Extatique
Humeur
Écrit par Nath   
22-06-2008
Je m’extatique de tes yeux. De tes bleus qui ne sont ecchymoses. Je m’osmose de toi. Accord majeur sous le mineur. En sol. En fa ou mi, toujours amis. Plus d’étique. Entravés au lit qui nous lie, fleur carnivore qui s’épanche. Je te bois. Calice duveteux. Moments douloureux. Prise de panique je fuis. Pour mieux m’asphyxier de toi. A bouche perdue. A corps retrouvé. Corde invisible qui nous retient. Danse macabre de nos êtres qui s’emmêlent. Mains qui se touchent. Corps qui se plissent. Envies qui s’éternisent. Je suis tienne. Diabolique.
 
 
 
Ma Plaie
Photo
Écrit par Nath   
20-06-2008
Si je t'invente des lendemains qui chantent
Vois-tu le noir de ce tunnel ?
Sais-tu l'espoir quand jaillit la lumière ?
Ton souvenir ne cessera jamais
De remuer le couteau dans ma plaie.

Mylène Farmer

 
 
Egarée
Humeur
Écrit par Nath   
19-06-2008
Le sol se détrempe. Le ciel se noie. Mon âme s’envole. Loin, très loin des clichés usés. Femme, mère, amante. Plus qu’un soufflé éthéré, une illusion d’optique au détour d’un nuage. Je voyage. Seule et au-delà des frontières. Le vent me pousse. Le temps se détache de moi.

Fluide, je suis ainsi en apesanteur.

Flocon corbeau qui flotte. Entre deux eaux. Entre deux airs. Insaisissable. Felix qui potuit rerum cognoscre causas. Je ne suis que questions. Interrogations. Divagations. Tous ces jours à me demander qui, quoi et pourquoi ? Dancefloor improbable où je balance mes pieds, nus. Tourmente d’une musique oubliée. Ça tangue. Navire a facettes. Je ne sais plus où valser. Rythme endiablé pour oublier pourquoi, quoi, qui ? Du ciel à la terre. Je me perds. Corsaire. Puis désert.

Après l’immensité de l’éther, après la mélodie qui scande mon désarroi, je dévore la maladie à pleine dent. Le silence. Le muet. Le goût du vide. A jamais cœur torturé, je m’invisible devant vous. Au centre de rien, de tout. A disparaitre.
 
 
 
Prince jardinier
Humeur
Écrit par Nath   
18-06-2008
Trois petits tours et puis s’en vont. Mes tourments lorsque je suis près de toi. Paume de douceur, tu sais récolter mes émois. Larme de jais qui perle, je suis à l’abandon. Jardine mon Prince, jardine mes prés salés à force de tant de rivières déversées. Le long de mes joues des traînées noires. Le long de mes états d’âme, un fleuve amer.
 
 
 
Blank
Humeur
Écrit par Nath   
17-06-2008
L’inspiration à terre. A ramasser à la petite cuillère. Petit tas de rien du tout qui traîne, solitaire. Que faire ? Laisser passer le flot du nant. Se forcer à écrire des lignes vides de sens. Draguer l’immensité de ce trou noir et  s’effondrer ? Aller de l’avant, foncer et tout faire pour retrouver un semblant d’encre à déverser.

Dans l’expectative la plus complète, je rêve. De tout de rien. Afrique, photos, tendresse, Nounou, Toi et moi réunis. Tout je vous dis ! Rien je vous prédis !

L’âme enterrée sous la culpabilité de ne rien créer, je divague. Un coup à droite, un coup à gauche. Lundi comme vendredi. Dimanche comme mercredi. Life goes on… avec ce petit pincement au cœur qui me dévore : où ma plume s’en est-elle allée ? Là, devant ce clavier, mes doigts se crispent. Mon cœur s’emballe. La colère monte de tant d’absence. Que dalle ! Pas une broque ! Pouic ! Mes dictionnaires restent pages closent. Mon regard se fait trou de mémoire, mes souvenirs s’antichambrent et se déguisent. Malfrats ! Voyous qui me lâchent et m’oublient dans un coin.
 
 

Quand je tente l’effort, c’est ire qui m’attire. Je m’englue dans la myrrhe. Un jour je serai l’ambre découverte par archéologues désireux de travailler sur ce cerveau fossilisé et si disparu. Les idées… à la poubelle ! Lame de fond qui m’emporte dans un tourbillon de colère. Ce n’est pas faute de vouloir.

Pour ce soir, je déconnecte… 
 
Particule
Humeur
Écrit par Nath   
16-06-2008
Une lumière. Une ombre. Une ligne. Un trait. Un point au milieu de l’univers. Voilà ce que je suis. Infinie et noyée. Au milieu de tout. De vous. De moi. Grain de sable à la dérive sur ta main de velours. Au bout de tes doigts je m’attache et respire. Enfin. Embruns frais et humides. Vagues de désir. Sentiment de calme. Eternité au creux de ta main.

Pendant que le monde bouge et tourne, je m’arrête. Net. Corps en statue. Je m’hypnotise de toi pour mieux m’ouvrir ensuite. Eponge sauvage mal taillée j’absorbe. J’accueille. Reçois les particules en mouvement qui m’entourent. Parfums enivrants ou effluves détestables. Je renifle tel un chien la truffe au vent. Nez granité et flair en éveil. Mes yeux se ferment. Mi-clos. S’entrouvrent à volonté sur couleurs et aquarelle qui bouge. Pépite immobile à l’abri des regards. Cachée sous ta peau, je fonds en larmes. Parfois. Trop de misère, de galères, de gens à terre. Planète interdite. Qui sont ces gens qui meurent ?
 
 

Vigie fatiguée de balayer mon regard, je m’aveugle honteusement à ce monde. Plus de famine. Plus de violence. Plus de nature que l’on égorge. Sous mon masque de cire, je reste dissimulée. Trop de soleil et mon déguisement se fond. Tout comme Icare je tombe. Tombe. Tombe. Vol prématuré et tué. Adieu pensées altruistes. Il faut vivre pour soi. Pourquoi ? 
 
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