Moucharabieh
Photo
Écrit par Nath   
05-04-2008
Le monde est une prison où il n’y a ni espoir, ni saveur, ni odeur. Une prison… pour ton esprit.

Andy Wachowski (Matrix)
 
 
 
Paysages bretons
Photo
Écrit par Nath   
04-04-2008

 

L’heure est à la photo. Celle qui délimite les rivages, les brouillards, les jolis paysages. Les visages ? C’est pour bientôt. Je vous laisse ce matin découvrir mes landscapes bretons. Ils sont changeants, comme la pluie et le beau temps. Ils sont beaux et émouvants comme mon humeur au printemps. A la fois calmes et tempêtes.



 
 
Près de ma nouvelle demeure, champs et vieilles pierres. Mais aussi mer et vagues. 30 kilomètres, ce n’est pas si loin. Je parcourrai dune et bateaux échoués, petits ports et marins pêcheurs.


 
 

Mais en attendant ces changements, je vous laisse à mes brumes.



 
 

PS : je vous rappelle que toutes les photos de ce blog sont cliquables !

 
 
 

 
Foetus
Humeur
Écrit par Nath   
03-04-2008
Il est des jours où, je ne sais pourquoi, le temps s’enlace à moi. Inexorablement. C’est ainsi que je suis. Bercée par ces affres ou ces pitiés. Tantôt chaud. Tantôt froid. Nuages qui dansent ou soleil qui berce.

Quand la pluie d’amoncelle au dessus de mes pensées, je m’éparpille. Me dilue. Me fonds en sucre d’orge. Me fœtus à la terre come un nouveau né. Ces jours-là, plus rien n’a d’importance.

Couchée. Allongée sur le sol. Absorbée. Ame qui s’amère de pleurs. Triste. Malade. Je ne vois plus ce qui m’entoure. Nouveau calque, remplir de gris, laisser l’opacité à 100%. M’emmitoufler de pensées vaines et lentes. Serpents qui coulent autour de mes ténèbres. Le ciel s’abat ! Torrents de gouttes. Déluge pour mots effacés. Transparente. Je choisis « Riders on the storm » pour dérouter ma peine. Rythme lancinant, guitares saturées. Je suis bien. Presque nue. Cordes à vif.
 
 

Le temps passe. Glisse sur mes chagrins diluviens. Poétesse éperdue au creux de son gouffre. Entre moi et l’infini désespoir. Je n’existe que dans votre inconscient. Ou votre présent. Demain ne sera plus. Peut-être. Je ne sais plus. Les flots de d’éther m’aspirent en volutes. Faim de lutte. La vie me chahute.  
 
Cartons !
Humeur
Écrit par Nath   
02-04-2008
Cartons, cartons et re-cartons ! Par-dessus la tête. La maison croule sous le poids de nos souvenirs enveloppés dans de vieux journaux. Une annonce, une publicité, une photo jaunie et j’emballe mes tasses et bibelots. Pourtant, il ne me reste plus grand-chose.

Grand ménage quand nous sommes partis de la métropole. Grand ménage quand nous sommes partis des Antilles. Grand ménage tout court dans nos vies quand nous les avons quittées. Une à une. Ne plus s’unir aux pensées d’avant. Ne plus s’attacher au passé. Ne plus se raconter comme c’était, avant…

Nous sommes nus. Ou presque. L’essentiel nous lie. Mémoire neuve et pimentée pourtant. Pas facile de tout recommencer. Mais on y arrive. Pas à pas. A bout de bras. On ne regrette pas nos choix.
 
 

Alors je continue. Inlassablement. J’entasse petits tas de chiffons. De verre. De tableaux. De jouets. De draps. Toucher. Regarder. S’enivrer. Ce drap qui a vu nos ébats joyeux ou nos larmes de défaite parfois. Ces jouets qui amusent nos têtes blondes et rousses. Ces tableaux de mon enfance qui égayent les murs. Ces verres où l’on boit chaque jour comme à une coupe d’Amour. Graal. Ces chiffons qui nous habillent chaud l’hiver, frais l’été. Tout notre univers. Là. Entreposé sagement au pied de mes souvenances. Fragiles.

Une autre maison. Un autre lieu. Une autre vie. Encore et encore. Pour ne plus bouger cette fois-ci. S’ancrer comme un bateau à son dernier port. Pas la fin de l’histoire mais la fin des cartons. Oui. Voyager maintenant. Où ? Où le vent nous portera, sûrement. Marins aveugles, nous parcourrons goulûment l’infini.

Mais avant de partir, il nous faut créer notre cocon. Chrysalide qui deviendra papillon. Nous nous aimons.

Cartons, cartons et re-cartons ! Par-dessus notre faîte. Nous voici presque chez nous.
 
