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Juste comme ça
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Écrit par Nath
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20-10-2007 |
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Photo
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Écrit par Nath
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20-10-2007 |
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Il y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète où sont les véritables causes des évènements.
Honoré de Balzac
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Humeur
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Écrit par Nath
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18-10-2007 |
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Hier soir, pas le moral. Envie de disparaître et envie de mon z’homme, vite. C’est impérieux comme désir ! Le savoir loin de moi pour une longue, trop longue journée de boulot, ça me déprime. Après avoir travaillé ensemble jour et nuit, nous voici à nouveau séparés pour d’éternelles heures sans nous. Je sais, c’est puéril mais c’est ainsi. Après avoir connu le pire, je connais le meilleur. C’est le bonheur. Aussi, je n’aime pas, mais pas du tout, être séparée de Lui.
Hier soir donc, après avoir écris, corrigé et donné à manger à la petite, j’avais envie de bouger. Et puis voilà mon z’homme qui m’appelle : je suis là, tout près, devine quoi ? Je me précipite dans la cour pour apercevoir mon Amour rayonnant et un paquet joliment caché disposé sur le rebord de l’escalier de granit. Le dernier Alpha 700 de Sony !!! Mon appareil est en réparation, je désespérais de partir en vacances sans lui. Et me voici l’heureuse propriétaire d’un réflex numérique tant rêvé !!! Quelle joie !
Tout s’évapore autour de moi, je me focalise sur ce nouvel appareil. Réglages, chargement de la batterie, je suis aux anges. Ses yeux pétillent à me voir ainsi. Second effet Sony, il va pouvoir récupérer mon ancien appareil…
Aujourd’hui, c’est ravioli, mercredi. Ma fille est à la maison, séance photo pour elle et ma chienne qui n’attendent que ça pour tourner dans tous les sens et me faire mitrailler à toute vitesse. Aussitôt shooté, aussitôt chargé dans mon PC. Oh qu'elles sont belles !
Merci mon Amour pour ce cadeau inattendu et espéré. Je te promets de jolies photos nues de toi.
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Humeur
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Écrit par Nath
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18-10-2007 |
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Samedi matin : FNAC. Envie de changer d’air et surtout de renouveler mon stock de lectures. En famille, nous voici donc investis d’une mission importante ; trouver mes livres. Un détour chez les 2/3 ans, un autre chez les ados et nous voici enfin en quête de mystérieuses couvertures aperçues ça et là sur le Web. Je cherche. Pas grand-chose. Je consulte ma liste (longue, très longue) et commence à désespérer. A grommeler. A pester. Ben oui, je suis assez coléreuse.
Je me décide et me dirige vers la charmante vendeuse au gilet vert foncé. Elle m’en trouve un, deux puis… plus rien. « Ben non, nous n’avons pas celui-là, ni celui-ci et encore moins ce titre là ». Là, je craque. Intérieurement, bien sûr. Je rêve d’assassiner cette jeune fille et de me jeter sur elle avec un air de bête enragée. Comment ça, vous n’avez pas ce que je recherche ? Folle de rage, je suis. (vous remarquerez là, l’usage phénoménale de la force intérieur d’Obiwan Kenobi qui est en moi).
Je me dirige tout de même vers les caisses avec 50 bouquins, au bas mot. Comment ça, j’exagère ? Bon, disons une douzaine de « petits » livres de rien du tout.
Midi. Nous sommes plutôt restaurants avec étoiles, gourmandises oblige, mais le Mac Do nous tend les bras, il est vide et les filles (surtout la grande) ouvre de grands yeux (oh oui, un Mac Do). Mais v’la ti pas que devant la fameuse enseigne, sur l’esplanade, un groupe de militants hurle haut et fort que les monsieurs/dames du Mac Do sont des gens pas bien, mais pas bien du tout. Oh la, la. On ne s’approche pas. Tant pis, on mangera Mac Do une autre fois. Puis nous apercevons une autre entrée, loin des regards des militants endiablés. Nous nous y engouffrons fiévreusement, sournoisement, affamés que nous étions.
Quelle honte !!! Ainsi se détourner d’une manifestation à laquelle nous croyons ferme mais qui nous empêche de passer. Quels bons citoyens nous sommes ! Quel courage vous dites-vous ! Vous avez entièrement raison, mea culpa. Mais les filles ont faim et nous aussi. Méditant sur ce phénomène extraordinaire de la honte et de la culpabilité à bouder une manifestation aussi écologique, nous nous apercevons finalement que tout le monde fait comme nous : le premier étage est plein au bout de quelques minutes alors que le rez-de-chaussée est vide !
