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Humeur
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Écrit par Nath
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06-04-2008 |
Petits carreaux blancs. Bottines noires. Tap tap tap. Bruit de mes talons. Lieu froid. Etrange. Rêveries Sahara. Les murs s’embarrassent de visages défaits. D’atchoum ou de toux grasses. Cabinet médical. Mon angine pas toute à faite soignée, les microbes prolifèrent. Que d’heures à attendre le rendez-vous !
J’observe les kids qui lisent sagement. Ceux qui Lego ou puzzle. Et ces bébés emmitouflés tendrement bercés. Petits sièges en osier pour accueillir minuscules fessiers encombrés de voitures ou de livres aux mots doux.
J’observe aussi les gens. Pressés. Angoissés. Abandonnés à l’attente. Jambes croisées. Emmêlées. Décroisées. Sur le même pied d’égalité. A pas feutrés. Une porte s’ouvre et un corps se lève. Un quart d’heure. C’est règlementaire. Expédié, le rhume. Médicamenté, la dépression. Examinés, les résultats d’analyse. Journée finalement identique à tous les docteurs des cœurs, des âmes, des corps.
Est-ce bien ce destin auquel ils aspiraient ? Médecin de campagne versus médecin de ville. Le quotidien s’emballe et se déballe au rythme des consultations. Souffrance étalée sur les ordonnances. Larmes d’angoisse. Sont-ils une nouvelle race de chevaliers qui sauvent les Humains dans leur croisade ? Soigner à coup d’antidotes ou d’oreille tendue ? Patients entortillés de convulsions émotions. Qui croient-ils consulter ?
Mais je m’interroge et voilà qu’on appelle mon nom. Je relève la tête, la plume en suspend au dessus de mon moleskine noir et…
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Photo
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Écrit par Nath
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04-04-2008 |
Le monde est une prison où il n’y a ni espoir, ni saveur, ni odeur. Une prison… pour ton esprit.
Andy Wachowski (Matrix)
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Photo
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Écrit par Nath
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03-04-2008 |
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L’heure est à la photo. Celle qui délimite les rivages, les brouillards, les jolis paysages. Les visages ? C’est pour bientôt. Je vous laisse ce matin découvrir mes landscapes bretons. Ils sont changeants, comme la pluie et le beau temps. Ils sont beaux et émouvants comme mon humeur au printemps. A la fois calmes et tempêtes.
Près de ma nouvelle demeure, champs et vieilles pierres. Mais aussi mer et vagues. 30 kilomètres, ce n’est pas si loin. Je parcourrai dune et bateaux échoués, petits ports et marins pêcheurs.
Mais en attendant ces changements, je vous laisse à mes brumes.
PS : je vous rappelle que toutes les photos de ce blog sont cliquables !
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Humeur
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Écrit par Nath
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02-04-2008 |
Il est des jours où, je ne sais pourquoi, le temps s’enlace à moi. Inexorablement. C’est ainsi que je suis. Bercée par ces affres ou ces pitiés. Tantôt chaud. Tantôt froid. Nuages qui dansent ou soleil qui berce.
Quand la pluie d’amoncelle au dessus de mes pensées, je m’éparpille. Me dilue. Me fonds en sucre d’orge. Me fœtus à la terre come un nouveau né. Ces jours-là, plus rien n’a d’importance.
Couchée. Allongée sur le sol. Absorbée. Ame qui s’amère de pleurs. Triste. Malade. Je ne vois plus ce qui m’entoure. Nouveau calque, remplir de gris, laisser l’opacité à 100%. M’emmitoufler de pensées vaines et lentes. Serpents qui coulent autour de mes ténèbres. Le ciel s’abat ! Torrents de gouttes. Déluge pour mots effacés. Transparente. Je choisis « Riders on the storm » pour dérouter ma peine. Rythme lancinant, guitares saturées. Je suis bien. Presque nue. Cordes à vif.
Le temps passe. Glisse sur mes chagrins diluviens. Poétesse éperdue au creux de son gouffre. Entre moi et l’infini désespoir. Je n’existe que dans votre inconscient. Ou votre présent. Demain ne sera plus. Peut-être. Je ne sais plus. Les flots de d’éther m’aspirent en volutes. Faim de lutte. La vie me chahute.
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Humeur
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Écrit par Nath
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01-04-2008 |
Cartons, cartons et re-cartons ! Par-dessus la tête. La maison croule sous le poids de nos souvenirs enveloppés dans de vieux journaux. Une annonce, une publicité, une photo jaunie et j’emballe mes tasses et bibelots. Pourtant, il ne me reste plus grand-chose.
Grand ménage quand nous sommes partis de la métropole. Grand ménage quand nous sommes partis des Antilles. Grand ménage tout court dans nos vies quand nous les avons quittées. Une à une. Ne plus s’unir aux pensées d’avant. Ne plus s’attacher au passé. Ne plus se raconter comme c’était, avant…
Nous sommes nus. Ou presque. L’essentiel nous lie. Mémoire neuve et pimentée pourtant. Pas facile de tout recommencer. Mais on y arrive. Pas à pas. A bout de bras. On ne regrette pas nos choix.
Alors je continue. Inlassablement. J’entasse petits tas de chiffons. De verre. De tableaux. De jouets. De draps. Toucher. Regarder. S’enivrer. Ce drap qui a vu nos ébats joyeux ou nos larmes de défaite parfois. Ces jouets qui amusent nos têtes blondes et rousses. Ces tableaux de mon enfance qui égayent les murs. Ces verres où l’on boit chaque jour comme à une coupe d’Amour. Graal. Ces chiffons qui nous habillent chaud l’hiver, frais l’été. Tout notre univers. Là. Entreposé sagement au pied de mes souvenances. Fragiles.
Une autre maison. Un autre lieu. Une autre vie. Encore et encore. Pour ne plus bouger cette fois-ci. S’ancrer comme un bateau à son dernier port. Pas la fin de l’histoire mais la fin des cartons. Oui. Voyager maintenant. Où ? Où le vent nous portera, sûrement. Marins aveugles, nous parcourrons goulûment l’infini.
Mais avant de partir, il nous faut créer notre cocon. Chrysalide qui deviendra papillon. Nous nous aimons.
Cartons, cartons et re-cartons ! Par-dessus notre faîte. Nous voici presque chez nous.
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Poèmes
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Écrit par Nath
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31-03-2008 |
Je médite
A pleurer à crier à tuer
Je m’évite
A raison dangereuse, folle alliée
De tes nuits
Tu me pépites
D’or au creux de tes doigts
Vite, à corps et à cris
Entre tes respirations saccadées
Je m’effrite
Si ton ombre
S’allonge sur mes fruits
Défendus, à lier
Mon âme à la tienne
Tout s’agite
Je ressuscite
Pour toi en moi entre nos bras
Tu m’abrites
Petite chrysalide
Au bord du suicide
Pas tout à fait tombée
Je me fais consteller
De tâches rousseur
Peau pâle
Visage d’opale
Soleil qui me suscite
Un brin de souffle volé
Déficit
Ma mémoire tombe à l’eau
Loin des bruissements de foule
Carmélite
En ma cellule, je deviens libellule
Attirée à tire d’ailes
Pour ce ciel, m’échapper
Ne pas me retourner
Et construire mon orbite
Belle réalité entre nos baisers
Nos bouches échangées
Nos mains consumées
Je t’aime
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