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Humeur
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Écrit par Nath
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19-02-2008 |
Attente impossible. Malades à profusion. Fusion des corps et des haleines. Bas de laine. Expirer. Inspirer. Je me cocon dans ma parka. Trop froid. Fuir ces microbes volatiles. Quel chemin empruntent-ils ?
A côté, un bébé. Plus loin un vieillard. Une toux. Un mouchoir. S’éloigner. Se rassoir. Mon corps est mou. Fuir ces regards qui devinent. Je m’égare. Salle d’attente. Saltimbanque en déroute. Je ferme les yeux. Se recueillir. Cueillir les roses qui s’imposent, s’apposent, s’opposent. Tombeau fleuri à cette attente impossible.
Je me réveille en sursaut. Main qui agrippe le bas de mon pantalon. Frange qui se file. Je me défile. Ding ! Ding ! Dong ! Je souris. Yeux qui pétillent. Je suis pacotille. Jeux de doigts qui me cherchent. Je tête à l’envers. Oublie, perfusion du vide.
Mon nom, enfin. La porte s’ouvre. Docteur. Horreur. Malheur. Suspendue à son stéthoscope je me plisse timide. Corps en accordéon. Je joue mineur. Pas à l’aise sur le cuir noir, tissus blanc qui me dévore les cuisses et le dos. Monstre défait. Bouche ouverte. Oreilles. Nez. Yeux. Cœur. Tout y passe je suis impasse. Et perd : double otite, sinusite ! Me v’là bien !
Attente impossible. Sur son clavier il pianote : remèdes à tire larigot. Le cou dans un lasso qui se resserre : gélules à ingurgiter. Berk ! Le corps se rebelle. J’entends la liste s’allonger. Les mots savants. La voix qui prend de l’avant. Ça y est, je suis prisonnière. Une semaine de drogues en tous genres. Je plie, hémorragie interne. Sens en ci-gît : trop malade pour le service !
Retour maison. Boite à cachets. Un, deux, trois. Lundi, mardi, mercredi. Ainsi de suite. Dimanche verra la fin du traitement. Echarpe au vent. Soleil enfin. Lymphe au repos. L’attente n’est plus impossible, elle se fait comestible : miam, le bout de pain qui fait oublier la pilule !
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Humeur
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Écrit par Nath
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18-02-2008 |
Un œil puis deux. Dissimulés sous le fard, je maquille mon ennui. Un trait de noir au ras de mes cils. Le théâtre derrière les couleurs. Sombres pigments. Irisés puis brisés. Je me sens costume taillé.
Le mascara faux semblant. Le masque prend forme. Poudre de plomb pour visage rond. Les pommettes se rose pâle quand le soleil s’évapore. Sous le barbouillage je suis transparente. Coquille vide qui observe. Persiennes à demi vermoulues. Bossues. Me voici inaperçue.
Pour finir l’ornement, je me rouge à lèvre sèches. Peaux du pantin qui se desquame. Chips pommade. Je me dissous. Issue fatale.
Peinture vivante, je cache mon ombre des signes extérieurs de lumière. Suie contre immaculée, je suis. Bravade du temps qui berce de lourdes illusions. Je me fièvre au corps ce soir pour affronter l’oubli de ma mémoire. Dans les ruelles je me baigne, inconnue meurtrie, je m’alcôve sous les grimaces poussières. Ainsi déguisée je trompe les regards qui m’ignorent. Cadavre en sursis, pas même exquis, vaine enfant, de peur je frémis.
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Humeur
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Écrit par Nath
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17-02-2008 |
Long couloir étroit. D’un côté je penche. De l’autre je trébuche. Allumette frêle. Embuche. Je me consume. Feu de bûche. Le noir m’absorbe. Vilaine aux bras décharnés qui laissent traces. Globules cafard. Sérum trop tard. Poison létal. Dans mes veines coule ton amour.
