|
Photo
|
|
Écrit par Nath
|
|
02-05-2008 |
Les pleurs secs ont pour vestige un lit de rides
Janos Pilinszky
|
|
|
Juste comme ça
|
|
Écrit par Nath
|
|
01-05-2008 |
Parfois, quand on croit que tout va s’écrouler, il n’en est rien. Pourtant, on se débat, on crie, on s’agite et on s’affale épuisée dans un canapé à portée de fesses. On ne prend pas le temps de penser, de sourire ou même de réfléchir, il faut repartir, se battre, s’affairer, s’activer à rendre les choses meilleures. Dans la maison comme dans la vie. Entre vie domestique et vie sentimentale. La frontière est mince.
Il y a des jours où tout me paraît lisse et d’autres jours où mon côté gladiateur aimerait bien s’exprimer. Tout jeter, casser, trier, emballer. Affaire classée. Aux ordures de mon existence. Poubelle pleine de détritus qui s’amoncellent et me font hurler. Idem pour les « monstres » de la maison : les attraper, leur donner des fessées et les expédier pour la journée entière au fin fond de la cave. Entre oubliettes et casse-bonbons. Crier, déverser des injures bien crues et enfin se coucher. Amnésie totale.
Ces jours-là ne sont pas très nombreux. Et heureusement. Mais ce qui est certain c’est que tout arrive toujours en même temps : les soucis, les pleurs et les colères. Cercle non vertueux et plutôt vicieux, je ne sais pas comment m’en sortir. Super woman ? Connaît pas, jamais eu l’honneur de la rencontrer.
Je vous rassure, c’est plutôt mon côté patience qui s’exprime. Mais si une poussière me fait perdre la raison, je deviens électron. Et je tournoie, de pièce en pièce à travers la maison.
Dans ces cas là, il me faut la présence calme et sereine de mon z’homme. Lui seul sait effacer les doutes et les tremblements de terre qui m’agitent. Un mot, une caresse, une main tendue et c’est l’accalmie. Comment ferais-je sans lui ?
Alors non, le monde ne s’écroule pas. Non les assiettes ne valsent pas, ni les enfants. Je me dissimule au monde telle une toute petite souris. Me blottie au creux de lui et oublie mes soucis.
Parfois, quand on croit que tout va s’écrouler, il n’en est rien.
|
|
|
Juste comme ça
|
|
Écrit par Nath
|
|
30-04-2008 |
Canapé. Télé. Film regardé. Et… chocolat entre les mains. Gourmande et malicieuse. Yeux qui pétillent de bonheur. Noisettes qui se dissimulent. Cache-cache. Sous le lait et le cacao. Je suis forte aise. Jeu partagé. A mes côté, mon z’homme savoure, lui aussi.
Allongés sur l’herbe. Soir de printemps. La terrasse se couvre de rosée et nous revoici à deux. Petits gâteaux secs. Crac. Cric. Crac. Nos dents s’activent pour faire croquer la denrée. Avalée. Fripons. Nourriture volée.
Derrière le fourneau je m’active. Tarte aux pommes. Quartiers qui ne résistent pas à mes quenottes. Hop. Mmmm c’est bon. Douce anecdote. Caramel qui se fond sur le plat. Je lèche les côtés. Ou bien moule brownie pour chocolat en folie. Cookies. Pépites amères qui jouent avec mes papilles.
Plaisir. Mais aussi stress. Envie de manger. D’engloutir. De sentir bouchées fondrent. C’est exquis ! C’est interdit. C’est jeudi !
|
|
|
Humeur
|
|
Écrit par Nath
|
|
29-04-2008 |
La pluie est là. Elle tambourine. Se fait goutte. Bulle d’eau qui flotte en l’air. Suspension aérienne. Flic floc. Sur les carreaux de ma fenêtre, elle dévale la surface. Lisse. Grands cils qui s’agitent pour chasser le liquide.
