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Écrit par Nath
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18-02-2008 |
Un œil puis deux. Dissimulés sous le fard, je maquille mon ennui. Un trait de noir au ras de mes cils. Le théâtre derrière les couleurs. Sombres pigments. Irisés puis brisés. Je me sens costume taillé.
Le mascara faux semblant. Le masque prend forme. Poudre de plomb pour visage rond. Les pommettes se rose pâle quand le soleil s’évapore. Sous le barbouillage je suis transparente. Coquille vide qui observe. Persiennes à demi vermoulues. Bossues. Me voici inaperçue.
Pour finir l’ornement, je me rouge à lèvre sèches. Peaux du pantin qui se desquame. Chips pommade. Je me dissous. Issue fatale.
Peinture vivante, je cache mon ombre des signes extérieurs de lumière. Suie contre immaculée, je suis. Bravade du temps qui berce de lourdes illusions. Je me fièvre au corps ce soir pour affronter l’oubli de ma mémoire. Dans les ruelles je me baigne, inconnue meurtrie, je m’alcôve sous les grimaces poussières. Ainsi déguisée je trompe les regards qui m’ignorent. Cadavre en sursis, pas même exquis, vaine enfant, de peur je frémis.
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