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Écrit par Nath
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26-05-2008 |
Parfois la vie s’accumule. Petit amas de choses, d’instants, de clichés, d’écritures. On est là, spectateur. Rideaux de velours, on regarde. Extérieur nuit. Toujours en retrait. Comme un film qui se déroule à huis-clos. Pas de Festival ni de montée des marches. C’est intime et c’est Godard. Sentiments d’impuissance.
Dans ces moments-là, c’est le vide. Le noir. Blackout total. Engluée dans une boue épaisse, je laisse les engrenages prendrent soin de mon inutilité. Offerte à l’oisiveté. Plus une idée. Ni même une image. Tout est mort. Talent à néant. Ma plume se meurt. Mon diaphragme se noie. Je suis sous l’eau. Sous-marin qui coule. A pic. Et pic et colegram.
Mes doigts ne gambadent plus sur le clavier. La vie s’enfuit de moi. Peu à peu. Poupée de chiffon à l’âme immobile. Je mue en ex-voto accrochée aux murs de ma maison. C’est terrible !!! Angoisse de la feuille blanche diront certain. Panne d’inspiration diront d’autres. Je ne sais plus. Impossible de sortir de chez moi. Pieds cloués au sol. Béton armé. Arme et confidences pour vous ce matin. Brouillard sur mes états d’âme. Mortelles.
Revoir la lumière. Sourire. Parler haut et fort. Je n’y arrive plus. Envie de cocon, de trépasser et de prison. Un seul mot : pourquoi ? Je m’en retourne à ma caverne. Joue avec le mal qui coule en moi. Maladie infectieuse qui se répand. Sournoise. Je m’écrase. Plus d’emphase.
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Écrit par Nath
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23-05-2008 |
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La tête dans les nuages. Perdue. Absente du monde, je m’étire. Loin de tout. De vous. Lever la tête à me rompre le cou. Voilà. Je ne suis plus qu’éther. Ame à la dérive. Je flotte. Papillon perdu.
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Écrit par Nath
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22-05-2008 |
Parfois mes rêves d’ailleurs resurgissent. Palmiers. Etendue d’eau de mer. Dunes de sable. Pays lointains. Gens nouveaux. Cuisine étonnante. Pousse-pousse ou chemin de fer. Peu m’importe. Je suis là, à songer de ces espaces qui m’attendent, quelque part. je ne sais où. Sous d’autres cieux la terre est toujours plus verte.
C’est dans mon sang. Voyager. Prendre le large. Petite navire qui vogue au gré des envies. Deux ans ancré dans un endroit et c’est déjà trop long. Instable. Je sais. Heureusement, mon z’homme est idem. Tandem comme disait Gainsbourg, on s’aime. Même longueur d’onde. Un coup d’ailes pour Nouméa, Saigon ou New Delhi. Melbourne, San Francisco ou Dublin. Ma petite maison nichée au creux de la campagne n’y fera rien. Elle sera mon port d’attache. Mon nid douillet. Mais mes souvenirs seront d’ailleurs. Avec Lui. Avec Elle, petite Océane globe-trotter qui nous suivra à petits pas.
Je ne sais pas encore où. Ni quand. Ni comment. L’idée se trace un chemin. Un an, peut-être, pour y penser. Quand l’envie est là, quand elle nous tenaille, plus rien ne nous arrête. Trouver comment vivre. Sous quelle latitude. Pour y faire quoi ? A voir. A sentir. A réfléchir. Encore et encore. Longues nuits de veilles pour préparer notre future destination et notre futur métier. L’écriture, la photographie et… je me sens bien partout avec ma famille.
Grande nouveauté. Plus besoin de se transformer en tortue. Plus de maison à transporter. Là est notre force. Deux valises. Hop. Nous sommes partis !
Beaucoup d’heures à penser avant un départ. Peut-être…
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Écrit par Nath
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19-05-2008 |
Le ciel pleure. Manteau gris. Soleil pâle. Le joli mois de mai se gorge d’eau par ici. Tapis vert. Nos pas se perdent dans les chemins boueux.
