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Une Vie Simple Finalement |
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Humeur
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Écrit par Nath
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25-09-2007 |
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Matin shopping. C’est d’un ennui ! Mais heureusement la longue route qui me sépare des magasins est longue (tout est relatif, hein !).
Le ciel, ce matin, parsemait son bleu pâle sur la campagne. Quelle est belle cette campagne ! L’air y était presque translucide, comme une aigue-marine. Les champs de terre fraîchement labourés côtoyaient de tendres brins d’herbe. Une fine gelée poudrait encore près de la rivière, avec une légère brume qui s’élevait. Volutes vite dissipées. Quelques champs de maïs qui attendaient d’être coupés. Et un ou deux tracteurs. Pas de vaches, trop tôt.
Puis ce fut la longue et interminable corvée. Je vous passe les détails. A mon retour, les vaches broutaient tranquillement, loin des courses qu’il fallait bien rangées !
Ouf, tout est fini, je retrouve mon clavier et mon bureau presque inondé de soleil. De ma fenêtre, j’aperçois un petit pommier dont les fruits sont à maturité. Hum… de la confiture ou une tarte en vue, miam !
Je pense à mon Homme. Le travail, toujours le travail. L’argent est une piètre consolation. Le bonheur est avec lui. La vie nous a appris l’essentiel. Pas de carrière. Pas de concours. Pas d’horaires. Nous, tout simplement. Et je mesure ma chance d’être là, assise derrière mon écran ou penchée sur ma feuille, à raconter des histoires. Et je mesure ma liberté quand l’envie me prend de partir faire des photos.
Loin des turpitudes de la vie, des aléas bruyants et des ragots de zinc, je suis là, tranquille, la plume à la main. Parfois la vie me semble simple. |
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Poèmes
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Écrit par Nath
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24-09-2007 |
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J'avais envie de partager avec vous une poésie afin de vous ouvrir peu à peu à mon blog :
Caresser l’âme des enfants perdus
S’envoler à corps pendu
Je ne suis plus
Que chair suspendue.
Dépassé mon destin sur terre
Mes veines comme du verre
Je décroche l’Ether
Comme la nuit semble éternelle !
O douce fin
Je me noie au creux de ton chagrin
Ton corsage m’accueille en ton sein
Je ne verrai plus de lendemains.
Ce soir, je tutoie les ombres
Qui ne sont pas si sombres
Araignée dans mes décombres
Tu danses en silence.
La corde s’enroule autour de mon cou
Je ne vaux plus un clou
Qui l’eut crût ? Petit Loup-Garou
Sens dessus, dessous
Indifférent aux lueurs de la lune,.
Je glisse à mon infortune
Ai-je oublié de consulter tes runes ?
La mort m’attire ? Tant pis ! |
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Humeur
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Écrit par Nath
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24-09-2007 |
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Lundi matin.
La bruine s’accroche à mon pull de laine. La main de ma fillette s’accroche pour ne pas tomber et je l’emmène, sereine, faire sa matinée à l’école. Elle est là, loin de moi mais si proche. Son sourire illumine mes jours.
De retour à la maison, un mot de mon Homme : je t’aime. Quelques lettres qui scintillent sur mon clavier. Message efficace. Bien qu’éphémère. Son amour me remplit de courage pour la journée.
La « grande » traîne ses baskets dans la cour de son collège. Petite tête blonde, bronzée par le soleil de Marie-Galante où nous avons passé quelques années. Elle parle le créole. Elle apprend désormais la langue du bahut.
Tout un univers. Imparfait. Mais si présent. J’entends d’ailleurs soupirer ma jeune chienne qui dort paisiblement sur mon canapé pendant que mes mains caressent le clavier. Elle est là, couchée et rassurée.
Seule à la maison. Desperate housewife. Non ! Je ne le suis pas. L’écriture me tient compagnie. Une chaude tasse de thé. Le bruit sourd de mon ordinateur. Les idées qui se bousculent dans ma tête. Mon envie d’avancer, de parcourir les méandres de mon âme. Un « moi » trop longtemps laissé à l’abandon. Puis ce blog, ces confessions, ces « textes » parfois qui s’immisceront entre deux billets. Quelques photos. Et vous. Vous qui lirez ces messages. Qui me laisserez une pensée, un rire ou un chagrin. Je vous écoute. |
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Humeur
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Écrit par Nath
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22-09-2007 |
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Rennes, Marché des Lices, ce matin.