Délestés un peu de notre mauvaise conscience, nous croquons sans vergogne dans nos hamburgers pleins de gras de sucre pour nous repaître de bons sentiments. Finalement, nous ne sommes pas seuls !
Bon je sais, c’est inavouable. Tant pis, j’ai osé vous raconter cet épisode honteux qui plane sur moi. Vous auriez fait quoi, vous ? C’était pour le bien des enfants… non ? Comment ça je suis une mère indigne ? |
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Mes textes
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Écrit par Nath
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17-10-2007 |
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Chère amie,
Je vous écris ces quelques lignes pour tromper ce soir qui m’envahit. Je ne vois que de lourds et tristes nuages s’amonceler au dessus de la maison. Et déjà, il est temps d’allumer cette lampe que vous m’avez offerte, un jour de printemps. La petite flamme danse tranquillement. Fuit les courants d’air qui s’accumulent. L’air est froid. Une veste de laine couvre mes épaules endolories. Mes doigts serrent la plume avec acharnement. Ils s’accrochent à ce modeste bout de corne de buffle pour glisser sur le papier mes idées sombres.
Je suis seul. Depuis quelques années déjà, la maison s’est vidée. Plus de rires ni de disputes. Plus d’ires ni de lutte. Les enfants sont loin. Leur défunte mère repose en paix. Il m’a fallu toutes ces années pour ne pas condamner le souvenir de celle qui fut ma femme. Notre amour, toujours chancelant, a finalement basculé lentement. Sa fin odieuse fut un supplice. La terre fraîchement retournée, J’ai osé respirer l’air avec délice.
Chère Emilie, chère amie, vous qui êtes loin de tout, de moi, de nous. Oseriez-vous revoir un vieux fou ? Auriez-vous cette âme charitable que je vous connaissais ?
Bien abruptement, et sans politesse aucune, je m’invite chez vous.

Cher Victor,
C’est avec un grand désarroi que j’accueille votre lettre. Vous savoir seul fait de moi la plus triste des femmes. Les journées s’écoulent tout aussi péniblement pour mes vieux os et l’ombre de ma maison se confond avec la mienne. Je suis seule et solitaire. Nulle âme ne trouble mon ennui.
Aussi, je vous accueille avec plaisir, Cher Victor, au sein de notre modeste maison que vous avez très bien connue autrefois.
Elle est là. Sur le pas de porte. Petite et menue. Un tablier blanc et de longues tresses brunes. Tableau de Vermeer. Son visage, comme un vieux grimoire, déclame les aléas de sa vie. Lignes et creux. Courbes et vallées oubliées. Ses sabots, plantés ferme dans la boue, ne bougent pas. Le ciel d’un rouge profond éclabousse les ombres. Un vieux four à pain marque l’entrée de la modeste demeure. J’arrive fourbu, le poids d’un baluchon mal fermé sur mes épaules frêles.
Une immense peine m’englue le cœur comme une multitude d’aiguilles qui s’enfoncent une à une dans mon organe glacé.
J’accueille ses mains douces entre les miennes. Nos yeux s’embuent d’étoiles. Timide, pourtant je la suis sans mot dire jusque dans son antre. Le silence nous entoure. Malgré la pénombre, un feu illumine l’âtre. Deux fauteuils se font face. Un mince soupir s’élève de sa gorge pendant que nous prenons place près des cendres chaudes.
L’endroit n’a pas changé. Il est si familier. Je respire cette odeur d’encaustique, de rôti froid, l’endroit est poétique. Une nappe à carreaux rouges et blancs repose sur la table en merisier massif. J’avais l’habitude d’y prendre mes petits déjeuners et mes diners. A midi, dans un panier d’osier, un casse-croute m’attendait. Pain, vin et fromage. Un peu de viande froide et quelques pommes. Le verger tutoyait la maison. Que de souvenirs ! Et je m’étais enfui d’elle. De ses tresses bien trop longues, de ses sabots bien trop lourds, de son corps bien trop gracile. Pour une autre femme. Bien plus belle, bien plus vipère. Toutes ces années loin de mon Emilie.
Il aura fallut l’outrage du temps et le remords pour enfin revenir près d’elle. Souvenirs enivrants. Douce quiétude. Un même accord partagé.
Je ne sais pas quoi dire. Je suis là, après bien des années loin de cette femme tant aimée et tant détestée. Ma langue se fige dans ma bouche trop sèche. Mon âme se paralyse dans une culpabilité bien trop aiguisée. Je suis un lâche.
