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Humeur
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Écrit par Nath
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27-11-2007 |
Ils ont cherché. Fouillé. Trouvé. Osé lire ces lignes troubles et noires qui me transpercent. Ces miroirs de l’enfance qui reflètent mon image sombre. Savoir, pourquoi ? Questionner, à quoi bon ? Je suis démasquée, outrée, assassinée. La colère s’engouffre par rafales. S’immisce, rancunière et pesante. Lame qui transperce mes chairs à vif. La lave s’écoule en moi, meurtrière. Hier et aujourd’hui, confondus en une bouillie infâme. Le rideau se referme sur mon courroux.
Je me sentais à l’abri. Alcôve protégée par mes souvenirs, mes ires, mes envies de dire. Je me suis trompée. Ce blog, ce journal intime, ce catalogue. C’était moi. Mes états d’âme. Mes retours de flammes. Mes envies de toi, de vous, de nous. Une confession à double tranchant, à commentaires ouverts mais choisis. Pas cette mascarade à découvert. Je m’iconoclaste en faisant baver mon encre. Je jette l’ancre. Je m’encre de vous, de vos regards, de vos mots, de vos pensées dispensées au hasard de mes billets. Doux. Durs. Epineux.
Et voilà que je découvre l’impensable. Le viol. La fin de ma fable. Les pages de ce quotidien sont maintenant à nues. Paradoxe du partage. Vous mais pas eux. Choisir pas subir. Je me sens salie, trompée, violée. Comme si un scalpel maladroit m’avait ciselé les nerfs.
Ce sont mes parents. Géniteurs. Léviathan. Je ne pardonne pas au passé. Je le fuis à toute plume. Vitesse maximale. C’est ainsi. Pas de questions. Ni d’intention. Convulsions. Je me névrose de jour en jour pour échapper à ce joug. Méandres cruelles et noires pour arriver à l’échappatoire. Que nenni, on ne m’en laisse même pas ce droit. Je veux pouvoir vivre, sourire et oublier. Respectez mon choix ! Cet espace n’est pas le vôtre, il est mien. Cadenassé par mes barbelés de verre.
Il a fallu la soirée, fœtus replié sur mon z’homme, pour cesser les larmes. Conclusion : je défaille de rage. Carnage, naufrage. Ces années à me persuader d’une autre vie. Ces minutes à vouloir croire en moi sans jamais y parvenir. Ces secondes à rayer ce que je suis : une loque humaine dépourvue de haine mais jamais sereine. Par vos mots je me suis effondrée. Plus bas que terre. Par vos actions je me suis enfouie, monastère. Par votre rancune je me suis soumise, amère.
Père, mère. Oubliez-moi ! Détournez-vous de ces pages ! Arrachez-vous de votre fille qui souffre et demande d’oubli ! Cette gazette est mienne. Hyène, je la protège.
Vous, fidèle lecteur, soyez le bienvenue. Ces feuilles sont pour vous. A l’abri des yeux, presbytère de campagne d’où mes plaidoiries sont confuses parfois, mais uniques et réelles. Je quémande votre aide.
N’ai-je point le droit à mon intimité ? Fusse-t-elle partagée avec des « inconnus » ? Le blog a ceci de merveilleux, il est pudique ou non, caché ou sous la lumière, les projecteurs s’entrouvrent à la demande de l’écrivain. Il réclame, un peu, beaucoup, parfois, toujours, jamais. Je m’impudique pour vous, pas pour ceux… qui m’épient. Derrière mon masque je vis, soupire et prononce parfois ce « oui » qui me lie à vous. Je n’en demande pas plus.
Rompez ! Je ne veux plus ce regard maternel, paternel. Je suis loin désormais. Acceptez mes choix.
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Elisabeth Robert, dit Babeth |
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Juste comme ça
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Écrit par Nath
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26-11-2007 |
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Qu’elle ne fut pas ma surprise quand, hier, durant ma dernière tournée des blogs du soir, je suis tombée sur cette note de Babeth. Auteure de « Souviens-toi de nous », son second roman, elle m’a consacrée une note. Entièrement pour moi. Vous y croyez, vous ?
Allez visiter son blog, elle y fait de chouettes interviews, elle y héberge une famille d’ours en peluche télégéniques, elle y peint ses doigts de pieds en mauve et enfin s’y amuse beaucoup… sur son blog !
Merci à toi Babeth, ça me touche, je n’ai pas l’habitude de ce genre de coup de pouce. Qui a dit que l'entraide n'existait plus ?
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La chambre d'albert camus |
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Lu et approuvé - ou non
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Écrit par Nath
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25-11-2007 |
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Ce n’est plus une nouveauté. Mais je viens à peine de le lire. Pas de lecture ou presque durant 2 longues années, je me suis ennuyée mais je me rattrape !
La chambre d’Albert Camus, donc. Ecrit par un internaute : Ron, l’infirmier. Oui, vous devez tous connaître son blog, ses histoires et ses coups de gueule parfois.
