Chérubin(e)
Humeur
Écrit par Nath   
11-12-2007
Seule. Mon petit champ de coquelicots s’en est allé à l’école ce matin. Une bouille réjouie de retrouver copains/copines. Et une maman ravie de renouer avec la tranquillité. Mère indigne, je suis. J’ai passé 6 jours fusionnels, passionnels. Citadelle avec elle. Mais au bout du 7ème jour, je fais comme certain, je me repose. Aujourd’hui, c’est mon dimanche à moi.

Le temps s’annonce clément. Un lever de soleil splendide au dessus de ma campagne. Du givre sur les arbres. Et de la glace sur mon pare-brise ! 5 manuscrits envoyés, un thé à la menthe et une paix royale pour écrire et surfer sur le Net. Entre détente et passion. Idées à germer. Mots à coucher. Pensées à méditer. Je suis bien.

Tu me manques déjà Petit Ange. Mais maman respire un peu. Pardon. Je t’aime un peu, passionnément, à la folie. Mais les journées de maladie me rendent morose. Plus de prose, je m’ankylose.

Dites-moi que je ne suis pas la seule à souffler un peu loin de ma Chérubine adorée ?
 
 
 
No desperate housewife
Humeur
Écrit par Nath   
11-12-2007
Quand je veux, presque où je veux, avec tous ceux dont je ne veux pas. Non, je ne vais pas vous raconter mes dernières galipettes. Pirouette, cacahuète. Ça, c’est censuré ! Vie privée. Pas de flashs ni de paparazzis à l’horizon.

Je vous raconterai plutôt ma dernière tentative pour faire les courses. Ressources. Je suis une ourse. Pas de cadeaux pour Noël, comprenez-moi bien, des courses banales. Toutes bêtes. Pour manger. Vivre. Subsister. Ventre aussi vide que mon réfrigérateur. Mes chères têtes blondes se meurent lentement sans corn flakes et leur père et moi souffrons d’un manque évident de chocolat noir, extra noir, devant notre film préféré du soir, espoir, l’un contre l’autre.

Me voici partie dans ma jolie Torpedo. La musique à fond, le pied sur l’accélérateur, je l’avoue, je suis un peu Fangio ! Metallica joue pour moi ce matin. C’est vif, saturé, parfait pour une bonne conduite. Les tournants s’enchaînent à vive allure. Les champs s’effacent derrière les vitres. Les gouttes de pluie zigzaguent entre mes roues survoltées. Je suis bien. Il est difficile de me poursuivre. Heureusement les routes de campagne sont presque vides. C’est mieux ainsi.
 
 

Grande surface. Parking complet. Une place se libère, pas trop loin de l’entrée. Je me précipite, caddie au plancher. Comme avec la voiture. Je déteste les courses. Je fonce à l’essentiel. Droit sur les spaghettis, potimarron, rôti de porc. Le shopping ne passera pas par moi. Le carrelage glisse, les roues de fer s’élancent à l’assaut des rayons trop alimentés.

Quand soudain, aaarrrrrghhhhhhh ! Un grand cri me transperce la poitrine. C’est une image, hein, n’allez pas croire que j’ai hurlé devant tout le monde, ça, c’est inconcevable. Un monde… à couper à la tronçonneuse. Une horreur. D’ordinaire si calme un mardi, les allées sont emplies de gens. Berk ! Moi, l’ermite, entourée de personnes ! La vraie vie, sauve qui peut ! Me voici donc, apeurée et entourée. Vidée. D’un seul coup d’un seul, je fonds comme la dame qui laisse tomber son paquet de lessive devant moi. Il se répand, comme ma peur au vu de tout ce spectacle.

Bon, je plaisante un peu mais les gens en question : pressés, mal lunés, mal polis, méchants, stressés, carrément dingue ! Impossible de circuler, je m’agglutine à ces choses, à ces corps, à ces chariots. Double temps, double corvée, double vitesse pour rentrer ! Na !

Retour maison, ET en état de choc. Je range vite fait, je me sers une bonne tasse de thé et j’oublie. Vite. Cauchemar étrange. Scène de la vie quotidienne, carpe diem, je saigne mes veines. Je me suis frottée à cette foule en délire pour les besoins de la maison, au nom de Sainte Consommation, Amen. Croyez-moi, je ne suis pas prête de remettre les pieds dans ce temple envahis de fidèles à cartes bleues stressées la veille de Noël. Fin de transmission, retour au bercail. 
 
