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Humeur
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Écrit par Nath
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24-04-2008 |
94 mètres. C’est la longue de mon chemin. Oui. Mon chemin. Parce que ma nouvelle maison a un jardin. Tout petit. Parce que ce jardin. Tout petit se termine par un chemin. Le chemin du bonheur ainsi baptisé par mon z’homme. Il a peut-être raison. Bordé de hauts arbres d’un côté, de noisetiers de l’autres et de larges champs il s’ouvre sur un sourire. Le mien. Et le sien. Et celui de la petite qui s’encanaille à courir après les papillons. Il fait beau. Il fait chaud. Il fait nous dans notre tendre demeure.
A l’intérieur tout est cassé. Briques. Plâtre. Gravas. Bois fendu et échardes piquantes. Rouleaux de peinture. Pinceaux épars. La couleur habille les murs. Tout est de guingois. C’est ainsi. Dans notre nouvelle demeure. Elle porte sur ses épaules les caprices du temps. Les poutres sont encore droites. Les murs de pierre chantent mélodies surannées. Elle ne s’écroule pas. Au contraire. Elle nous raconte les ans et les histoires d’autrefois.
Energie nouvelle à casser pour mieux reconstruire. Ça prendra du temps. Des rides. Des sourires. Des heures de fatigue et de contentement. Enfin chez nous. Nos murs. Notre potager. Notre verger. Un ballon, une balançoire, un tas de sable, la mer non loin et… et notre chemin. Le chemin du bonheur.
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Poèmes
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Écrit par Nath
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21-04-2008 |
Avril… ne te découvre pas d’un fil. Il fait beau, certes. Mais les rayons du soleil sont encore timides. Maladroits. Un peu fébriles. Envie de soleil ? D’ailleurs ? De mer et d’alizés ?
Pour vous donner envie de plonger la tête la première dans une eau à 26°C l’hiver, 29°C l’été… Quelques plages de mon île lointaine et pas oubliée. La vie y est toujours lente et bercée par la nonchalance. Sauf peut-être en ce moment où les coupeurs de canne s’activent.
Marie la Galante, entre ciel et mer. Maria Galanda, entre peau chocolat et canne à sucre. Marie-Galante, entre gentillesse et mer turquoise.
Si l’envie vous prend, n’hésitez pas à venir y faire un tour. Les plages y sont presque désertes et la découverte des fonds marins à fleur d’eau y est recommandée. N’abusez pas trop du ti-punch qui tire à 59°C sur l’île ! Décollage facile mais atterrissage difficile parfois.
Bref, pour des envies de tranquillité et de dépaysement, suivez le guide !
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Photo
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Écrit par Nath
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19-04-2008 |
Pour les femmes, la douceur est le meilleur moyen d’avoir raison.
Madame de Maintenon
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Humeur
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Écrit par Nath
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18-04-2008 |
Elle est là. Cachée, lovée, presque oubliée. Sous la pile de couvertures. Chaudes. Duvet protecteur. La boite mystère. Fer pour abriter trésors. Enfouis sous des années de poussières. On ne l’ouvre jamais. Trop de pensées s’en échappent. Mais parfois, on se tentation velours pour années blessées.
Un œil puis deux. Le couvercle cède. C’est le noir total. Totale redécouverte. Box à malices et chansons surannées. Dans la tête ça chantonne et fredonne. P’tit air scopitone. Photo découpée par des ciseaux maladroits. Idole de jeunesse. Dee Snider. Maquillage bleu pour chevelure blonde. Homme androgyne. Sourire. Stylo plume encre turquoise. Ecriture de fille. Pas de rond sur le s »i ». Juste un point c’est tout. Poème recopié. Poème inventé. Rimbaud côtoie Verlaine et Baudelaire entre deux vers perso. Image jaunie, bords abîmés comme mes souvenirs de ce grand-père presque inconnu. Petite blondinette assise genoux. C’est doux et étrange. Son alliance se balance aujourd’hui au bout de ma chaîne. J’aurais aimé savoir sa vie. Voyageur du bout du monde. Entreprise Afrique. Grand-mère paternelle à ses basques mais pas aux miennes. Sang-froid. Vipère. Venin. Jolie femme pourtant, reflet de Simone Signoret dans « casque d’or ». Elle est belle. Mais glacée comme ce papier.
Plume noire. Boucle d’oreille qui pendait autrefois. Epingles à nourrice. Plantées dans mes oreilles. Aussi. Bracelet clouté. Bas déchiré au poignet. Mini-jupe et ceinture barbelés. Protection faible. Khôl et sourire enfantin. Je n’avais que 18 ans. Si jeune. Là, un cliché de chapeau vert et jaune. Ste Catherine. Champagne travail offert par les collègues. Période terne. A raturer. Tracer crayon anthracite sur souvenirs pénibles.
Bracelet plastique. Papier rose en dedans. Prénom : Marie. Mon enfant. Bébé Marie. Mèches blondes coupées pour la premières fois. Tresse. Mes lèvres s’amusent. Elle a grandit ma fille ! Puis second bracelet. Jolie rousse Océane. « Nounou » pour papa et maman attendris. Surnom bête. Océanou-nou. Nounou, nous est restée ! Tout comme Pinpin de Perlimpinpin ! Affublée de pseudos idiots mais affectueux.
Un bracelet en argent de toi. Gourmette qui ne brille plus. L’éclat est parti depuis longtemps. Autre vie. Ah, encore une photo. Cooky. Fidèle Labrador noir disparu trop tôt. Larmes qui coulent. C’est inévitable. Trop plein d ‘amour pour cette bête à poils.
Les trophées s’enfilent comme un collier de perles. Un à un. Pas totalement oubliés de leur sens. Pas encore. Je referme la boite pour ne plus voir. C’est suffisant. Séance thérapie en deuil. Je m’éloigne de ma vie antérieure. Souffrances. A dévoiler plus tard. Continuer à déballer cartons et ustensiles divers. Cœur d’hiver. Il fait froid d’un coup.
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Juste comme ça
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Écrit par Nath
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14-04-2008 |
Signature. Bout de papier. Architecture. Ce soir.
Trop excitée pour écrire un mot.
Vous revoir, bientôt. Travaux d’abord. Dentelle & Arsenic se carapate en vacances le temps de reconnecter au réseau. Fil. Cent fils. On n’en finit pas ! Plâtre aussi. Carrelage. Peinture. C’est ainsi. La maison est vieille dame charmante, il lui faut se poudrer pour nous accueillir.
A tout de suite. Quelques jours. Quelques nuits. Quelques mots. Je ne vous oublie pas. D’ici une demi-lune je vous raconterai mes aventures maison, barbouille, nouvel horizon.
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Photo
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Écrit par Nath
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12-04-2008 |
On ne se console pas des chagrins, on s’en distrait.
Stendhal
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