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Mes nouvelles
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Écrit par Nath
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21-11-2007 |
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Il était là, le long de la route. Seul, un sac à ses pieds, ses doutes dans la paume de ses mains. Debout sur l’herbe, il regardait l’asphalte : gris et vulnérable, le dos offert au martèlement des pneus, les bas-côtés aux errements des aveux. Le ciel pleuvait de grosses gouttes tristes. Des larmes de suie. Son reflet se perdait dans ce lointain, cet incertain, ce paysage noyé sous le temps d’airain. Ses pas caressaient les évidences goudronnées, il tournait et retournait comme une pendule aux aiguilles folles. Il oubliait la course du temps.
Un moment il se revoit là, pschitt, près de moi, le corps en émois. Il respire mon parfum au creux de son cou. Si doux. Petite bulle de soie. Nous étions heureux dans cette petite chambre bleue. Des dentelles, un papier peint à fleurs et un lit à baldaquin. Lui, moi, nos joies et nos ébats. Nos sexes qui s’entrechoquent, nos voix qui se chuchotent. Murmures d’une autre époque. Les rideaux cachent nos danses, presqu’aquatiques, nos jeux authentiques. Moustiques ! On se picore, on se suce, on se dévore. Alcôve secrète ignorée des avides regards extérieurs. Abbaye blottie au creux de nous.
Nos promesses s’élèvent haut dans les cieux, limpides et clairs. Nos mains se tressent sur nos mots d’amour. Emprisonnés dans nos corps à l’abandon, nos âmes communient en silence. Amants infinis dissimulés aux yeux des gens. Il suit de son doigt la courbure de mes seins, l’arrondie de mes hanches, le creux de mon nombril, la naissance de mon cou, la douceur de mes cheveux, l’agilité de mon pied. Amoureux jusqu’à la lie, ivrogne de ma peau, enivré de mes chairs humides et douces. Boit à ma coupe, s’épanche à mon calice. Déesse de nos chairs qui se donnent sans relâche. Frissons. Poison. Nos voix à l’unisson.
Nuages de souvenirs qui se perdent dans la cime des arbres. Je suis morte, candélabres, ce fut hier. Parterres de fleurs et silhouettes noires. Pleurs et douleurs pour ma mise ne terre. Il m’accompagnait en ma dernière demeure. Plus d’heures. Elles se sont tues.
Il était là, le long de la route. Trempé comme un nénuphar sur sa mare. Les racines dans la boue. La moue sur son visage. A bout d’éclair. Comme une hachure de l’âme, la zébrure est entrée par la pensée est repartie par les pieds. Comble de la rapidité. Tas de cendres qui fument. Braises encore incandescentes, il rejoint l’enfer, se soulève, voile anthracite. Destinée brûlante pour souvenances torrides. |
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Mes textes
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Écrit par Nath
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20-11-2007 |
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Noir, couleur du chocolat
Noir comme mes états d’âme, parfois
Noir, ciel d’encre et de suie
Noir, les pavés sous la pluie
Noir, la peau des femmes d’Afrique
Noir, les dessous du porno chic
Noir, les vêtements que je porte
Noir, ce trait de crayon qui illumine cette feuille
Noir, l’intérieur de mon cercueil
Noir comme la courbe de l’ombre qui te suit
Noir, l’enfance tourmentée d’une jeune fille en Asie
Noir, les guerres et les affrontements
Noir, le défilé de mes ans
Noir, le tronc de ce séquoia des pays lointain
Noir, les tréfonds de l’âme d’un écrivain
Noir, la frange de tes cils
Noir, les bombes qui explosent et parsèment la ville
Noir comme l’éther privé de sa lune
Noir, les dièses d’un piano qui résonne en amertume
Noir, les enfants dans les mines
Noir, le bourreau et sa guillotine
Noir, mes yeux qui broient mille colères
Noir, tes petits coussinets
Noir comme une excision profonde qui blesse
Noir, l’antre de Méphistophélès
Noir derrière la lumière
Noir, la crinière de ton cheval
Noir, la salle de cinéma
Noir, le magicien dans le cri d’abracadabra !
Noir, la chambre de mon appareil photo
Noir, les ailes du corbeau
Noir, ces lueurs dans ma tête
Noir, la note de musique
Noir, l’opposé du blanc
Blanc, le complément du noir
Noir, le drapeau
Qui parfois se noue au blanc
Noir et blanc, une histoire d’amour. |
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Poèmes
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Écrit par Nath
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19-11-2007 |
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Phénomène de mode qui favorise les réseaux sociaux, Facebook est un nouveau mode de communication. Tout le monde en parle. Tout le monde s’expose. Il y a de tout : du grand n’importe quoi au grand tout court. Il faut savoir chercher, trouver, se raconter.