Je la regarde avec douceur. Me noie dans son visage d’ange. Mes yeux pleurent. Mon cœur, à bout de force, s’effondre dans un dernier élan. Une main sur la poitrine, je suffoque. Elle ne bouge pas. Son regard se perd sur les flammes qui dansent. Je suis transparent. C’est ainsi que meurent les âmes vides. Sans promesses. Enferrées dans leur chrysalide. |
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Humeur
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Écrit par Nath
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16-10-2007 |
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Son souvenir s’enfonce dans la nuit. Comme un fantôme, il disparait de ma mémoire. Oublié. Pourtant c’est mon père. C’était l’Homme jeune, fort et beau. Mes yeux d’enfant le voyaient ainsi. Puissant. Aimant. Père modèle pour son enfant.
Puis son cœur devint fou. Embolie. Presque paralysie. Apoplexie.
Mon regard d’adolescente sur cet homme nouveau, changea. Déjà vieux pour mes 15 ans. Mes copains, mes copines prenaient le pas sur sa santé. Je ne voyais pas. Ni ne comprenais les méandres de ses souffrances. Ma mère, mégère non apprivoisée, le regardais du fond de son égoïsme. Elle se plaignait, elle. Ne plus voyager. Ne plus sortir. Ne plus… Et lui se débattait, seul. Je n’étais pas à ses côtés. Je n’ai pas su. Pas pu. Pas voulu.
Je me suis mariée. J’ai donné naissance. Mon couple s’est disloqué au bout de tant d’années à ne rien dire. Frustrée. J’ai travaillé. Changé. Me suis rapprochée de ma fille. Ses grands yeux bleus m’accompagnaient sur mes routes empierrées. Mon cœur implosait. Ma vie s’écroulait. Des barrières s’élevaient. Hautes, dans mon ciel d’orage. De lourds nuages noirs tressaient mes journées, vides. Inerte, je me laissais couler. Ma plume parcourait de longues feuilles mortes. Mon appareil photo mitraillait souvent.
Quand la douleur fut trop forte, je pris un amant. Mais je ne sais pas mentir. Alors mon mari ferma les yeux. Pour me garder à ses côtés. La culpabilité. La honte. Trop plein d’émotions enfermées. Ma famille s’écarta. Pas un regard ni une main tendue. Les reproches pleuvaient. Mon mari m’innocentait. Dans la tempête, il fut le seul à m’aider. Finalement. Comme c’est troublant !
Ma mère se gargarisait de bières et de whisky. Mon père commençait sa descente aux Enfers. Dante n’avait qu’à bien se tenir ! La maladie progressait. Je savais. Je comprenais. Mais je ne participais. Totale opposition avec eux. Parents conscients de Sa douleur. La Mienne n’existait pas. Pécheresse. Black sheep of the family.
Le divorce me combla. Sans accroc. Ni dispute. Ma fille ne souffrit pas trop.
C’est alors que mon ciel s’éclaircit. Amen. Je rencontrais l’âme-sœur. Mon alter-égo. Ma Douceur. Les heures noires se faisaient lumière. Dans mon jardin secret, les fleurs repoussaient. Ma vie prenait une nouvelle route. J’avais tant de sourires à donner. D’amour à offrir. De rêves à partager.
Ma plume reprenait vie, à plein temps. Mes photos s’armaient d’un angle neuf. Je suis partie. Loin de tout. Plus proche de Nous. Mes souvenirs de Lui commençaient à se dissoudre. Elle m’a chassé. Il m’a désavoué. Pourquoi partir si loin d’eux ? Le mur de l’incompréhension se dressait devant moi, à nouveau. Mes épaules ne sont pas si larges que je puisse tout supporter. Nos relations se bornaient au minimum.
Trois ans. Et nous sommes revenus.
Son souvenir s’enfonce dans la nuit. Comme un fantôme, il disparait de ma mémoire. Oublié. Pourtant c’est mon père. Toujours. Son fauteuil traine ses roues sur le carrelage de la maison. Sa canne est à portée de main. Il est devenu immobile. Ma mère s’occupe de Lui. Se plaint encore. La reconnaissance Lui mange le visage. Il n’est rien sans elle.
Et moi ? Je suis là, à quelques kilomètres de lui. Et je l’oublie. Mes paroles ne l’apaisent pas. Mes sourires sont vagues. Je me déçois. Mes yeux n’acceptent pas son image. Il est un Homme jeune, fort et beau. Mes « je t’aime » ne franchissent pas mes lèvres. Mes mains ne se tendent pas. Il m’est devenu l’Etranger. |
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