José
Lu et approuvé - ou non
Écrit par Nath   
03-10-2007

Voilà. C’est acheté. C’est lu. C’est approuvé avec délectation. José, de Richard Andrieux. Une heure et quelques larmes plus tard, je refermais ce premier opus. C’est vif, émouvant, touchant, plein de vie.

C’est un garçon pas tout à fait comme les autres. Un univers à part, des mots réinventés. Une maman bien seule et une fin pleine d‘espoirs, finalement.

 

 


Je voulais me faire une idée plus précise. Connaître ce José dont le monde parlait. Eh bien, n’hésitez pas si vous ne l’avez pas encore lu. Il est tendre et doux.

J’ai beaucoup aimé.

De blogs en critiques littéraires, d’émission en dédicaces, il est partout ce Richard. Même sur un nouveau blog. Il y parle de ses problèmes de « liens » et d’un certain Mandor qui l’a aidé à monter son site…

Je lui souhaite une très bonne continuation.  A quand son prochain roman ? 
 
Ma Pluie
Humeur
Écrit par Nath   
02-10-2007

Il pleut sur ma campagne. J’ai l’âme qui prend l’eau. Qui dégouline de pleurs. Je suis naufragée de mon bateau. Qui coule. S’abandonne. Ne combat plus les flots. L’averse se déverse. Je suis à la renverse. Sous mon poids s’écroule ma vie. Elle qui ne m’a jamais sourit. Elle s’enfuit. Alors je laisse l’onde me parcourir. L’amer m’ensevelir.

Coquille vide, je dérive. Mes liens se sont détachés. Mon corps flotte au gré des courants. Atmosphériques. Ombre symbolique. Ce matin, je me philosophique. Mes membres décousus, je perçois les fils de mon eau qui s’arrachent de mes os. Je suis blessée. Peut-être. Une certitude. Je ne voulais pas naître.

 

 


Alors il me faut disparaître. Pour ne plus être. Couper ces filaments qui s’enlacent encore à ce monde. Imprécis et enfiévré.

Je ne suis plus
Qu’une vaine âme superflue
Une veine qui s’entrouvre
Au néant de mes absolus 
 
Un Dimanche à Cancale
Juste comme ça
Écrit par Nath   
01-10-2007

Par une si belle journée, un dimanche, que pouvions-nous faire d’autre que de nous rendre sur les bords de mer ? Aussitôt dit, aussitôt fait. Une heure de route pour un dépaysement total.

 

En contre-plongée, une vue saisissante : le petit port de Cancale et une mer qui brillait de mille diamants. Un ciel bleu pâle, presque blanc par tant de soleil. Une ville à échelle humaine. Très agréable. Une bouffée d’air frais, des mouettes et du sable. Une jetée en bois, des bateaux à fonds plats et des millions de coquilles d’huitres. Quelques touristes, bien sûr.

 

 


Des vendeurs d’huitres fraîches proposent des plateaux à déguster où bon vous semble. Vous prenez votre marchandise et l’emporter sur le bord de mer, sous l’œil attentif des oiseaux et autres badauds. Jouxtant ce spectacle incongru, une rangée de restaurants vous accueille avec plateaux de fruits de mer ou crêpes. Nous sommes en Bretagne, que Diable !


Un déjeuner en famille, les filles ont adoré ! Tables blanches et pain beurré demi-sel. Des huitres, of course, de la fraîcheur et encore de la fraîcheur. Délices.

 


 


Retour par le front de mer qui mène à St Malo. A flanc de colline, des chemins de randos. Agréable. La mer continue de scintiller. Les bateaux de faire des ronds. Les rochers s’acharnent à nous effrayer. Nous suivons les genêts et les cailloux pour arriver à une plage presque déserte. La descente est rude mais quel bonheur ! Une vaste étendue pour courir, sauter et s’amuser. Un terrain de jeu pour faire des châteaux de sable, décoller les moules et berniques, dessiner sur le sable.

La remontée est… lente et fatigante. Mais la toute petite ne dit mot et la grande nous sème loin devant. Heureusement, la chienne nous suit tranquillement.

Chocolat chaud au retour. Le ciel s’assombrit. La fatigue s’installe mais nous sommes heureux. Nous reviendrons à Cancale. Tant de choses restent inexplorées.
 
 
Derrière le Masque
Photo
Écrit par Nath   
29-09-2007


« La parole a été donnée à l’homme pour déguiser sa pensée »

Talleyrand

 
Histoire d en Rire
Mes textes
Écrit par Nath   
28-09-2007

Extrait 3 

La chambre est vide et pourtant. Pourtant un léger sifflement, ronronnement se fait entendre. Comme il est curieux. Je cherche. Quatre pattes. Nez en l’air. Rien. Je fouine les narines au vent. Je m’esquinte le regard à vouloir percer le secret. Je déplace lit et carton. Lampe et néon. Je ne vois rien.

