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Écrit par Nath
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11-04-2008 |
Je tombe, nuit sans fond, lune au repos. Sommeil agité sur corps endormi. Je ne sais plus qui je suis. Sous mes ténèbres je contemple un orage. Pluie. Brume. C’est fini. Le plafond du soir s’écroule sur mon armure. Emmurée à vos baisers épines je m’échappe. Folle en filature. Rature. Ecorchure.
Un long manteau de soie m’agrippe et me retient. A ce sapin je suis enchaînée. Maudites vérités. Je m’évapore à vos questions. Non. Je ne suis pas comme cela. Ni comme cet autre là. Je suis au-delà. Ailleurs. Un cœur en hiver. Loin de l’agitation. Enigmatique pour ce cirque. Pantins qui m’agrippent. Evangélisation de mes pensées. Ecocide. Me voici désœuvrée.
Les mots ne franchiront pas ma bouche. Elle restera cousue de fil noir. Pourquoi me chiner de la sorte ? Mutisme profond. Je touche le fond.
Regard au hasard, hagard. Sueur qui dégouline en rivière d’argent. Joues trempées de pleurs. Je me réveille. Songe qui plante en mon jardin tulipes grises. Je jardine une fois éveillée. Sème et récolte. Bulbes laineux de froid. Je n’aime pas cultiver. La moisson se naufrage, je suis coquillage. Fermée au monde. Je m’inonde en triste Joconde. Anti-faconde.
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C'est à clause des cartons ça
Tes textes, qu'ils soient mélancoliques, sombres, amoureux,... sont toujours si beaux