J’ai aimé ce livre. Beaucoup. Personnellement, il manque un p’tit quelque chose à l’écriture. Le style est quasi inexistant mais le fond… histoires drôles ou révoltantes, tendres ou immondes, c’est au choix. Mais surtout, c’est le côté humain de Ron qui m’a séduite. Son sens aigu de la justice, de l’amour, de la compréhension. Sa manière « brut de décoffrage » de raconter les choses telles qu’il les a vécu. Des tranches de vie, souvent tristes, des vieux, des enfants, des malades, des chefaillons. Bref, une société peu banale, qui est la notre.
Pour avoir su capturer ces instants, ces sentiments, ces minutes douloureuses parfois, bravo Ron ! Et puis c’est la réussite d’un blogueur déniché par des éditeurs…c’est une première ! |
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Photo
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Écrit par Nath
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23-11-2007 |
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Serais-tu aussi chaste que la glace et aussi pure que la neige, tu n’échapperais pas à la calomnie.
William Shakespeare
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Mes textes
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Écrit par Nath
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22-11-2007 |
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Non, non, non je ne suis pas enceinte. Deux charmantes jeunes filles, ça me va. Non, c’est plus simple que cela. Sur ma lancée, je m’auto-édite une fois de plus. Pendant ce temps-là, mon manuscrit s’envole vers les éditeurs (les vrais) et poursuit sa course folle. Je serais donc comme beaucoup d’entre vous : en attente d’une réponse. Mais en attendant cette réponse décisive, j’ai décidé de mettre ce roman en page afin d’y voir plus clair.
Voilà, voilà. Marie-Laure, ben oui encore toi, tu as ouvert une sacrée brèche et c’est ainsi que je deviens plus enhardie. Je m’expose au monde. Toujours le même petit pas pour vous mais un grand pas pour moi.
Dernier né, donc, un roman d’amour (que vous trouverez ici). Enfin, des amours tourmentées. On ne change pas sa plume comme cela ! Mes écrits sont, il est vrai, parfois un peu sombres… Une presqu’héroïne romantique, des lettres, une douleur et… à vous de lire et de découvrir la fin.
Toujours autoédité chez TheBookEdition (concurrent de Lulu).
Pour ceux qui se lanceront dans l’aventure, euh la lecture, dites-moi ce que vous en pensez ! Et si un éditeur passe la porte de ce blog, qu’il n’hésite surtout pas à entrer et à me contacter 
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Humeur
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Écrit par Nath
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21-11-2007 |
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Il est tôt, le soleil se lève à peine et laisse de grandes traînées mauves sur le ciel. Les paupières sont à peine entrouvertes. Les gestes un peu lents. Le sourire figé par le froid. On se Pôle Nord. Pourtant, tout le monde est là. Au rendez-vous. Au garde à vous. L’écharpe autour du cou. Les petites menottes accrochent les grandes mains plissées et glacées. Les doudounes et les bottes fourrées sont de saison.
Sous le manteau de nos vies, le cœur s’ébat sagement. La foule se presse. Vu du ciel, c’est une tache d’huile qui se répand. Bleu, rouge, jaune. Noir, blanc, vert. L’arc en ciel zigzag entre les pas qui s’agitent.
1, 2, 3 prêts ? Partez !
Et voilà que les grilles de l’école s’ouvrent. Comme un ras de marée qui balaye tout sur son passage, les vagues humaines déferlent. Cohue. Désordre. Crue. Fleuve endiablé qui se dilate aux quatre coins de la cour. Les cris hauts et forts zèbrent l’espace. Le sonore s’enrichit de roulettes de cartables que l’on roule. Les bouts de chou manifestent. L’asphalte s’insolite de ce spectacle irréel. Suspension. Asphodèle. Champ de fleurs coupé qui se ravage de ces pas interdit. Les enfants sont des Attila ! Sommes-nous Panurge ou brebis égarées ?
S’engouffrer entre les murs. Jouer les « passe-muraille » d’un matin. Franchir les armures. Il faut s’activer, encore. Oter manteau, bonnet, moufles. Se déchausser et se rechausser de ballerines. Gros câlin contre maman. Gros bisou à la maitresse. Volte-face. Un peu désemparé. Un peu seul. Un peu pressé. La dépose du petit ange est terminée. Il faut passer à autre chose. Vite. Ne pas se retourner. Vite. Séquence cinéma : clap de fin. Vite.
Terminé la vie avec bébé. Une autre existence prend forme : la votre. Ce soir le manège reprendra forme. Tourne encore et encore. Ritournelle bien huilée, engrenages bien graissés, poulies bien réglées. Ainsi va la vie ainsi va sa vie. Séparation, retrouvailles. Quelle séquelle s’imprimera sur le cœur de nos enfants ? L’envie de nous quitter, un jour ?
Je me vêts de tendresse pour ce bout de chair qui se veuf de moi durant une journée. Café fort qui chassera mon vert-de-gris à l’âme. Je t’aime, à ce soir. |
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