Quand tu n'es pas là
Humeur
Écrit par Nath   
14-03-2008
Il fait froid. Il fait vent. Il fait mars. Giboulées. Soleil contre pluie. Plus d’envies. Je m’enfuis. Mon cœur se polaire sous la couette. Quand tu n’es pas là, je me dérobe. Pieds et mains liés. A toi. A jamais. Sahara. Hiver contre été, le combat n’est pas d’hier. Diurne et nocturne. Ame froissée je me dilue loin de tes bras. Trépas. Pensées angoras. Je me perds. Laine feutrée.

Il fait froid. Il fait vent. Il fait farce. Masque chrysalide qui rit. Masque frigide qui pleure. Je suis Terre Adélie sans message de toi. Où es-tu ? Déplacement forcé, je suis absente.

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ».

 
 
Paresse de mes sens. Je songe à nous. Tu m’envoûtes. Charme désuet pour ces milliers de nymphéas qui parfument mon corps quand tes mains me parcourent. Courent. M’entourent. Bientôt. Attendre. Disparaître sous la vie. S’enrouler de racines et s’émouvoir de souvenirs. Chauds. Doux. Gâteau. C’est sucré sous la langue. Regard terne. Englué de caresses à venir.  En finir. Abolir les fuseaux. Berceau de saphirs qui me percent et me déchirent. Greenwich je te hais. Je marche sur tes eaux et je te rejoins. Princesse au destin humide. Je coule. A pic. Sans hic. Je suis Atlantique.

Il fait froid. Il fait vent. Il fait nuages éparses. La nuit approche et les ailes de ton avion frôlent mes mains tendues. Tarmac en suspend pour ton vol. Roues qui se frottent, je m’asphalte pour toi et recueille ton souffle. Encore attendre. Escalier roulant pour trop longs couloirs sombres. 1, 2, 3…

Tes bras qui me protègent. Ton corps qui m’aime. Ton sourire qui m’arpège de rire. Je suis à toi. Adieu giboulées profondes. Boule de neige qui emporte triste figure. Grêle froide s’escrime contre vent Serengueti. Je m’alanguie. Toute à lui.

 
Salon du livre
Humeur
Écrit par Nath   
13-03-2008
Yeux d’enfants qui brillent. Pages qui se tournent. Envers. Endroit. En tous sens. Mots qui jouent sur pages blanches. Je me plume d’oiseau. Encre noire. Crissements sur le papier. Mon regard glisse. Mot magique : livre. Délivre-moi de mes envies de toi, toujours, entre mes mains. Histoire d’amour. Etoile au firmament. Ecrin passionné pour écrivains, idoles.

Je serais petite fille. Monde de phrases, je plonge en toi. Retiens-moi. Samedi. Dédicaces et rencontres. Héros. Tout sauf ordinaire. Visite guidée au gré de mes instincts. Univers non familier, aimé, envié parfois. Je serais là. Enfin. Aux côtés de ces êtres qui s’écrivent. S’inventent. Se racontent en mille facettes. Boule de disco au dessus de ma tête. Boite à pages. Je suis conquise.
 
 

J’attends cet instant avec impatience. Entre blog et blogueur. Visages à dévoiler. Le leur, le mien. Difficile. Araignée prise au piège de ses espérances. Je me toile, cocon sous vox yeux. Envie. Désenvie. Peur extrême. Besoin de vous voir. Disparaître, trou de souris. Fromage pour m’appâter. Vraie vie,  contre-sens. Je me sens piège. Puis je pense à vous, vos lignes, vos mots, vos visites. Voyages que vous faites chez moi, dans mes dentelles et peu mes arsenics, je suis heureuse. Finalement.

Rendez-vous avec la foule qui me piétine et m’agrippe. Muette. Je serre les dents. Derrière mes encres et mes « veuve noire », je me fantôme dans la multitude. Entre sourires et larmes de bonheur.  Je m’invite à vous. Fascination.  
 
Jardin de Pâques
Humeur
Écrit par Nath   
12-03-2008
Bunny ,  longues oreilles au vent se camoufle de brins d’herbe. Poisson loin de son bocal nage avec pâquerettes. Coq qui ne chante pas regarde rosée du matin et œuf sans poule se cache. Chocolat, couleurs acidulées, papier alu. Les jardins se parent de douceurs, de pieds qui courent et de mains qui fouillent. Matin de pâques. Cloches imaginaires qui sonnent et apportent friandises.
 