Et le sifflement, ronronnement se fait de plus en plus fort. Je m’agite. Gesticule. Remue bras et jambes. Pour rester, finalement, coi devant… un tout petit, minuscule, riquiqui moustique !

 

 


Alors commence la bataille. A qui cherchera et trouvera l’autre. Il est adroit. Je suis fragile. Grosse bête contre petite bestiole. Ah, mais ! J’arme ma petite menotte. Je serre bien les doigts et ma première leçon de tennis peut commencer. D’abord hésitante, je repère l’individu et fonce droit sur lui. Trop tard, l’astucieux personnage m’a vu venir de loin. Les murs sont blancs, ça devrait faciliter. Je reprends mon revers. Mon coup droit. Mon service. Pas de MacEnroe, je suis plutôt nulle. Pas de Boum-Boum non plus. Le combat semble gagné d’avance.

Et le sifflement, ronronnement se poursuit. Il me nargue. Mon œil avertit repère l’animal. Il est là, devant moi et mes mains loin d’être expertes. Posé bien tranquillement sur la façade lumineuse de ma chambre, il m’attend. Je m’approche. Tel un chasseur sur sa proie. Doucement. Et d’un coup sec, je pulvérise le saugrenu qui ose me déranger en pleine sieste ! Et toc !

Une tache rouge s’étale contre le mur. Mes doigts se tatouent en filigrane de ce qui fut des pattes, des ailes et enfin, un moustique. Je ne suis pas mécontente de mon geste perfide. L’après-midi promet désormais une douce quiétude. Je m’allonge, amorce ma descente vallonnée sur la route de mes rêves et voilà que… le sifflement, ronronnement se fait entendre à nouveau ! 
 
La Maladie d Amour
Humeur
Écrit par Nath   
27-09-2007

En hommage à toutes ces filles pro-ana, anorexiques, qui défrayent trop souvent les chroniques. Maladie pernicieuse et vicieuse qui ronge ces demoiselles d’un dilemme affreux. J’ai écris ces quelques lignes suite à un article publié sur « les pensées d’une ronde » qui pousse un énorme « coup de gueule » suite à une nouvelle pub pour Beneton (je vous laisse le soin d'y chercher les photos en question). Hors-sujet je crois. Le photographe se permet de choquer pour attirer l’attention. Mais pas celle des filles malades qui se voient toujours un poil trop grosses. L’attention est là mais pour nous, qui regardons ce corps décharné et ces yeux bouffis de fatigue. Si les anges pouvaient se pencher sur elles, sans ailes, qui se meurent en se privant de nourriture… à toutes ces filles perdues :

« Mes yeux s’emplissaient de délices. Là, devant moi, un étal entier de pâtisseries jouait avec mes papilles. Je ne savais quoi choisir. Des rondeurs de chocolat. De la mousse de fraise. Des volutes de caramel. Tout était parfait. Les choux jonglaient avec la crème. Les biscuits croulaient sous le poids des fruits. Exquis. Sens emmitouflés de désirs.  Bulles de parfums qui s’évaporaient  dans la pièce. J’étais seule et je dégustais du regard ces gourmandises.

Ma main se tendit, presque animée d’une mesquine envie pour saisir une simple meringue aux formes ondoyantes. Je croquais l’œuf défendu. Quelle jouissance ! Ces petites miettes s’écrasaient mollement sur ma langue. Mes papilles n’en pouvaient plus d’émois. Yeux clos. Lèvres trop occupées à mâcher le moindre brin de sucre.

Abandon.

Châtiment corporel. Un jet puissant qui sort de ma bouche pour rejoindre la froide cuvette de mes toilettes. Je suis vidée de toute substance illicite. Le péché n’est plus, je ne suis plus corrompue. Le Mal s’est ôté de moi à grande vitesse. Pas de traces de graisse.

 

 


J’interroge mon miroir du bout de mes cils. Et je compte mes bourrelets qui s’accumulent. Combien de temps encore pour perdre ce superflu ? Mon âme se sentira-t-elle enfin apaisée ? Devant ce spectacle dégoulinant de gras, je me retourne, offusquée et écœurée. Trop faible pour m’apercevoir que le poids de mes os, SOS, ne fait pas vraiment bouger la petite aiguille de ma balance. Je suis si lasse. Si fragile, je m’élimine doucement.

J’entends le sol craquer derrière moi. Ce ne sont que mes pas qui résonnent. Je ne suis plus qu’un souffle, une étoile qui rejoindra bientôt son firmament. Maman, aide-moi ! » 
 
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