Concours de la plus jolie phrase d’amour
Juste comme ça
Écrit par Nath   
12-02-2008
Pour la Saint-Valentin Marie-Laure et moi-même organisons un petit concours de la plus jolie phrase d'amour. Envoyez-nous vos propositions avant mercredi 14h00 et jeudi nous publierons, chacune sur notre blog, la phrase qui aura obtenu tous nos suffrages...
A vos mots...

 

 
Pot de confiture
Juste comme ça
Écrit par Nath   
10-02-2008
Les pots de confiture s’alignent. Etagère blanche pour dentelle araignée. Couleurs fanées derrière le verre poussière. Dans la cuisine, les placards ne tiennent plus debout. Ils caressent le sol de leurs souvenirs d’hier. Cuisine grand-mère. La table, fière encore, tente de ne pas s’affaisser sous le poids des ans. Vieille femme alourdit de fourchettes, de couteux et d’assiettes garnies. Le feu cendre se meurt depuis la guerre. La bassine aux senteurs sucrée est là. Cuivre alanguit sous mes mains douces. Cuillère de bois qui tourne et tourne encore. Valse à trois temps quand bouillonne le fruit.

Assise au pied des pots de confiture qui s’alignent, je fredonne les chansons d’antan. Quand mamie enveloppait les mini-vases de tissus carreaux rouges. Le piano est toujours là. Sourire triste aux dents cariées ou jaunies. Trop de fumée. Charbons ardents pour l’époque. Pépé qui fume au coin de l’âtre. Chaud doux. Doux. Doux.

Souvenances tricotées au fil d’une mémoire inventée. Mais… je me souviens de ces pots de confiture qui s’alignent. Etagère qui s’épanche pour dentelle accidentée.
 
 
 
Le Chemin
Photo
Écrit par Nath   
08-02-2008
Il y a un but mais pas de chemin ; ce que nous nommons chemin est hésitation.

Franz Kafka
 
 
 
Souvenirs Gris Bleu
Juste comme ça
Écrit par Nath   
08-02-2008
Gris Bleu organise un concours. Une photo, un texte, un souvenir… Je me plie à cet exercice avec plaisir et voici ma modeste contribution :

Souvenirs d’un lieu, abandonné, suranné. Qui se trouble, nous envoûte, nous écharpe dans le cou. Un souffle, vapeur de craintes et de bonheurs enfouies. Vague à l’âme, flux obscur, fleur mélodrame. Quelques murs qui dansent, tourbillonnent et se meurent, enfin. Au creux de mes mains. Je t’aimais jusqu’à ta fin.
 
 
Edit le 12 février : YESSSSSSSSS ! Je suis là, sous vos yeux ébahis, en première page et première ligne ! Merci Philippe ! 
 
Obligation à respecter
Humeur
Écrit par Nath   
07-02-2008
Vendredi. Dernier jour d’école. Dernière journée de travail. Le week-end s’annonce calme et ensoleillé. Je devine déjà la compote de pommes qui fera notre dessert. Et les bons petits plats qui l’accompagneront. Moments conviviaux et de partage. Les filles seront là, à jouer et faire quelques devoirs. Détente absolue. Les horaires seront plus souples, les draps plus chauds par une grasse matinée bien méritée.

Mais il est une obligation à respecter : pas de courses ni de ménage !!! Hors de question !

Pendant que les Carrefour et autre Auchan se rempliront de caddies effrénés, pendant que Leroy Merlin et autre Castorama feront le plein de gens pressés, nous resterons chez nous. A jouer. Cuisiner. Ou boire un chocolat chaud après une promenade glacée. Une ville à découvrir près de chez nous. Des photographies. Un spectacle. Un salon. Un week-end à Paris. Que sais-je ?
 
 

Mais il est une obligation à respecter : pas de contraintes ni de papiers à remplir !!! Hors de question !

Nous cultivons peut-être une différence utopique. Nous dressons peut-être un portrait maladif de ces cohues qui nous entourent. Nous décidons peut-être de vivre autrement. Pourquoi pas ? Le choix s’impose à nous. A vous. Les diktats de la vie moderne m’ennuient. Et les magasins aussi.

Profiter de ma famille sans avoir à me disperser dans une foule compacte m’emplit de tranquillité. Ne pas courir. Ni souffrir. Ne pas subir. Maître mot de cette vie trop souvent speedée et mâchée par une consommation éperdue. Surtout les week-ends. Alors…

Alors nous nous blottissons l’un contre l’autre. Nous sourions à nos filles. Et nous préservons notre unité intacte. C’est peu. Mais c’est beaucoup pour nous.

Bon week-end à vous tous ! 
 
Et Toc !
Poèmes
Écrit par Nath   
06-02-2008
Et toc !
encore un mot de moi,
un mot en toc,
un mot en tic,
un mot de bric et de broc,
un mot antique et
complètement sinoque.

Pourtant des mots ad hoc,
des mots qui jamais ne débloquent.
Flic flac floc font mes mots
Qui ne sont pas des monoblocs
et ne tombent pas en loques.
Ils roulent des mécaniques
et forment un alambic !
 
 

Ces mots sont électrochocs,
ils nagent dans les lochs
puis il toquent à ma porte.
Mais ils sont chics.
Et même comiques.
Et toc !
Les voici loufoques,
puis les voilà provoque.
Toc, toc ! Ils cloquent !
Quel mic mac ! 
 
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