Croix
Photo
Écrit par Nath   
10-12-2007
Ce qui importe ce n’est pas que les autres t’aident à porter ta croix, mais que toi tu les aides à porter la leur.
Jean Breton
 
Marie-Galante, carnet de vie
Mes textes
Écrit par Nath   
07-12-2007
Une idée de cadeau ? Un Noël sous le signe des tropiques et des alizés ? Un coin de soleil entre vos mains ?

Mon dernier né : un livre magnifique (assurément) illustré de superbes (il ne peut pas en être autrement) photos représentant l’île où j’ai vécu deux années : Marie-Galante. Je vous y raconte un peu l’histoire de cette île, les coutumes et ma vie là-bas. Un cadeau parfait. Que vous trouverez de ce côté. Ouvrir cet ouvrage (hors du commun) c’est sentir la caresse du sable blanc, le parfum des épices, la tiédeur de l’eau.
 
 

D’autres cadeaux splendides et magiques à offrir à vos proches ou à vous-même ?

Une envie de poèmes ? C’est par ici.
 
 

Un roman d’amour sombre mais néanmoins passionnant, à lire au coin du feu (ou sous la couette) en se laissant bercer par les mots, comme une musique envoûtante. C’est pas .
 
 

N’est-elle pas belle la vie ? Trois somptueux cadeaux à ne louper sous aucun prétexte. Comment ça j’en fais trop ? jamais ! 
 
Coeur grenadine
Humeur
Écrit par Nath   
07-12-2007
Petite bulle de tendresse. La fièvre a eu raison de toi. Tu cherches mes bras et je suis là. Privée d’école. Une semaine à te faire cajoler. Mes bisous dans ton cou. Je te dévore en dedans, en dehors. Comme une mante amoureuse. Petite que je protège de mes mains. Ton regard se voile. S’affole. Tout doux, je suis ici. Serrée collée lovée à toi.

Pluie d’éosine sur ta peau. Tâches coquelicots pour ton teint de porcelaine. Te voici fraise Tagada. Sucrée, je te couvre de baisers. Tu es varicelle aujourd’hui. Demain tu seras étincelle. Plus belle que jamais. Ma toute Belle.

Ainsi parsemée de pois de rouge, je te léopard sous les profondeurs de ta couette. Tu t’endors. Boule de chaleur au creux de ma poitrine. Pépite d’or, dors. Tout ira mieux bientôt.
 
 
 
Partir un jour... puis revenir
Juste comme ça
Écrit par Nath   
06-12-2007
Je me suis évadée de cette prison. De cette maison. De ce poison. 18 ans. Bel âge pour prendre mes jambes loin de tout et courir loin, très loin, si loin. Des idées de liberté, une envie de fuir, une impression de glue qui me colle à la peau. M’arracher, me propulser, nager dans le fleuve de la vie. Abolir mes entraves, briser mes chaînes, je ne suis plus une esclave. Dire « non ». M’interdire ce « oui » qui affiche un sourire discret. Prolonger la négation. Elle me va si bien.

Les yeux plein d’étoiles j’affronte l’existence. Elle n’est pas si moche. Pas d’anicroche. Je m’approche petit à petit de ce nid. Les conseils mauvais résonnent à mon cœur. Mes rancœurs glissent sur les parois de mes émois. Je crie à perdre voix. Mes pleurs se perdent au creux de mes mains. Je savoure ma jeunesse et son gouffre. Mon corps, faculté époustouflante à ne graver aucune ride. Apprendre les doutes et les erreurs. Les joies et les fous rires.  Je ploie sous cette énergie à revendre.
 
 

Ainsi se déroulent les jours, les semaines, les mois. Délices. Puis supplice. Enfin sacrifice. Le bleu du ciel se fait anthracite. Le feu se fait glace. L’amour se fait vain. Il faut partir. Abandonner cet espoir vivace mais brisé.

Revenir. La tête si basse qu’elle s’enfouie dans le sol. Affronter les « je te l’avais dit » moqueurs. Endosser les colères et les persiflages. Panser en secret la blessure infligée. 20 ans. Bel âge pour recommencer sa vie.

On ne m’a jamais pardonné ce geste. Désir de vivre. Soupirs d’être.

Je me suis trompée mais ma vie a commencé ce jour. Encore. Nouvelle née dans ce monde différent et si semblable. A zéro, on repart le cœur meurtri mais leçon apprise. Je me suis mausolée pour veiller à mon intégrité. Oublier ces mots qui tuent et regarder de l’autre côté, ce chemin qui s’offrait à moi. 
 
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