Je me flagada d’un coup pour échapper à la vie. Jambes guimauve. Barbapapa toute rose, je gamine éperdue. Tout le poids de mes efforts s’abat sur mes émois. Mauvaise farce. Barbamama je n’en veux pas !
Long couloir étroit. La mort circule sur les murs. S’effritent alors lambeaux de chairs abîmées. Je l’entends qui hurle. Plainte sourde au timbre lyrique. Musique muette, alouette, qui perce mes ouïes. C’est fini. Accalmie. Puis la jérémiade s’affole. Murmure gelé aux mains d’albâtre qui étreint mon cœur. Entre la poigne, je m’étouffe.
Que fais-tu là ?
Il est tard et tu m’anesthésies. Os et peau de chagrin. Vide.
Que fais-tu là ?
De ta bouche vermeille tu imprimes ton baiser charnel. Souffle court. Volutes d'ires. Je ne suis plus que fibres. De verre et de vers qui rongent. De toi je suis ivre. Cueille-moi, douce capucine, enfin pétales qui s’offrent au vent. Mauvais.
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Photo
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Écrit par Nath
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15-02-2008 |
Dieu aima les oiseaux et inventa les arbres.
L’homme aima les oiseaux et inventa les cages.
Jacques Deval
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Juste comme ça
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Écrit par Nath
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14-02-2008 |
Bon, ben voilà, ça devait arriver, je suis tagguée ! Ben mince alors, comme dirait Marie-Laure, c’est la première fois qu’un truc comme ça me tombe dessus… Je vais faire de mon mieux. Promets rien.
Alors, je suis censée dire que ça vient du Canada, que c’est Elisabeth qui m’a tagguée et aussi censée vous avouer 6 choses inavouables. Quel dilemme !
1. Je plonge régulièrement dans le Nutella quand j’écris et m’y noie trop facilement
2. Je suis une « tête de cochon »
3. Quand je ne sors pas le dimanche, j’aime traîner en pyjama
4. Je suis tout à fait capable, si l’envie m’en prend, de faire des crêpes à minuit
5. Je suis blog addict
6. J’écoute du hard rock (mais pas que) depuis que j’ai 9 ans !
A mon tour de continuer la chaîne… j’invite donc Richard, Lou, Gris-Bleu, mummy active, Juju le Pigiste et Agnès Abécassis à participer à ce p’tit jeu.
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(petite) lettre à mon amoureux |
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Humeur
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Écrit par Nath
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13-02-2008 |
Mon Amour, Cœur de mon corps, Tendre Capucin de mes nuits douces, je te souhaite une très belle journée. Comme tous les matins pénombres. Comme tous les jours de ma vie. Comme toutes les soirées de l’ombre.
Un besoin impérieux de te dire « je t’aime ». Crier au monde le bonheur d’être à tes côtés. Rassurée. Choyée. Me faire mots quand tu soignes mes maux. Me faire délicate quand tu es en moi. Me faire plume quand on se Saint Valentin de partout autour.
Ne pas trop en dire, tout de même. Laisser planer ce mystère. Ces moments d’intime. Ces instants rares. Ces secondes insouciantes où je m’oublie près de toi. Révéler le vrai, le beau, le toi qui est en moi. Ton âme si belle qui se tisse à la mienne. Ton corps si doux qui se lie à ma peau. Ton sourire si chaud qui réchauffe mon cœur. Meurtri. Mais que tu panses chaque jour.
Non, ne pas dire tous ces gestes simples qui soignent ma vie. Réparent mes peines. Recousent mes peurs. Alimentent mes bonheurs. Enfouir un peu plus ton amour au creux du mien. Laisser transparaître l’étincelle. Unique. Qui brille pour moi. Seule. Bougie envoutante. Intimidante. Sans raison apparente. Il faut chercher le secret.
Ne bouge plus. Reste là. Oui, là. Ferme les yeux. Au creux de ton oreille attentive, je dépose un « Je t’aime ». Murmure infini que tu garderas dans tes nuits.
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