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Écrit par Nath
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02-06-2008 |
A ton front, perlent gouttes. A ta gorge soupirent râles. Tes yeux pleurent de peine. Tu es souffrant. Ta voix se perd, caverneuse. Tu es feu et glace à tour de rôle. Angine certainement. Pauvre Amour ! Je n’aime pas te voir ainsi. Sans dessus dessous. Corps à la renverse et l’âme essoufflée. Tu es une ombre qui se dessine sur les murs de notre maison. Malade.
Bisous. Câlins. A genou. Tout pour que tu recouvres ta santé. Grog « maison ». Souvenir des Antilles : rhum, miel, citron vert. Un zeste de cannelle, de muscade, de tendresse. C’est chaud et c’est fort. Ça calme, ça cautérise, ça désinfecte ! Nuit à tourner, virer, expier. Un lendemain plus serein. Malade.
Il faut repartir. Torpédo. Boulot. Plus de bobo. Etre fier devant les autres. Patron. Collègues. Coup de fil. Tu es encore patraque. A fond de cale. Un effort. Sourire. Avancer. Travailler. Je t’envoie mille baisers. Ce soir sera réconfort. Entre mes bras le calme se fera. Aspirine et grog encore. Malade.
Deux jours d’errance. Deux jours d’absence. Le cœur se noie sous les microbes qui s’agitent. Mais demain ils seront vaincus. Adieu. A nous deux nous auront combattus pour chasser les intrus. Mascarade.
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