Ire à fuir
Écrit par Nath   
19-12-2007
Je suis le soir et le jour. L’espoir et le détour que je prends pour m’enfuir. Loin de toi. Mains gantées qui me poursuivent. Pourchassent. Pour quoi ?

M’évader de nos disputes. Chamailles qui se défilent. Filtre de nos émotions. Trop fortes, angoissée à en mourir. De pleurs. Coups de gueule, coup d’étoile philanthe. Dard empoisonné qui se décoche. Guêpe qui se pique. Adversaire droit devant.

On s’oublie. Toi et moi. L’amour à terre, vague sentiment. Le sang coule à flot. Flèche vers ton cœur qui s’emporte. Portes qui se ferment. Je suis ce curare qui s’empare de tes émois. Tout se gâche je m’entache de venins. Sirènes au chant d’ébène. Je suis vaine. Claustrophobie. En moi, en toi, en nous c’est fini. Je pars et je claque le pas.
 
 

Haine fugitive. Le sens de ma vie s’interdit. Je suis harpie. Courroux sans fin qui t’enlise à la douleur. Je suis massacre pour ce jeu entre nous. Boule qui déboule, quilles qui s’écroulent.

Quant vient le noir, poupée de plastique, je sombre. Entre tes bras, cadabra. Je suis sorcière naufragée, abandonnée à ton âme qui m’appelle et me guide. Lumière douce. Réchauffement de ma planète. Poème ancien qui se déclame à mes pieds. Sentinelle calme et sereine tu m’éblouis de candeur. Mon cœur ne se chamade plus, il tremblote bleu comme tes yeux. Saphirs qui m’attirent pour un baiser sans fin.

Je suis le soir et le jour. L’espoir et le détour que je prends pour nous unir. 
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