Le long couloir
Écrit par Nath   
17-02-2008
Long couloir étroit. D’un côté je penche. De l’autre je trébuche. Allumette frêle. Embuche. Je me consume. Feu de bûche. Le noir m’absorbe. Vilaine aux bras décharnés qui laissent traces. Globules cafard. Sérum trop tard. Poison létal. Dans mes veines coule ton amour.

Je me flagada d’un coup pour échapper à la vie. Jambes guimauve. Barbapapa toute rose, je gamine éperdue. Tout le poids de mes efforts s’abat sur mes émois. Mauvaise farce. Barbamama je n’en veux pas !

Long couloir étroit. La mort circule sur les murs. S’effritent alors lambeaux de chairs abîmées. Je l’entends qui hurle. Plainte sourde au timbre lyrique. Musique muette, alouette, qui perce mes ouïes. C’est fini. Accalmie. Puis la jérémiade s’affole. Murmure gelé aux mains d’albâtre qui étreint mon cœur. Entre la poigne, je m’étouffe.
 
 

Que fais-tu là ?

Il est tard et tu m’anesthésies. Os et peau de chagrin. Vide.

Que fais-tu là ?

De ta bouche vermeille tu imprimes ton baiser charnel. Souffle court. Volutes d'ires. Je ne suis plus que fibres. De verre et de vers qui rongent. De toi je suis ivre. Cueille-moi, douce capucine, enfin pétales qui s’offrent au vent. Mauvais.  
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