Un ciel bleu saupoudré de nuages crémeux. Un petit air frais et plaisant. Un marché immense au dehors, immense au-dedans. Deux grandes halles des années folles regroupent quantité de victuailles, de pièces de boucherie, de pain et de miel. Fromage, fruits et légumes, poissons et crustacés se disputent les pavés extérieurs.
Un régal pour les yeux, un parfum enivrant pour les papilles. Le spectacle est dans ces allées aux mille couleurs. Ses odeurs divines et ce ballet incessant de jambes qui se croisent et se recroisent en ce samedi matin de septembre.
Mon mari salive. Je traine la petite parmi ce dédalle impressionnant pour une fillette de deux ans et demie. Le panier se remplit doucement mais sûrement de toutes ces bonnes choses qui alimenteront nos estomacs affamés. Oui, affamés !
Petits plats mitonnés. Repas simples de fromages. Et desserts de pommes et de pêches du jardin d’à côté… Un régal. Les week-ends s’harmonisent entre balades et dégustation. Mes pensées les plus métaphysiques se fondent dans un ailleurs qui reprendra ses droits durant la semaine à venir.
Bon week-end à vous tous ! |
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Mes textes
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Écrit par Nath
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22-09-2007 |
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Ma plume s’envole parfois et traverse quelques textes qui se cachent au fond de moi. En voici un extrait. Bonne lecture.
Extrait 1
« Je me tourne et me retourne. Sans cesse. Cent fois. Sans croire ce qui m’arrive. J’explose. J’explore. Ma tête s’emplit et se remplit. Délit. De bruit et de fureur. Führer ! Dictature incontrôlée.
Ces voix qui m’indiquent la voie. Ces millions de murmures qui m’imposent le mur. Je suis à ses pieds. Comme isolée. Comme perdue de vue. De toi. De moi. De tous. Sauve qui peut. Mes jambes à mon cou. Mon cou qui se perd au pied de ma tête. Je m’écroule.
Tout autour est si vide. Si froid. Le silence meuble l’effroi. Mais dans cette cage. Cette rage. Ce visage qui est le mien, les sons se font et se défont avec haine. Les parois de mon âme craquent. Les armes que je déploie me matraquent. Ces voix. Toujours et encore. Encore et souvent. Trop.
Qui sont ces gens qui s’ancrent en moi ? Quelles sont ses phrases qui s’encrent à mon cerveau déjà livide ?
Devenir sourde. C’est la solution. Seule issue. Pari amer. Paris, je me terre. Comment faire ?
Alors je saisi la lame. Lame de fond. Et mes doigts se crispent. Serrent et desserrent l’arme qui transpercera mon âme. Ça y est !
Tout se tait. Je suis repue de ce festin de voix. Délices de ce Calice muet. Je me monastère une dernière fois et laisse l’onde couler en mon sang. J’erre. L’Ether m’aspire et me tire. Je ne suis plus. »
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Lu et approuvé - ou non
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Écrit par Nath
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22-09-2007 |
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Pendant qu’un masque d’argile verte repose mon visage fatigué par tant de nuits vides et de journées fiévreuses, je vous écris quelques mots.
Quelques mots inspirés par Amélie Nothomb et son dernier opus japonisant « ni d’Eve ni d’Adam ». Car il s’agit bien de cela, ses vingt ans au Japon. Des cours en français donnés à un Tokyoïte, une alliance le temps d’un livre et une histoire passionnante. Comme toujours. Que ce soit avec ses romans ou avec ses histoires persos, notre belge Amélie sait fédérer son auditoire. Peu de mots mais qui sonnent justes. Peu de détails mais toujours inspirés. Un joyau.
Oh, je sais, il y a les aficionados et les anti-Nothomb. Peu m’importe. C’est mon blog, après tout, j’y raconte ce que je veux et celui qui n’est pas d’accord… qu’il passe son chemin. Je disais donc, j’admire sa plume. Juste avant d’entamer ce dernier ouvrage de la rentrée, je finissais le Journal d’Hirondelle. Pour qui aime les histoires d’Amélie la Mystérieuse, c’est une pure merveille. Cet homme, sans sentiment aucun, devient tuer à gage par hasard. Et aime cela. C’est fascinant. Un rien pervers, un rien romantique. Une histoire d’amour mélangé par un fou comme l’annonce la phrase accrocheuse du livre. Et c’est un peu ça. J’adore.
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