Le blog est florissant, en France notamment, qu’en est-il de ce « regroupement » d’amis ? J’ai voulu y faire un tour. Me suis inscrite, pour voir. Je jauge. Je ris. Je découvre.
Mais puisque c’est à la mode et dans le cadre de mon expérience (presque interdite), j’ai aussi créé un groupe : le Cercle des Poètes Français. Si le cœur vous en dit, et seulement si, allez y faire un tour, c’est ici : mon profile. C’est fun, pas cher et totalement inutile. Et si la vérité se cachait ailleurs ? |
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Photo
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Écrit par Nath
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17-11-2007 |
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Dans un
grain de sable, voir un Monde.
Dans chaque
fleur des champs, le Paradis.
William Blake
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Lu et approuvé - ou non
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Écrit par Nath
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16-11-2007 |
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Voici un livre un peu particulier. Raconter, tout au long de 246 pages, la douleur, la souffrance, l’atroce indicible : la mort de son enfant. Marie Darrieussecq a osé. Elle parle à la première personne du singulier. Evoque ces remous intérieurs, son mutisme face au choc, sa n on capacité à dire ou raconter et enfin sa « réinsertion » dans le monde des vivants.
Rien n’est plus douloureux que la perte de la chair de sa chair. Comment traduire cette amputation par des mots ? Etant moi-même maman de deux petites filles, je ne me crois pas capable de supporter une telle perte.
Le livre est long, lent, triste ascension, un peu comme toutes ses années où la maman de Tom recommence à sourire à ses deux enfants. Ceux qui restent. Le premier et la dernière. Pas celui du milieu. Pas Tom.
Les mots me manquent. C’est très bien écrits, c’est un mur qui se construit, brique par brique, c’est une infinie agonie pour cette femme, ce couple, cette famille qui s’enfonce puis grandit, finalement. Changement de ville et changement de voisins. Là-bas, personne ne connait Tom, ne sait qu’il a existé. Sa vie prend un autre tournant. Mais la douleur ne s’estompe. Un brouillard constant qui s’agglutine à elle. Des mots pour l’écrire.
C’est terriblement juste. L’âme va à l’essentiel. C’est terriblement injuste.
J’ai aimé, malgré la gravité du sujet. A vous de lire à présent ce récit tragique qui nous remue les tripes et les méninges. |
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Monbazillac et rien d'autre |
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Juste comme ça
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Écrit par Nath
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15-11-2007 |
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Pour accompagner rillettes de canard et toast de pain de campagne, quoi de plus sympa qu’un Monbazillac ? Hein, dites-moi ! Vous avez raison, rien de plus odorant. Merveilleux. Goûteux. Epoustouflant !
Bon, oui, je rentre de vacances et du Périgord. Quoi ? Oui, je vous montre la bouteille des délices et vices. N’est-elle pas belle ? Cette belle couleur de miel, ce sirupeux mais pas trop, cette élégance des formes. Comment ça j’en fais trop ?
Bon, je vous explique, je ne bois pas. Non que ce soit interdit par ma religion. Ni que je ne veuille pas. Ni que je sois une ancienne alcoolique. Non. Je n’aime pas ça, c’est tout. Tout alcool est banni de ma bouche. Un zeste de champagne parfois. Pour le côté bulles qui pétillent. D’ailleurs, après 3 gorgées, ce sont mes yeux qui pétillent, c’est dire ! Une gorgée de vin, non merci. Plus fort, non encore merci. Je suis restée une enfant. Goûts de gamine : pas de café s’il vous plait, ni de boissons trop fortes. Un coca. Bon, ne râlez pas. Voyez plutôt, je fais une note sur le Monbazillac !!! Pourquoi me direz-vous alors que je ne bois pas une goutte du nectar des Dieux ? Pour ça : les rillettes de canard. Na ! Nous étions là, à déguster ce met fabuleux et si simple lors que j’ai vu la couleur de ce liquide merveilleux dans le verre de mon z’homme. Je n’ai pas pu résister. Et fort heureusement. Divin !
Il faut bien avouer que j’aime les vignes. Ces grandes étendues qui fleurissent au bord des chemins sont splendides et de là naissent des grands crus, des passions, des saveurs nouvelles. C’est ce qui me fascine. Sans aimer le produit fini. Mais je l’accepte. Tant pis, pour une autre vie, peut-être ? |
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