Edit à midi : Flannie me cite aujourd'hui ! Merci
 
Je m'édite
Poèmes
Écrit par Nath   
01-04-2008
Je médite
A pleurer à crier à tuer
Je m’évite
A raison dangereuse, folle alliée
De tes nuits
Tu me pépites
D’or au creux de tes doigts
Vite, à corps et à cris
Entre tes respirations saccadées
Je m’effrite
Si ton ombre
S’allonge sur mes fruits
Défendus, à lier
Mon âme à la tienne
Tout s’agite

Je ressuscite
Pour toi en moi entre nos bras
Tu m’abrites
Petite chrysalide
Au bord du suicide
Pas tout à fait tombée
Je me fais consteller
De tâches rousseur
Peau pâle
Visage d’opale
Soleil qui me suscite
Un brin de souffle volé
Déficit
Ma mémoire tombe à l’eau
Loin des bruissements de foule
 
 

Carmélite
En ma cellule, je deviens libellule
Attirée à tire d’ailes
Pour ce ciel, m’échapper
Ne pas me retourner
Et construire mon orbite
Belle réalité entre nos baisers
Nos bouches échangées
Nos mains consumées

Je t’aime 
 
Ma passion musique : Renaud
Music
Écrit par Nath   
31-03-2008
Je ne crois pas vous l’avoir dit. Si ? Non, je ne crois pas. Si ? Non. Bon. Ben, ‘suis fan de Renaud. Voilà c’est dit. Depuis toujours. Ses débuts, ses enfers, ses renouveaux. Avec une préférence pour la période before « putain d’camion ».

Avec cet homme, j’ai appris à parler, j’ai découvert l’anarchie, côté tendre et côté houleux. Comme la mer. Une vague qui donne, une qui reprend. J’ai compris qu’un homme était un puits d’émotions et j’ai compris les gens du Nord. J’ai deviné ses faiblesses. J’ai pleuré sur ses complaintes alcoolisées et ses « Pierrot ». J’ai chanté haut et fort « Banlieue Rouge » et « Laisse béton ». J’ai respiré « Hexagone » et adoré « Adieu Fillette ». J’ai appris la révolte et le racisme. J’ai crié ma haine sur « où c’est que j’ai mis mon flingue » et pleuré de rire sur « c’est mon dernier bal ». J’ai insupporté la drogue et approché le tango. Bref, un livre ouvert sur la vie pour moi et mes yeux de jeune fille. Les poings serrés. Ch’uis devenue une teigne.

Ne me demandez pas pourquoi, c’est comme ça. Je ne vous en dévoilerais pas davantage. Une autre fois. Mais ‘suis dopée à son vocabulaire, à ses idées, à son image. J’avais envie, aujourd’hui, de partager avec vous une de ses chansons vague à l’âme que j’aime à fredonner de temps à autre. Ah oui, je ne vous ai pas dit ? Quoi encore ? Rien. Si. Voilà : je chante. Tout le temps. N’importe où. La musique c’est ma vie. J’aime les notes. Les mots qui les accompagnent. Je fais un « boucan d’enfer » parfois mais qu’importe. J’aime ça. Je ne chante pas trop faux. Je crois. Enfin d’après ce que l’on m’en dit -je ne ferais pas la Nouvelle Star, promis. Et souvent, juste entre nous, ça résonne fort dans ma torpédo… mais shut ! Secret.

Alors aujourd’hui, entre vous et moi, ces quelques maux écrits à la plume par un de mes auteurs favori. J’en ai d’autres, hein… des auteurs favoris… Bientôt. Soyez patients ce blog n’a pas encore un an, vous ne savez pas tout de moi. Je me dévoile un peu plus chaque jour. Comment ça, c’est pas assez ?  Mais si, c’est bien suffisant. Aller, je vous abandonne à Renaud.

J’ai la vie qui m’pique les yeux.

Refrain :
J'ai la vie qui m' pique les yeux
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.

J' m'intéresse plus à grand chose
Même pas fatigué, j' me r'pose
J' bois la vie à toute petite dose,
J' vois plus la couleur des roses.
Dans ma guitare, y a plus rien
Plus une note, plus un refrain.
Dans mes doigts, y a rien qui tient
Dans ma peau, y a qu' du chagrin.

Refrain

Au bistrot du temps qui passe,
J' bois un verre à la terrasse.
J' me dis qu'à l'école de l'angoisse,
J' s'rai toujours l' premier d' la classe.
Me raconter pas d'histoires:
La vie c'est une tonne de cafards
C'est toujours un fond d' tiroir,
C'est toujours un train qui part.

Refrain

J' voudrais vivre rien qu'en vacances,
Qu' ce soit tous les jours Byzance,
Qu' ce soit tous les jours l'enfance,
Dans un monde que d'innocence.
Mais, j' vis au fond d'un abîme,
Tout seul, avec ma p'tite frime ;
Et dans mon dictionnaire de rimes,
Avec amour, y a qu' déprime.

Refrain

Alors l' soir avant qu' j' me couche,
J'écoute chanter la pauv'e souche,
Les mots qui sortent de sa bouche,
Ça m' fait tout drôle, et ça m' touche.
Et tout au fond d' sa détresse
Je découvre tellement de tendresse,
Que même si j' tombe et qu’ j' me blesse
J' dis bonne nuit à ma tristesse.
 
 
J'ai la vie qui m' pique les yeux
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.

J'ai la vie qui m' pique les yeux,
Heureusement, j' suis amoureux,
D'une p'tite fille qui m' rend heureux,
Pas beaucoup mais un p'tit peu.
 
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