Tom est mort
Lu et approuvé - ou non
Écrit par Nath   
15-11-2007

Voici un livre un peu particulier. Raconter, tout au long de 246 pages, la douleur, la souffrance, l’atroce indicible : la mort de son enfant. Marie Darrieussecq a osé. Elle parle à la première personne du singulier. Evoque ces remous intérieurs, son mutisme face au choc, sa n on capacité à dire ou raconter et enfin sa « réinsertion » dans le monde des vivants.

Rien n’est plus douloureux que la perte de la chair de sa chair. Comment traduire cette amputation par des mots ? Etant moi-même maman de deux petites filles, je ne me crois pas capable de supporter une telle perte.

 


Le livre est long, lent, triste ascension, un peu comme toutes ses années où la maman de Tom recommence à sourire à ses deux enfants. Ceux qui restent. Le premier et la dernière. Pas celui du milieu. Pas Tom.

Les mots me manquent. C’est très bien écrits, c’est un mur qui se construit, brique par brique, c’est une infinie agonie pour cette femme, ce couple, cette famille qui s’enfonce puis grandit, finalement. Changement de ville et changement de voisins. Là-bas, personne ne connait Tom, ne sait qu’il a existé. Sa vie prend un autre tournant. Mais la douleur ne s’estompe. Un brouillard constant qui s’agglutine à elle. Des mots pour l’écrire.

C’est terriblement juste. L’âme va à l’essentiel. C’est terriblement injuste.

J’ai aimé, malgré la gravité du sujet. A vous de lire à présent ce récit tragique qui nous remue les tripes et les méninges.

 
Monbazillac et rien d'autre
Juste comme ça
Écrit par Nath   
14-11-2007

Pour accompagner rillettes de canard et toast de pain de campagne, quoi de plus sympa qu’un Monbazillac ? Hein, dites-moi ! Vous avez raison, rien de plus odorant. Merveilleux. Goûteux. Epoustouflant !

Bon, oui, je rentre de vacances et du Périgord. Quoi ? Oui, je vous montre la bouteille des délices et vices. N’est-elle pas belle ? Cette belle couleur de miel, ce sirupeux mais pas trop, cette élégance des formes. Comment ça j’en fais trop ?

 


Bon, je vous explique, je ne bois pas. Non que ce soit interdit par ma religion. Ni que je ne veuille pas. Ni que je sois une ancienne alcoolique. Non. Je n’aime pas ça, c’est tout. Tout alcool est banni de ma bouche. Un zeste de champagne parfois. Pour le côté bulles qui pétillent. D’ailleurs, après 3 gorgées, ce sont mes yeux qui pétillent, c’est dire ! Une gorgée de vin, non merci. Plus fort, non encore merci. Je suis restée une enfant. Goûts de gamine : pas de café s’il vous plait, ni de boissons trop fortes. Un coca. Bon, ne râlez pas. Voyez plutôt, je fais une note sur le Monbazillac !!! Pourquoi me direz-vous alors que je ne bois pas une goutte du nectar des Dieux ? Pour ça : les rillettes de canard. Na !  Nous étions là, à déguster ce met fabuleux et si simple lors que j’ai vu la couleur de ce liquide merveilleux dans le verre de mon z’homme. Je n’ai pas pu résister. Et fort heureusement. Divin !

 


Il faut bien avouer que j’aime les vignes. Ces grandes étendues qui fleurissent au bord des chemins sont splendides et de là naissent des grands crus, des passions, des saveurs nouvelles. C’est ce qui me fascine. Sans aimer le produit fini. Mais je l’accepte. Tant pis, pour une autre vie, peut-être ? 

 
Migraine
Humeur
Écrit par Nath   
13-11-2007

Migraine. Mi-temps de ma vie. Mitaines et bonnet pour étouffer cette bête monstrueuse qui s’immisce en moi.

Lentement, je la sens qui progresse au creux de mes limbes. C’est froid. Effroi. Je m’efface pour la laisser passer. Clouée sur place. Inerte à cette tempête. L’éponge, je jette. Je ne peux pas lutter. Elle m’emprisonne. Geôle noire et vide. Torture de mes pensées. Anamorphosée. Je suis tordue sous le poids de l’attaque. Je claque. Mon fouet m’échappe et tombe à mes pieds.

