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Écrit par Nath
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06-05-2008 |
Il est loin le mois de mai. Entre coup de soleil et coup de pluie. Mars est son jumeau. Entre sueurs froides et sueurs chaudes. Dilemme insupportable. Il fait gris, il fait bleu. Cache-cache. Quelle saison sommes-nous ?
Je me prépare pour longue promenade à travers bois. Ciré jaune, au cas où. Je sors, il grêle. Je roule, il pleut. Je marche, il trempe mes pieds. Je rentre, il fait soleil. J’enrage. Feu de cheminée. Demain il fera meilleur. Draps qui sèchent au vent. Terrasse baignée de chaleur. Jeux d’enfants dans l’herbe fraîche mais accueillante. Tout est sec de la veille. Les oiseaux s’éparpillent dans le ciel et chantent. Heureux. Je souris à tes yeux saphir qui reflètent l’éther.
Et voilà l’orage. Coups de tonnerre. La lumière zèbre la nuit de son implacable ardeur. Presque jour. Bruit assourdissant pour peur incontrôlée. Vite, clic clac au fond de mon alcôve. Derrière les rideaux la pluie se déverse. La couette m’appelle pour câlin douceur.
A l’aube, le plafond bas des nuages annoncent encore concerts de gouttes. Flic flac floc. Je repasse ne boucle « la chanson de la pluie » dans ma tête. Bambi, roi des enfants. Mais il dansait à la naissance du printemps, pas à l’aurore du mois de mai, fait ce qu’il te plait ! Que nenni. Il fait glaglagla encore et mon écharpe me protège vaillamment. Mon imper me calfeutre aux intempéries houleuses et capricieuses. Foi de râleuse !
Demain verra-t-il un astre puissant et chaud se lever ?
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