|
Écrit par Nath
|
|
02-10-2007 |
|
Il pleut sur ma campagne. J’ai l’âme qui prend l’eau. Qui dégouline de pleurs. Je suis naufragée de mon bateau. Qui coule. S’abandonne. Ne combat plus les flots. L’averse se déverse. Je suis à la renverse. Sous mon poids s’écroule ma vie. Elle qui ne m’a jamais sourit. Elle s’enfuit. Alors je laisse l’onde me parcourir. L’amer m’ensevelir.
Coquille vide, je dérive. Mes liens se sont détachés. Mon corps flotte au gré des courants. Atmosphériques. Ombre symbolique. Ce matin, je me philosophique. Mes membres décousus, je perçois les fils de mon eau qui s’arrachent de mes os. Je suis blessée. Peut-être. Une certitude. Je ne voulais pas naître.
Alors il me faut disparaître. Pour ne plus être. Couper ces filaments qui s’enlacent encore à ce monde. Imprécis et enfiévré.
Je ne suis plus
Qu’une vaine âme superflue
Une veine qui s’entrouvre
Au néant de mes absolus
|