 

J’étais enfant. Mes yeux pétillaient. Elles sont presque une adolescente et un bébé de trois ans. La découverte des animaux chocolatés les passionnent toujours. Rêve doux à offrir à ceux que l’on aime. Légende, coutume, croyance. Je ne sais pas. Moments tendresses. Diablesses. Loin des paresses.

Cette année, pour la première fois depuis bien longtemps, la tradition se perpétue. Avant elle, la Guadeloupe. Pas facile de trouver un œuf. Un coq, un poisson ou un lapin. Le soleil brûle tout ce qu’il touche et… les magasins sont vides de ces bonbons. Ou presque. Tant pis. Dans l’herbe fraîche de ma campagne bretonne, le cacao fleurira cette année.

Je suis impatiente de voir l’oreille bunny grignotée, trace brune sur la joue. La queue poisson dévorée goulument, dents rayées de rose. Les œufs avalés, le coq dépecé avec rage et fouillé en son ventre pour autres surprises. Instants d’innocence volés sous mon appareil qui crépite. Bientôt. Bientôt Pâques et la joie des enfants.

Et vous, que faites-vous avec vos enfants ?
 
 
 
Je reviens de mourir, Antoine Dole
Lu et approuvé - ou non
Écrit par Nath   
11-03-2008
Des mots durs. Des mots doux. Une poésie à chaque souffle. C’est extrême, c’est froid et chaud, c’est Eve et c’est Marion, c’est pute et soumise, c’est beau tout simplement. Vous qui savez l’importance que j’accorde aux mots… vous qui connaissez mon goût de la poésie…  ce livre est, depuis bien longtemps, ce que j’ai lu de mieux.

Une histoire banale, encore : une femme et un homme. Une femme et des hommes. Coups qui pleuvent. Coups qui se donnent. Coups qui blessent. Une peau striée d’ecchymoses et de pleurs. Un amour inconditionnel qui détruit. Je n’en dirais pas plus.

135 pages d’une douleur poignante. Je suis sous le charme. Une vraie découverte. Merci à Mandor qui reste un vrai découvreur de talents.
 
 
 
Aie confiance
Juste comme ça
Écrit par Nath   
10-03-2008
La confiance en soi. Drôle de petite bête. Qui se cache, se faufile, montre le bout de son museau et hop ! d’un coup d’un seul disparaît. Dissimulée au fond de moi. Recroquevillée seule en alcôve douillette. Oui. Elle se sent bien au chaud. Mais ne me sert de rien cet animal-là !

Comme elle est curieuse ! Timide. Rieuse. Parfois ici, souvent là où je ne l’attends pas, de temps à autre à demi présente. Elle se joue de moi. Friponne ! Alors je capitule. Je ne peux me fier à elle. Amie trop intime qui s’insinue, à pas de loup. Chou. Hibou. Que faire ?
 
 

Elle me délaisse dès que je la sollicite. Me tourne le dos devant vous. Oui, vous. Ecrire, je sais faire. Parler devient trop compliqué. M’exposer, un « je » dangereux. Rouge aux joues. Fard qui se révèle. Derrière mon objectif je me dilue. Pellicule mal développée. J’affronte derrière jeux de miroirs. Je me fais clic-clac pour chambre noire. Ou bien plume encre émois. Je me livre, me délivre, m’enivre de mots. Ma confiance en moi se perd alors. Elle me fait la tête. Boude, méchante. Devant l’Humain me laissera pantoise et muette. Adieu rêves non formulés, ne sais me vendre. Passe à côté de mille projets. Fichue confiance en soi !

J’écoute ta voix, petit Lutin de mon Cœur. Tu me murmures paroles douces et réconfort amour. Là je me détends, confiance en toi grandit peu à peu, haricot magique, graine miraculeuse qui boit tes paroles. La nuit porte douceur. Je me sens prête à affronter marée humaine. Mais le matin survient. Reste parfum de tes mots sucrés. Confiance en soi s’en est allée, elle aussi. Accrochée à toi comme ombre mystérieuse. Je me retrouve seule. Abandonnée. Souvenirs, souvenirs ! Parfois elle m’écoute encore. Sourire et tout devient possible. Merci. 
 
Liberté
Photo
Écrit par Nath   
09-03-2008
Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage.

Périclès.
 
 
 
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