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Écrit par Nath
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13-11-2007 |
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Migraine. Mi-temps de ma vie. Mitaines et bonnet pour étouffer cette bête monstrueuse qui s’immisce en moi.
Lentement, je la sens qui progresse au creux de mes limbes. C’est froid. Effroi. Je m’efface pour la laisser passer. Clouée sur place. Inerte à cette tempête. L’éponge, je jette. Je ne peux pas lutter. Elle m’emprisonne. Geôle noire et vide. Torture de mes pensées. Anamorphosée. Je suis tordue sous le poids de l’attaque. Je claque. Mon fouet m’échappe et tombe à mes pieds.
Des jours entiers je lutte. Bras et jambes liés à mes draps. Tout est noir. Mes persiennes restent closent. J’implose et explose de haine. Migraine. Haine à plein temps pour ce monstre furieux qui vole ma vie. Pluie, soucis, je me dénie.
Je détourne ma tête. Fuis les miroirs apposés aux murs de mes angoisses et laisse couler ce liquide abscons qui s’empare de mon être. Mal être. Je m’esquisse au cinquième jour. Un œil puis un deuxième. Enfin je desserre mes poignets et mes chevilles. Me voici debout. Chancelante à ses pieds. Elle m’a terrassée ! Encore et encore. La vie s’est arrêtée.
Dehors le ciel est haut. La terre se gèle et les cris de mes enfants résonnent à nouveau. Le soleil me sourie faiblement, les corbeaux s’époumonent et mon z’homme, enfin, retrouve celle qu’il aime. |
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Écrit par Nath
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12-11-2007 |
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Feeling blue. Bleu comme le ciel qui m’emprisonne de sa bonne humeur. Jaune comme ce soleil radieux qui me souffle des murmures d’automne. Mais non, rien n’y fait. Je suis absente de tout sentiment, de sourires, de présent. Le bleu du ciel m’ennui. Le soleil m’englue.
Je m’effrite l’âme sur les parois de pierre de mon cœur. Voilà encore ces hautes murailles qui s’élèvent autour de ce membre parfois engourdi. Je fuis. Les soucis, les envies, les rêves non épanouis. Je me sarcophage dans mes pensées.
Un jour avec, un jour sans. Cent souffles qui s’opposent, se sclérosent, m’apposent un sentiment d’inachevé. Je suis triste. Pourtant je suis là, je vis, ris, souris. Pour qui ? Pourquoi ? Tant de questions qui s’agglutinent à mon corps, à ma peau, à mes os. Je me sens enchaînée à ma non vie. Tant de solitude ! Eparpillées en morceaux sur le sol de mon existence. Le chant du cygne.
Il faut se relever. Se battre. S’achever. Trouver son rythme. Sortir de la crypte et rejoindre le ciel bleu et le soleil radieux. Finir ses phrases, former ses mots, travailler dur pour l’extase. Courage. Pour eux, pour moi. Je me détourne un instant de ma solitaire quête et marche vers la lumière qui me guide vers vous. Enfants, z’homme, toutou.
Je me dilate en flaque épaisse et boueuse auprès de mes semblables pour éviter le pire. Je m’accroche, m’enchaîne à la roche. Sans sanglots je caresse mon bréviaire, phare de mes calvaires. Je me hisse sur la plus haute marche et enfin retrouve un peu d’air. Je suis là. Femme et maman. Ecrivain torturée aussi, laissant mes mots dériver vers d’autres ailleurs. |
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Écrit par Nath
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07-11-2007 |
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Je glisse sur le temps qui me recueille dans son nid, douillet. Les nuages passent, lentement, flocons de pensées. Au dessus de ma tête, ils déploient leurs ailes douces. Pour fuir mes blessures, je fuis. Maquis. Expie. Loin des terres peuplées, je m’enveloppe de silence et d’avenir. J’oublie.
Je glisse sur le cadran de cette horloge. Oscillent les aiguilles qui me chassent du passé. Composé. Plus qu’imparfait. Je ferme les yeux sur ce sablier qui me regarde fuir, encore. Tic-tac. Je me dissous. Sous mes paroles muettes qui se perdent en labyrinthes tortueux. Je m’éloigne de mes affres. Les brûlures s’éparpillent en fumée. Grises et sombres. Un toit de cendre. Comme les nuées d’oies qui voyagent et se perdent.