Aucune importance. Quand les angoisses s’atténuent, je me laisse guider par la mélancolie. Etat d’âme imparfait. Impossible à conjuguer. Triste ou gaie. Je ne sais plus. Nuage vaporeux qui flotte entre deux mondes. Je divague et me jette en pâture. Nature. Plus de fioritures. Isolée d’une terre impie qui piétine les lois les plus droites. Parfois.
Mes pensées jouent masque de Venise pour ne pas voir ce qui m’entoure. Cette misère bien plus grande qui menace Afrique, Tibet, Asie… France aussi. Comme Zazie je regarde et… ne fais rien. Poids des souffrances et des peines que je porte. Légère. Je ne suis ni Dieu ni ses saints. Je me contente d’être là, assise, à pleurer silencieusement pour ces âmes qui se meurent.
Un éclat de rire me tire de mon inconscient collectif. A côté de moi, la vie est là. Belle et rousse. Yeux vert et bouille de clown. Mon regard plonge dans le sien. Elle est jolie, ma chair. Comment faire pour qu’elle aussi ne souffre pas un jour ? Pays des libertés… Si tous les hommes et toutes les femmes pouvaient sourirent ainsi…
Rêveries.
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Écrit par Nath
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16-05-2008 |
Encore un soupçon de langueur de noirceur de petite heure qu’il faut attendre. Matin blafard. Nœud au ventre. Veines qui se glacent sous l’effet de la peur. Encore. Lymphe à l’agonie pour matin nerfs en pelote. Laine qui se file. Rouet brisé sous mes doigts flétris. Acculée je me sens au bout de l’insomnie qui me guette. Maudite vie, parfois.
La brume perce les rideaux. Les branches jouent cache-cache fantôme. Ombres délicieuses. Tourments des vents qui sifflent. Les draps sont en sueur mon corps en suspend. Attente. De quoi ? Aurore invariable. Tous les jours c’est ainsi. Je meurs à petit feu. Consumée d’angoisses. Manque de sommeil. Que faire ?
Am stram gram âme à la dérive. Navire esseulé perdu en eaux profondes. Noires. Si fécondes d’hostilité. Je ne suis plus seule. Esprits vengeurs, marelle de vieillards qui se décomposent. Chat perché, loin des ecchymoses. Je m’endors sous la douleur. Rêves d’outre-tombe. Bataille rangée pour l’aube prochaine. Où suis-je ?
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Écrit par Nath
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14-05-2008 |
Journée des enfants. Journée pour ma Nounou. Journée tendre aux sourires éclatants.
Ce sont quelques heures un peu particulières. Lever plus tard pour petit dèj’ face à face. Entre yeux endormis et corn flakes qui pétillent. C’est chaud et frais à la fois. C’est douceur dès le réveil. Suivent les jeux et les câlins. Terrasse soleil pour pain ou gâteaux gourmands. Elle dehors, moi dedans. On se rejoint pour un bout de poisson, un bout de viande, un dessert maison. Après-midi dodo.
Calme dans la maison de pierre. Le silence envahit mes veines sages. L’orage gronde au loin mais le sommeil reste sous la couette. Les effluves du goûter attirent les moustaches de chats. Cacao de travers et bouche ne cœur. C’est reparti pour le jeu. Eviter la pluie, terrier douillet entre les murs de la chambre. Disney illumine son soir.
Quand papa arrive, c’est les bras autour du cou. Baisers mouillés, collés, aimés. Puis la tornade reprend vie et la poussière tourbillonne autour de ses petites jambes qui trottent. Canapé trampoline, je ne peux empêcher ses rires qui envahissent la pièce. Deux enfants : une poilue qui se fait tendre et une rousse qui se fait malice.
Après le câlin et l’histoire du soir, c’est le moment fatigue. Enfin. Elle se repose de sa journée. Et moi aussi. Mais je suis heureuse. Je la vois grandir, sauter, bouger, jouer. Ces instants sont des perles de brume qui s’évaporent vite. Et elle pousse, comme les belles plantes. Et elle s’accroche à la vie, comme les étoiles qui ne filent plus. Et elle est ma chair, mon enfant, mon bébé pour l’éternité, même adulte. Et je l’aime ce bout de chou qui deviendra bout de femme.
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