La plaine s’égrène sous mes pas. Flaque de boue qui s’immisce en dessous. Je suis mouillée. Mais pas noyée. Pas de pitié. Je suis la croix qui se dresse. Haut sur la colline. Je suis l’envoûtement de cette ombre qui me colle. Gypse intemporel, le ciel se fendille. Limonade, boule d’angoisse qui me perce. Today, j’ai l’âme à vide, le cœur à l’agonie, le corps amphibie.
Je détache mes idées. Les laissent naviguer vers l’éther délavé, dernière tentation du cri. Du fond de mes asiles blêmes, la bête en moi se réveille. Hurlement de peur. Je m’effondre. Soleil où es-tu ?
Printemps perdu. Astre qui se désastre. Où suis-je ? Regard éperdu vers ce « chemin du bonheur ». Une tâche noire. Une autre blanche. Cornes. Sabots. Troupeau qui se cache derrière le grain. Fin. Humide. Pas tout à fait éteint. Je me fais souffle. M’évapore. Ailleurs. Loin. Palmiers. Marie-Galante. Rêve étriqué. Je connais déjà l’issue de l’île : un destin de suie malgré le sun éclatant. Tant pis. Retour home sweet home.
Coin de ciel bleu à l’horizon. Un espoir ? Je me calme. Sunshine in the palm of my hand. I feel good.
|
|
|
Les editions volpilière lancent un concours de nouvelles |
|
Concours
|
|
Écrit par Nath
|
|
28-04-2008 |
Créer une maison d'éditions demande du temps, de l'investissement et beaucoup d'enthousiasme ! Aussi pour alimenter la visibilité des éditions Volpilière, Elisabeth Robert organise un concours de nouvelles !
Premier concours des éditions Volpilière !
Ce premier concours est ouvert à tout participant majeur débutant, amateur ou professionnel soumis au même règlement.
Chaque auteur devra présenter une seule nouvelle originale et inédite rédigée en police 12, caractère Times Roman.
Elle devra comprendre entre 12 000 signes et 15 000 signes (espaces compris) au maximum
Les pages devront être numérotées.
La nouvelle proposée devra être inédite. Elle ne devra donc pas avoir fait l'objet d'une publication ailleurs (format papier, Pdf ou web).
Thème : Un parfum d’enfance.
Le droit d'inscription est fixé à 20 €.
1 exemplaire sera offert aux 3 auteurs lauréats dont la nouvelle aura retenu particulièrement l'attention du comité de lecture.
Vos textes sont à envoyer :
• Par courrier postal à
EDITIONS Volpilière
32 rue de Berne
78990 ELANCOURT (le cachet de la poste faisant foi)
Le chèque libellé à «Editions VOLPILIERE» devra être joint à l'envoi des textes.
• Par mail à
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
(la date d'envoi affichée faisant foi)
Inscription officielle au concours après réception des 20€ par courrier (chèque uniquement) dans les 8 jours à partir de l'envoi du manuscrit.
|
|
|
C’est la fin des vacances |
|
Juste comme ça
|
|
Écrit par Nath
|
|
27-04-2008 |
|
Retour vers le travail. Retour vers l’école. Retour vers… non, pas de retour pour moi. Je reste là, à la maison. Encore un peu de répit pour des millions de petites choses à faire, construire, décorer, trouver, acheter, ranger. Même valse qui se joue depuis quelques jours. Ça tourne et ça virevolte. Repères à prendre avant de me lancer sur les routes.
Voiture. Asphalte. Clichés. Reportages photos pour ces personnes de l’ombre qui ne demandent que la lumière. Voilà mon but. Ecrire. Raconter leur quotidien, leur métier, leur passion. Flasher, cadrer, viser. Tous les angles mènent à la découverte des autres. Autre activité. Révélation. Pourquoi pas ?!
Paysages qui défilent sous les roues de mes envies. Campagne, mer, Bretagne. Que faire de mes feuilles noircies de ces vies en suspens ? Je ne sais que trop. Je vous raconterai. Peur des autres à vaincre. Parler. Je ne sais pas faire. Ecouter. J’aime ça. Destinée à modifier. Je suis toute neuve.
Si vous avez des idées, des conseils, des pistes, des solutions, des tuyaux… n’hésitez pas !
|
|
|