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Écrit par Nath
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19-06-2008 |
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Le sol se détrempe. Le ciel se noie. Mon âme s’envole. Loin, très loin des clichés usés. Femme, mère, amante. Plus qu’un soufflé éthéré, une illusion d’optique au détour d’un nuage. Je voyage. Seule et au-delà des frontières. Le vent me pousse. Le temps se détache de moi.
Fluide, je suis ainsi en apesanteur.
Flocon corbeau qui flotte. Entre deux eaux. Entre deux airs. Insaisissable. Felix qui potuit rerum cognoscre causas. Je ne suis que questions. Interrogations. Divagations. Tous ces jours à me demander qui, quoi et pourquoi ? Dancefloor improbable où je balance mes pieds, nus. Tourmente d’une musique oubliée. Ça tangue. Navire a facettes. Je ne sais plus où valser. Rythme endiablé pour oublier pourquoi, quoi, qui ? Du ciel à la terre. Je me perds. Corsaire. Puis désert.
Après l’immensité de l’éther, après la mélodie qui scande mon désarroi, je dévore la maladie à pleine dent. Le silence. Le muet. Le goût du vide. A jamais cœur torturé, je m’invisible devant vous. Au centre de rien, de tout. A disparaitre.
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