Des jours entiers je lutte. Bras et jambes liés à mes draps. Tout est noir. Mes persiennes restent closent. J’implose et explose de haine. Migraine. Haine à plein temps pour ce monstre furieux qui vole ma vie. Pluie, soucis, je me dénie.

 


Je détourne ma tête. Fuis les miroirs apposés aux murs de mes angoisses et laisse couler ce liquide abscons qui s’empare de mon être. Mal être. Je m’esquisse au cinquième jour. Un œil puis un deuxième. Enfin je desserre mes poignets et mes chevilles. Me voici debout. Chancelante à ses pieds. Elle m’a terrassée ! Encore et encore. La vie s’est arrêtée.

Dehors le ciel est haut. La terre se gèle et les cris de mes enfants résonnent à nouveau. Le soleil me sourie faiblement, les corbeaux s’époumonent et mon z’homme, enfin, retrouve celle qu’il aime. 

 
Mélancolie
Humeur
Écrit par Nath   
12-11-2007

Feeling blue. Bleu comme le ciel qui m’emprisonne de sa bonne humeur. Jaune comme ce soleil radieux qui me souffle des murmures d’automne. Mais non, rien n’y fait. Je suis absente de tout sentiment, de sourires, de présent. Le bleu du ciel m’ennui. Le soleil m’englue.

Je m’effrite l’âme sur les parois de pierre de mon cœur. Voilà encore ces hautes murailles qui s’élèvent autour de ce membre parfois engourdi. Je fuis. Les soucis, les envies, les rêves non épanouis. Je me sarcophage dans mes pensées.

 


Un jour avec, un jour sans. Cent souffles qui s’opposent, se sclérosent, m’apposent un sentiment d’inachevé.  Je suis triste. Pourtant je suis là, je vis, ris, souris. Pour qui ? Pourquoi ? Tant de questions qui s’agglutinent à mon corps, à ma peau, à mes os. Je me sens enchaînée à ma non vie. Tant de solitude ! Eparpillées en morceaux sur le sol de mon existence. Le chant du cygne.

Il faut se relever. Se battre. S’achever. Trouver son rythme. Sortir de la crypte et rejoindre le ciel bleu et le soleil radieux. Finir ses phrases, former ses mots, travailler dur pour l’extase. Courage. Pour eux, pour moi. Je me détourne un instant de ma solitaire quête et marche vers la lumière qui me guide vers vous. Enfants, z’homme, toutou.

Je me dilate en flaque épaisse et boueuse auprès de mes semblables pour éviter le pire. Je m’accroche, m’enchaîne à la roche. Sans sanglots je caresse mon bréviaire, phare de mes calvaires. Je me hisse sur la plus haute marche et enfin retrouve un peu d’air. Je suis là. Femme et maman. Ecrivain torturée aussi, laissant mes mots dériver vers d’autres ailleurs.  

 
Mandor
Photo
Écrit par Nath   
11-11-2007

Mandor – euh François – a eu la chouette idée de faire une série de billets sur ses années Guyane. Un régal de revisiter ces années-là et un régal pour qui, comme moi, a vécu dans les Antilles. Cher Mandor – euh François – a eu la charmante idée suivante : afficher sur mon blog quelques photos de l’île où j’ai vécu, il y a encore 3 mois.

Alors voilà. L’idée est adoptée à l’unanimité par moi-même, suite à une réunion passionnante et survoltée entre tous les membres de mon équipe : moi, moi et moi. Comme disait Renaud : je suis une bande de jeunes à moi tout seul. Oui enfin plus tout jeune mais bon, chut. Hein ! Chut !

 


Marie-Galante, je te présente : pour commencer, quelques plages. Puis une mangrove. Puis un moulin. Et enfin une ancienne habitation.

 

 


Voilà un p’tit tour d’horizon, vous en verrez plus la prochaine fois. Le tout sur une idée originale de Mandor – euh François -. Régalez-vous ! Si vous voulez voir plus d'images, de rêve et d'île, c'est pas ici : www.lagalette.net

 
Fire
Photo
Écrit par Nath   
10-11-2007

La fibre la plus coriace doit s’amollir dans le feu de l’Amour. Si elle ne fond pas, c’est que le feu n’est pas assez fort.

Gandhi

 

 

 
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