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Écrit par Nath
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30-06-2008 |
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La vraie vie est ailleurs. Loin des blogs. Des écrans. Des sensations virtuelles.
La vraie vie est dans les champs. Sous les arbres. Parmi les oiseaux.
La vraie vie est rires. Câlins. Amour.
La vraie vie est chocolat. Pain frais et beurre salé. Plaisirs simples et plus étoilés parfois.
La vraie vie est musique. Cinéma. Théâtre.
La vraie vie est… parfois ici, avec vous. Merci d’être là à me lire. Tantôt gaie. Tantôt triste.
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Écrit par Nath
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26-06-2008 |
Fuir. S’envoler loin du quotidien. Des ailes dans le dos et des rêves plein la tête. Avec toi. Avec elles. Au bout du monde. Trouver la paix intérieure. Quête absolue. De qui de quoi pourquoi ?
Est-ce les beaux jours ou bien l’envie d’ailleurs ? toujours. Envie tenace qui m’enlace éperdument. Jamais seule. Accompagnée de vous. De toi, d’elles.
Suis-je un ange aux plumes rognées ? Suis-je ainsi entravée pour ne plus m’envoler ? Plus de certitude. Gouffre béant qui m’accueille. Solitude perverse. Attachée à mes pierres je ne bouge plus. Pourtant je le voudrais. Avec toi, avec elles.
Monde virtuel en parenthèse. Pas tout à fait. Bientôt. Doutes et désillusions. Ne plus écrire ne plus parler. Ecouter et partir. Saut de puce. Pourquoi pas ? Un deux trois m’abandonner à la fin de ce blog.
Mais ce jour n’est pas encore là. Pas maintenant. Pas encore. Bientôt. Une pause. Un répit. Une alcôve à préserver. Une âme à rêver. Pour ensuite m’échapper avec lui et elles.
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Écrit par Nath
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25-06-2008 |
Qui saura enchaîner mon âme pour mieux la laisser libre et enfin la captiver toute entière ?
Toi ? Tu détiens déjà les clefs de cette mélancolie qui s’impose. Qui s’appose. Qui se repose. Au creux de moi. Je suis cet écrin fragile qui s’immobilise contre toi. J’attends. Avec patience. Avec impertinence aussi. Un coup de griffe. Un coup de baiser doux. Un coup de croc.
Qui saura m’enlacer pour mieux me retenir et laisser mes ailes s’envoler ensuite ?
Toi ?
Je suis particule qui se fond en toi. Tu m’adopte me couve me supporte. Electron libre qui ne sait plus où se poser où s’entraver où s’enliser. De ton ADN je suis conquise. Attrape mes comètes et je m’enfuirai ailleurs. Loin et près de tes bras. Paradoxe en suspens.
Je m’oublie. Je te mémoire, empreinte sur ma peau. Douce. Respecte mes silences et mes errances. Voyages. Délecte-toi de mes insuffisances.
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Écrit par Nath
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24-06-2008 |
Ma vie au bord du rasoir. Sur un fil, j’avance pas à pas. Le regard clos. Le passé s’englue dans des mes souvenirs effacés. Mon avenir se joue sur la tranche. Roulette russe. Parfois. Seule et entourée. Aimée et choyée. Le précipice me fait clin d’œil. Cyclope en mal de tendresse. Lancinante musique m’enrubanne de doutes. De perles rares et de miel. Je regarde un peu. Beaucoup. Passionnément mes filles. Mon Z’Homme. Margueritte que je déshabille lentement. Choisir entre le ying et le yang.
Etat d’amnésie. Mon sang s’écoule mes veines se contractent mon corps se meurt. Lianes qui s’emparent et griffent. La bouche aux aguets je disparais. Serpent muet. Entortillée. Squelette encombrant que faire ? S’enfuir et mourir ? S’offrir vieillesse et peau de parchemin ? Cornélien.
Allongée sur épines qui froid dans le dos je m’expose. Lueurs d’aube qui me réveillent je suis ailleurs. Côté pile en exergue côté face en relègue. Je m’église pour les damnés : le chœur en silence. Vœux d’obéissance. Rideaux qui dissimulent mon être. Mal. Mal être. Etre à la mercy de ces chairs écorchées. Je tombe. Cylindre de suie. De pluie. D’alibi. Je ne suis plus que poussières et cendres. Feu d’absence.
Une main ? Tes yeux myosotis et bouche vermeil. Sentiment de plénitude. M’abandonner. Me donner. Me ressusciter.
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Écrit par Nath
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23-06-2008 |
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Je m’extatique de tes yeux. De tes bleus qui ne sont ecchymoses. Je m’osmose de toi. Accord majeur sous le mineur. En sol. En fa ou mi, toujours amis. Plus d’étique. Entravés au lit qui nous lie, fleur carnivore qui s’épanche. Je te bois. Calice duveteux. Moments douloureux. Prise de panique je fuis. Pour mieux m’asphyxier de toi. A bouche perdue. A corps retrouvé. Corde invisible qui nous retient. Danse macabre de nos êtres qui s’emmêlent. Mains qui se touchent. Corps qui se plissent. Envies qui s’éternisent. Je suis tienne. Diabolique.
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Écrit par Nath
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20-06-2008 |
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Le sol se détrempe. Le ciel se noie. Mon âme s’envole. Loin, très loin des clichés usés. Femme, mère, amante. Plus qu’un soufflé éthéré, une illusion d’optique au détour d’un nuage. Je voyage. Seule et au-delà des frontières. Le vent me pousse. Le temps se détache de moi.
Fluide, je suis ainsi en apesanteur.
Flocon corbeau qui flotte. Entre deux eaux. Entre deux airs. Insaisissable. Felix qui potuit rerum cognoscre causas. Je ne suis que questions. Interrogations. Divagations. Tous ces jours à me demander qui, quoi et pourquoi ? Dancefloor improbable où je balance mes pieds, nus. Tourmente d’une musique oubliée. Ça tangue. Navire a facettes. Je ne sais plus où valser. Rythme endiablé pour oublier pourquoi, quoi, qui ? Du ciel à la terre. Je me perds. Corsaire. Puis désert.
Après l’immensité de l’éther, après la mélodie qui scande mon désarroi, je dévore la maladie à pleine dent. Le silence. Le muet. Le goût du vide. A jamais cœur torturé, je m’invisible devant vous. Au centre de rien, de tout. A disparaitre.
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