradis. Tu es resté là-bas, sur la plage et les cocotiers. Mais tu es près de nous. Boite magique qui renferme tes secrets : un bout de coco, un gâteau corne de buffle, deux poèmes, un dessin, messages tendresses. Tu veilles encore sur nos âmes.
Pour certains : ce n’est qu’un chien. Pour nous, c’est un amour fidèle. Que ceux qui ne voit que bête se détourne. Mon cœur est assez grand pour aimer hommes et animal.
Tendre Milka est là. Blottie contre nous. Elle ne te remplace pas. Autre personnalité. Autre destin. C’est une douce alliée. Masculin aux poils noirs contre féminin aux poils crème. Je t’aime aussi.
A bientôt Cooky, Chouchou, Cookydoo, Chéri. |
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Écrit par Nath
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20-02-2008 |
Attente impossible. Malades à profusion. Fusion des corps et des haleines. Bas de laine. Expirer. Inspirer. Je me cocon dans ma parka. Trop froid. Fuir ces microbes volatiles. Quel chemin empruntent-ils ?
A côté, un bébé. Plus loin un vieillard. Une toux. Un mouchoir. S’éloigner. Se rassoir. Mon corps est mou. Fuir ces regards qui devinent. Je m’égare. Salle d’attente. Saltimbanque en déroute. Je ferme les yeux. Se recueillir. Cueillir les roses qui s’imposent, s’apposent, s’opposent. Tombeau fleuri à cette attente impossible.
Je me réveille en sursaut. Main qui agrippe le bas de mon pantalon. Frange qui se file. Je me défile. Ding ! Ding ! Dong ! Je souris. Yeux qui pétillent. Je suis pacotille. Jeux de doigts qui me cherchent. Je tête à l’envers. Oublie, perfusion du vide.
Mon nom, enfin. La porte s’ouvre. Docteur. Horreur. Malheur. Suspendue à son stéthoscope je me plisse timide. Corps en accordéon. Je joue mineur. Pas à l’aise sur le cuir noir, tissus blanc qui me dévore les cuisses et le dos. Monstre défait. Bouche ouverte. Oreilles. Nez. Yeux. Cœur. Tout y passe je suis impasse. Et perd : double otite, sinusite ! Me v’là bien !
Attente impossible. Sur son clavier il pianote : remèdes à tire larigot. Le cou dans un lasso qui se resserre : gélules à ingurgiter. Berk ! Le corps se rebelle. J’entends la liste s’allonger. Les mots savants. La voix qui prend de l’avant. Ça y est, je suis prisonnière. Une semaine de drogues en tous genres. Je plie, hémorragie interne. Sens en ci-gît : trop malade pour le service !
Retour maison. Boite à cachets. Un, deux, trois. Lundi, mardi, mercredi. Ainsi de suite. Dimanche verra la fin du traitement. Echarpe au vent. Soleil enfin. Lymphe au repos. L’attente n’est plus impossible, elle se fait comestible : miam, le bout de pain qui fait oublier la pilule !
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