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Premier été vacances, été 36 |
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Juste comme ça
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Écrit par Nath
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23-07-2008 |
C’est l’été. Petit homme timide à la tête couronnée de blés mûrs. Soleil et ciel bleu. Chaleur et glace qui coule le long du menton. Touristes short et tongs qui déambulent le long des plages. Ça sent la crème solaire et les restos bondés.
Tout autour ça bouge, ça nage, ça sourire dents blanches et repos dans la chambre d’hôtel ou le camping truffé. Les enfants sautillent de plaisir. Les parents s’ennuient docilement comme lézard au soleil. Tout va bien.
Il est doux ce temps retrouvé. Marcel Proust sourit six pieds sous terre. Ses pages se noircissent encore des parfums d’antan et des madeleines qui fondent sous la bouche.
L’été. Comme on le rêve, comme on l’espère, comme on le vit. Jour après jour. Dix, vingt, trente journées puis c’est le retour. Des envies d’encore plein les yeux. On raconte on regarde on se perd. Souvenirs à la réalité souvent erronée. Qu’importe l’instant fut doux.
L’été prochain retrouvera son lot de juillet et d’août. De vagues et de randonnées. D’amours et de retrouvailles.
L’été prochain sera plus lumineux encore. Plus mystérieux. Plus…
L’été prochain , bientôt.
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Humeur
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Écrit par Nath
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17-07-2008 |
Vertige de la page blanche. Elle me tend la main, tente de m’apprivoiser, tendance amie/amie. Mais voilà, je ne suis plus réceptive. Fini. Envolée sur mes nuages. Partie vers d’autres ailleurs. Je rêve plutôt. Cigales et oliviers qui bruissent. Terrasse ombragée et salade de tomates bien mûres. Mer étincelante avec diamants qui dansent. Visage tourné vers le ciel qui m’éblouit. Blanc cassé. Souillé. Plus d’affinité.
Exit.
Alors le vertige s’empare de moi. A nouveau. Je reviens. Penaude. Affolée de mon infidélité à cette feuille déserte. Qui m’appelle. Et me crie. M’agrippe de ses mots à me confier. Je tends l’oreille. Ecoute. Ce murmure, cette douce mélodie qui coule en moi. Mes doigts qui s’agitent là sur le clavier. Cassé. Souillé. Plus d’affinité.
Aéroport.
Partir loin. Fuir et suspendre mon cœur vers d’autres paysages. Infinis. Alchimie. Corps en quête de soleil et âme en devenir. Survole de la mer, des champs, des montagnes. Muter en cendres et m’éterniser au-delà des airs. Le Sud contre l’Amérique. Pourquoi pas ? Espaces libres, solitude au milieu de cette foule compacte. Je m’abandonne. Il fait chaud. Il fait trop de pas qui se pressent, il fait lac glacé et ranchs perdu.
Idéal.
Me perdre et m’oublier. Comptine oubliée, hush-a-bye et tout va bien. Les mains alourdies de chaînes. Je traîne et me couche, blême. Palm trees, quelques brasses dans la piscine, Montana silencieux. Artères bouchées pour un Broadway assourdissant, je m’éclipse, petite française perdue. Ruelles noires, mes sandales s’essoufflent, un cab attend ma chute. Les yeux rivés sur le rear view mirror, je m’endors sous California Dreamings.
Exil.
Retour à la case départ. Bretagne ancestrale et vieilles pierres qui moussent. L’écran scintille et le curseur se débat. Un mot après l’autre. Les Mamas & Papas jouent encore pour moi, je suis vivante. Loin de LA et de la Grosse Pomme, perdue entre Santa Fe et San Francisco, mon horse se transforme en chaise roulante. Mes doigts ne caressent plus l’échine aimée mais ce clavier qui me lie et me délie à mes délires. Où suis-je ?
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Juste comme ça
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Écrit par Nath
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07-07-2008 |
Ce sont les vacances. Pour vous, pour nous, pour eux. Deux longs mois de réflexion, de repos, de jeux aussi. Période estivale qui verra ce blog s’écrire au ralentit.
Les enfants, les travaux, les balades, les sorties, les musiques, les bons petits plats, les fous rires… bref, tout ce qui fait une petite vie de famille avec ses joies et ses peines parfois aussi...
Je serai là… sans être là. Plus tout à fait ici et un peu ailleurs, un peu là, un peu des deux. Je vous retrouve couci-couça entre deux jours, entre deux lignes, entre deux tours. Pschitt !
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Photo
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Écrit par Nath
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05-07-2008 |
Il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent.
Voltaire
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Juste comme ça
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Écrit par Nath
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04-07-2008 |
Une odeur de pain chaud. Un rayon de soleil sur la terrasse. Le vert tendre de mes salades, courgettes, tomates qui poussent. Le paradis n’est pas i loin. Campagne. Jardin. Bonheur. Les mains tâchées de terre. L’arrosoir qui perd son eau. Les nuages qui ombrent le paysage.
L’angine se meurt et je reprends goût à la vie.
Tout comme cette Femme à la langue qui chante et qui au bout de six longues années, aperçoit enfin la lumière.
Tout comme ma fille qui pédale joyeusement sur son vélo rose toute fière d’avancer, légère et fière.
Tout comme mon z’homme qui sourit à mes blagues stupides et bêtes. A mes idées farfelues. A mes plats qui sentent l’été.
Tout comme… ces milliers de gestes simples. D’humeurs inégales mais sincères. De larmes qui coulent. De chansons qui pétillent dans ma tête.
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Juste comme ça
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Écrit par Nath
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03-07-2008 |
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Enfin... Elle est libre !
Victoire. |
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