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Humeur
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Écrit par Nath
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14-11-2007 |
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Migraine. Mi-temps de ma vie. Mitaines et bonnet pour étouffer cette bête monstrueuse qui s’immisce en moi.
Lentement, je la sens qui progresse au creux de mes limbes. C’est froid. Effroi. Je m’efface pour la laisser passer. Clouée sur place. Inerte à cette tempête. L’éponge, je jette. Je ne peux pas lutter. Elle m’emprisonne. Geôle noire et vide. Torture de mes pensées. Anamorphosée. Je suis tordue sous le poids de l’attaque. Je claque. Mon fouet m’échappe et tombe à mes pieds.
Des jours entiers je lutte. Bras et jambes liés à mes draps. Tout est noir. Mes persiennes restent closent. J’implose et explose de haine. Migraine. Haine à plein temps pour ce monstre furieux qui vole ma vie. Pluie, soucis, je me dénie.
Je détourne ma tête. Fuis les miroirs apposés aux murs de mes angoisses et laisse couler ce liquide abscons qui s’empare de mon être. Mal être. Je m’esquisse au cinquième jour. Un œil puis un deuxième. Enfin je desserre mes poignets et mes chevilles. Me voici debout. Chancelante à ses pieds. Elle m’a terrassée ! Encore et encore. La vie s’est arrêtée.
Dehors le ciel est haut. La terre se gèle et les cris de mes enfants résonnent à nouveau. Le soleil me sourie faiblement, les corbeaux s’époumonent et mon z’homme, enfin, retrouve celle qu’il aime. |
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Humeur
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Écrit par Nath
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13-11-2007 |
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Feeling blue. Bleu comme le ciel qui m’emprisonne de sa bonne humeur. Jaune comme ce soleil radieux qui me souffle des murmures d’automne. Mais non, rien n’y fait. Je suis absente de tout sentiment, de sourires, de présent. Le bleu du ciel m’ennui. Le soleil m’englue.
Je m’effrite l’âme sur les parois de pierre de mon cœur. Voilà encore ces hautes murailles qui s’élèvent autour de ce membre parfois engourdi. Je fuis. Les soucis, les envies, les rêves non épanouis. Je me sarcophage dans mes pensées.
Un jour avec, un jour sans. Cent souffles qui s’opposent, se sclérosent, m’apposent un sentiment d’inachevé. Je suis triste. Pourtant je suis là, je vis, ris, souris. Pour qui ? Pourquoi ? Tant de questions qui s’agglutinent à mon corps, à ma peau, à mes os. Je me sens enchaînée à ma non vie. Tant de solitude ! Eparpillées en morceaux sur le sol de mon existence. Le chant du cygne.
Il faut se relever. Se battre. S’achever. Trouver son rythme. Sortir de la crypte et rejoindre le ciel bleu et le soleil radieux. Finir ses phrases, former ses mots, travailler dur pour l’extase. Courage. Pour eux, pour moi. Je me détourne un instant de ma solitaire quête et marche vers la lumière qui me guide vers vous. Enfants, z’homme, toutou.
Je me dilate en flaque épaisse et boueuse auprès de mes semblables pour éviter le pire. Je m’accroche, m’enchaîne à la roche. Sans sanglots je caresse mon bréviaire, phare de mes calvaires. Je me hisse sur la plus haute marche et enfin retrouve un peu d’air. Je suis là. Femme et maman. Ecrivain torturée aussi, laissant mes mots dériver vers d’autres ailleurs. |
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Photo
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Écrit par Nath
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12-11-2007 |
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Mandor – euh François – a eu la chouette idée de faire une série de billets sur ses années Guyane. Un régal de revisiter ces années-là et un régal pour qui, comme moi, a vécu dans les Antilles. Cher Mandor – euh François – a eu la charmante idée suivante : afficher sur mon blog quelques photos de l’île où j’ai vécu, il y a encore 3 mois.
Alors voilà. L’idée est adoptée à l’unanimité par moi-même, suite à une réunion passionnante et survoltée entre tous les membres de mon équipe : moi, moi et moi. Comme disait Renaud : je suis une bande de jeunes à moi tout seul. Oui enfin plus tout jeune mais bon, chut. Hein ! Chut !
Marie-Galante, je te présente : pour commencer, quelques plages. Puis une mangrove. Puis un moulin. Et enfin une ancienne habitation.
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Voilà un p’tit tour d’horizon, vous en verrez plus la prochaine fois. Le tout sur une idée originale de Mandor – euh François -. Régalez-vous ! Si vous voulez voir plus d'images, de rêve et d'île, c'est pas ici : www.lagalette.net
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Photo
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Écrit par Nath
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11-11-2007 |
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La fibre la plus coriace doit s’amollir dans le feu de l’Amour.
Si elle ne fond pas, c’est que le feu n’est pas assez fort.
Gandhi
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Mes textes
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Écrit par Nath
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10-11-2007 |
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Et bien voilà, j’ai sauté le pas, comme on dit. Comme je dis. Comme vous dites. Je n’osais pas. Peur, encore, douleur sourde mais qui s’ennuie. Mes mots sont faits pour voler, papillonner de mes pensées à votre cœur. Si l’âme vous en dit.
Idée soufflée, trace son chemin pour finir un matin dans un bouquin. Pas d’éditeur. Pas encore, pas tout de suite, champs de bataille à l’essai. Après on verra.
Mon propre éditeur, mes propres risques. Voilà. Petit recueil de mes poèmes. A vous de lire, à moi de vous écouter, maintenant, me raconter vos impressions.
Marie-Laure, tu as allumé la mèche, sans peut-être le savoir. Je me suis jetée sur la braise naissante, je vais maintenant m’enrubannée d’espoirs. |
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Juste comme ça
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Écrit par Nath
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09-11-2007 |
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Deux diamants qui brillent dans ma nuit, deux trésors enfouis et cachés mais qui scintillent sur ce voile qui recouvre mes jours. L’une qui se prénomme Marie et l’autre qui se nomme Océane. Un souffle de sagesse et de douceur et une vague tourmentée qui déboule tout sur son passage. Deux jolies frimousses et deux caractères opposés. Alliance du Ying et du Yang.
Mon cœur s’étonne à chaque instant de ces merveilles déposées là, au hasard de ma vie. Rires et pleurs. Caresses et « je t’aime » susurrés tendrement. Jeux et grosse voix qui gronde. Photos et devoirs. Plages et montagnes. Tout est occasion à vivre mes deux enfants, mes deux filles, mes deux sentiments. Amour et joie.
L’une devient un petit bout de femme. Cheveux coupés courts et collège. Les 11 ans sont dans deux mois. Timide et réservée, bonne élève et douce renfermée. Secrète. Elle se cherche, se questionne, se perd parfois. Elle se love contre moi, câlins tendres réservés aux heures chaudes du jour.
L’autre s’affirme du haut de ses presque 3 ans. Volontaire et décidée, sociable et coléreuse, elle connait la maternelle depuis le début de l’année. Elle a débuté sa vie sous le crachin breton et l’a poursuivit sous le soleil des tropiques. Tempérament de feu pour montagne de tendresse, parfois. Eclatante de sourires craquants, elle aspire la vie à chaque souffle.
Deux écrins, deux diamants. Un seul et même cœur bat pour ces deux filles adorables. Sous le charme. Une petite larme. Quand ma vie m’emmêle les pieds dans les soucis, elles sont là, près de moi. Un sourire. Un mot. Je démêle ce fil qui s’entête à s’enrouler. Je suis heureuse.
Merci mes puces. |
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