Je glisse sans talent sur cette pente trop dure qui se dévale à mes pieds. Mes sentiments s’écoulent au ruisseau de mes angoisses. Les chairs se fendent. L’âme se torture. Le corps scande mon péril. J’écoute mon sang s’épancher et se fondre, mes veines s’échappent comme de petites brindilles fragiles. Fleuve à l’agonie je deviens tombeau. Alors je m’éclipse pour toi, pour moi, pour nous. volute impalpable sur l’éther clair. |
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Écrit par Nath
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05-11-2007 |
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Je me dévoile, un peu, pourquoi pas, peut-être, je ne sais plus, je suis timide. Cœur livide. Corps d’argile. Ame sensible. Mémoire hémophile. Je suis nue devant vous. Cachée. De dos. Tatouage. Encre en moi. Entre en moi. Pas trop, juste un brin. Mon « derrière » est plus beau que mon « devant ». Ne sois pas déçu. Je suis ainsi, fille déchue. A tes pieds je ne suis que flaque. Sang qui se répand. Sans alibi je suis. Présent, cadeau, il est temps. Pas encore. Détourne ton regard. Voilà, tu peux le poser. Pas trop vite. Ni trop fort. Juste une caresse. Un cil qui balaye. Un iris qui se détourne. Je suis là, toute à toi.
PS : le titre de ce billet m'a été soufflé par un morceau absolument génial de ma jeunesse : Iron Maiden, Piece of Mind (titre de l'album) |
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Écrit par Nath
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22-10-2007 |
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Un coup de fil. Un seul coup de téléphone et je me sens sous terre. Une simple ligne, des ondes et des mots. Surtout. Des mots incendiaires. Médiocres, venin de sorcière. Phrases assassines sur sentiment qui déçoit. Toujours le même scénario. Le film est joué d’avance, dans la même salle, depuis des années. Pourtant cinéphile, je n’aime pas ce spectacle. Le script y est méchant, la réalisation maudite et le jeu des acteurs pathétique.
Il n’empêche… même si je connais la fin par cœur, la sentence me blesse. A chaque pique. As, roi, renne. Je ne suis que le valet de la farce. Condamnée d’avance, harpie qui me murmure des couronnes d’épines. Mon enterrement se fait depuis de si longues années. La procession est longue. Je creuse ma tombe à la force de mes douleurs et de mes peines.
Maman, pourquoi t’acharnes-tu ainsi ?
Papa, pourquoi restes-tu de marbre ?
Entre deux coups bas, je me repose sur Tes épaules, mon z’homme, mon havre de paix, mon phare dans la nuit, témoin muet. Tu pleures pour moi. Souffres en moi. Cries pour ces injustices prononcées à voix même pas basse. Puis tu consoles, cajole, tes amours ont le monopole.
La vie reprend son cours, eau calme qui se plie et se délie, jusqu’à la prochaine infamie. Alors je rechute. Camée sans sa seringue qui lui serine : NON ! Plus jamais ça. Je replonge dans cet enfer, laisse ses mots s’injecter en moi, veines cramoisies de haine. Je me dégoûte, je la redoute sans doute. Morphine a rebours, tu amplifies ma haine pour toi. Je crève de te voir loin de moi, porte close, enfin.
Je ferme les yeux. Pense à Toi. A nos amours qui me désintox de toi, maman. Drogue à vie, peine à endurer jusqu’à ta fin. Je ne pardonne pas. Je ne peux plus. |
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Écrit par Nath
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18-10-2007 |
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Hier soir, pas le moral. Envie de disparaître et envie de mon z’homme, vite. C’est impérieux comme désir ! Le savoir loin de moi pour une longue, trop longue journée de boulot, ça me déprime. Après avoir travaillé ensemble jour et nuit, nous voici à nouveau séparés pour d’éternelles heures sans nous. Je sais, c’est puéril mais c’est ainsi. Après avoir connu le pire, je connais le meilleur. C’est le bonheur. Aussi, je n’aime pas, mais pas du tout, être séparée de Lui.
Hier soir donc, après avoir écris, corrigé et donné à manger à la petite, j’avais envie de bouger. Et puis voilà mon z’homme qui m’appelle : je suis là, tout près, devine quoi ? Je me précipite dans la cour pour apercevoir mon Amour rayonnant et un paquet joliment caché disposé sur le rebord de l’escalier de granit. Le dernier Alpha 700 de Sony !!! Mon appareil est en réparation, je désespérais de partir en vacances sans lui. Et me voici l’heureuse propriétaire d’un réflex numérique tant rêvé !!! Quelle joie !
Tout s’évapore autour de moi, je me focalise sur ce nouvel appareil. Réglages, chargement de la batterie, je suis aux anges. Ses yeux pétillent à me voir ainsi. Second effet Sony, il va pouvoir récupérer mon ancien appareil…
Aujourd’hui, c’est ravioli, mercredi. Ma fille est à la maison, séance photo pour elle et ma chienne qui n’attendent que ça pour tourner dans tous les sens et me faire mitrailler à toute vitesse. Aussitôt shooté, aussitôt chargé dans mon PC. Oh qu'elles sont belles !
Merci mon Amour pour ce cadeau inattendu et espéré. Je te promets de jolies photos nues de toi.
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